Sarkozy en Israel

29 06 2008

Le président de la République a entamé, dimanche soir 22 mai, une visite de deux jours en terrain conquis. Tout en s’efforçant de rassurer les Palestiniens.

Trois mois après la venue à Paris du président israélien, Shimon Peres, Nicolas Sarkozy est arrivé, hier, à Jérusalem pour une visite d’État de deux jours en Israël. Une visite censée sceller le « renouveau » de la relation entre les deux pays, après les incompréhensions, voire les tensions de la période Chirac. « Je suis, depuis toujours, un ami d’Israël, a déclaré le président français dès son arrivée, à l’aéroport Ben Gourion. La France a voulu la naissance de l’État d’Israël, acte majeur du XXe siècle. »

Un accueil royal

Depuis son élection, il a multiplié les mots et les gestes d’amitié. Sa résolution à contrer les menaces de l’Iran contre Israël est ici très appréciée. Son style et sa biographie finissent de convaincre. « Il est rare qu’un dirigeant européen soit reçu en Israël avec autant de chaleur et d’éclat », commente le quotidien Haaretz. La télévision israélienne parlait même, hier soir, d’un « accueil royal ».

 Le chef de l’État a voulu aussi préparer le terrain au sommet euro-méditerranéen convoqué le 13 juillet à Paris.

La visite d’Etat de Nicolas Sarkozy achevée mardi a été tout entière vouée à la célébration de la confiance retrouvée entre la France et Israël. «J’ai le sentiment que nous sommes en train de remettre enfin la relation entre nos deux pays au diapason de ce qu’elle était réellement dans les cœurs. Plus personne ne doit douter de l’attachement indéfectible de la France à la sécurité d’Israël», se réjouissait le président lundi, lors de son allocution à la communauté française venue l’écouter dans les jardins de l’hôtel King David.

Après quarante ans de relations ombrageuses, le président de la République a voulu tourner la page. À ceux qui douteraient qu’une visite d’État puisse changer la nature des relations diplomatiques, le président Shimon Pérès a répondu par avance le jour de l’arrivée de Sarkozy, soulignant qu’une seule visite, celle de Sadate en 1977, avait bouleversé la relation israélo-égyptienne.

 «La Knesset était en fête»

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Deux jours plus tard, mission accomplie. La presse israélienne a salué une visite «chaleureuse». «La Knesset était en fête», selon le quotidien Yedioth Ahronoth. Haaretz, le journal du centre gauche, a salué un «discours historique à la Knesset» où Nicolas Sarkozy a promis de «barrer la route à tous ceux qui menacent Israël». La demande du gel de la colonisation et de la double tutelle sur Jérusalem, qui a beaucoup rassuré les Palestiniens, a été moins relevée par la presse locale. Selon lui, « il ne peut y avoir de paix sans l’arrêt de la colonisation » en Cisjordanie, alors que la poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, qu’Israël entend garder sous sa souveraineté dans le cadre d’un éventuel accord avec les Palestiniens, constitue la principale entrave au processus de paix.

Le dîner d’État de 250 personnes offert lundi par Shimon Pérès à Nicolas et Carla Sarkozy a marqué le point culminant des réjouissances. Plus tard dans la soirée, on a pu voir Nicolas Sarkozy et le patron du Likoud, le «faucon» Benjamin Nétanyahou, fumer le cigare sur la terrasse de son hôtel, le King David. Tout miel avec les Israéliens, Nicolas Sarkozy a aussi séduit tous azimuts parce qu’il pense avant tout au lancement de l’Union pour la Méditerranée, qui pourrait lui apporter en France, en cas de succès, un crédit qui lui manque encore sur une initiative qui laisse pour le moment les observateurs sceptiques. «Le 13 juillet, il y aura beaucoup de monde, on parlera !», se réjouissait Nicolas Sarkozy à Bethléem, mardi, en présence de Mahmoud Abbas, le président palestinien.

 


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