Le nouveau « Nine-Eleven »

12 09 2008

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C’est à un deuxième « Nine-Eleven » auquel nous venons d’assister. L’écroulement non pas de 2 tours, mais de 2 piliers du capitalisme américain. Fannie Mae et Freddie Mac sont les deux plus grandes institutions américaines de financement de crédit immobilier : elles détiennent ou garantissent environ 5.300 Milliards de dollars (sur un total de 12.000 environ) de crédits immobiliers consentis par les banques aux particuliers. En bref, elles sont la clé de voûte du crédit immobilier américain depuis 1970 que Trésor américain a mis sous tutelle gouvernementale, afin de restructurer leurs finances particulièrement touchées par la crise financière. Washington est également prêt à signer un chèque de 200 milliards de dollars pour assurer la survie des deux entreprises. Si l’ensemble de ces enveloppes est utilisé, il s’agirait d’un des renflouements de sociétés privées par un pouvoir public les plus coûteux jamais menés dans l’histoire de la finance.

 

De l’intérieur du système de la finance britannique, Evans Pritchard constate avec lucidité que Freddie Mac et Fannie Mae s’avèrent être un problème d’ampleur planétaire. D’où les inquiétudes croissantes, partout dans le monde, sur leur avenir. En effet, des institutions de crédit non américaines possèdent pas moins de 1500 milliards de titres émis par Freddie et Fannie, soit trois fois plus qu’en 2001 et un cinquième du total. Comme le note le New York Times dans sa section Business d’aujourd’hui : « Les ennuis de Fannie et Freddie provoquent de graves inquiétudes à l’étranger ». Constatons également que le plus grand assureur suisse Zurich Financial Services (ZFS) détient 8 milliards de dollars en titres de Freddie et Fannie et que Swiss Re possède 9 milliards de la dette de Freddie et Fannie, et 12 milliards en titres hypothécaires.

La crise se propage donc, comme une épidémie, à tous les « assets managers » de la planète : banques, assureurs, réassureurs… A Paris, le secteur de la Finance a déjà perdu 50% depuis le début de l’année, Dans la foulée suit l’annonce des 3,9 milliards de pertes trimestrielles de Lehman Brothers, ses 7,8 milliards de dépréciations d’actifs sur le trimestre et sa recapitalisation à hauteur de 5 milliards de dollars : le mastodonte de Wall Street, fondé il y a plus de 150 ans par les Lehman est à genoux. Depuis lundi, Lehman a perdu quelque 76%. Par rapport à son plus haut des 12 derniers mois à 67,73 dollars, l’action a chuté de 94%. Et on ne parle encore ici que de Lehman Bros : on laisse entre parenthèses American International Group (AIG), la plus grosse compagnie d’assurances américaine, dont le cours de l’action a baissé de 46 % la semaine dernière, et Washington Mutual (”WaMu”), la première caisse d’épargne, dont le titre s’est déprécié lui de 36 % en une semaine.

Les fondements de l’immobilier américain reposent donc sur du sable financier dont le grain s’appelle, dollar !


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