Mensonges…

10 02 2009

«C’est tellement plus simple de dire les choses de façon exacte» disait Nicolas Sarkozy jeudi soir. C’est tellement vrai…

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En général quand Nicolas Sarkozy s’exprime de la sorte, à coup sûr, il va mentir !

Jeudi le 5 février Nicolas Sarkozy est monté au créneau. Durant 90 minutes, le chef de l’État a tenté d’expliquer sa politique notamment sur l’audiovisuel publique.

Le discours politique s’exerce avec l’appui des médias, interfaces entre les personnages politiques et le public auquel il s’adresse. Si les médias agissent de manière indépendante et et libre, ils servent la démocratie. Dans le cas contraire ils ont aussi le pouvoir d’influencer l’opinion publique si ils sont à la botte d’oligarques ou des puissants, qui en font un instrument de propagande.

Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi soir qu’avec la nomination des présidents de l’audiovisuel public par le gouvernement, prévue par la réforme de l’audiovisuel, « nous passons d’un système d’hypocrisie totale à un système de transparence totale ».
Le chef de l’Etat a réfuté l’idée que ce soit lui qui décide seul de la nomination des présidents de l’audiovisuel public: « C’est un mensonge« , a-t-il dit, lors de son intervention à la télévision et à la radio.
« Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel). Si le CSA dit non, le Conseil des ministres doit redébattre et reproposer un nom, puisque le CSA doit donner un avis conforme », a indiqué M. Sarkozy.
« Si le CSA dit oui (…) ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c’est-à-dire que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom« , a-t-il souligné.
« Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions », a encore dit M. Sarkozy.

Réponse à l’Assemblée Nationale

Laurent Fabius (PS) a interrogé mardi François Fillon à propos des déclarations de Nicolas Sarkozy sur la nomination du président de France télévisions, demandant si ce dernier avait « menti » ou fait un « revirement » en affirmant que l’opposition était désormais associée à cette nomination.
Lors de son intervention télévisée, jeudi, « M. Sarkozy s’est félicité que désormais le président de l’audiovisuel public soit nommé avec l’approbation des 3/5e des commissions parlementaires, le problème c’est que c’est absolument faux », a affirmé M. Fabius lors des questions au gouvernement.
Car, « le Parlement a exclu cette solution que nous avions proposée », a-t-il dit.
Jeudi, le chef de l’Etat avait réfuté l’idée que ce soit lui qui décide seul de la nomination des présidents de l’audiovisuel public: « C’est un mensonge », avait-il dit. Il avait expliqué: « le nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c’est-à-dire que l’opposition doit être d’accord avec la majorité ».
Réclamée par le PS, la nomination avec l’accord des 3/5e des commissions n’était pas prévue dans le projet de loi.
Selon le texte, entériné mercredi par le Parlement, le nom ne doit pas être accepté à la majorité des 3/5e -qui rendrait nécessaire l’approbation d’une partie de l’opposition- mais peut être refusé à une majorité des 3/5e.
Pour s’opposer à une nomination, l’opposition a donc besoin de l’accord d’une partie de la majorité.

Je suis très étonné qu’aucun journaliste présent sur le plateau de l’Élysée n’ait relevé l’erreur. Aucun autre journaliste non plus ne l’a relevée le lendemain, en dehors de la pression du direct, avec tout le temps possible pour faire des vérifications.

Pour cela, il suffit de se reporter à la loi qui est en cours d’adoption. Pas le texte de la réforme de l’audiovisuel public en tant que tel mais plutôt à la loi organique parallèle qui a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale ce 5 février 2009 (le jour même de l’intervention du Président de la République) et qui nécessite son adoption par le Sénat dans les mêmes termes.

Cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, c’est un article réécrit par la révision du 23 juillet 2008 :

« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés. »

Cet article fait suite à celui du 8 décembre 2008 : http://schoenel.unblog.fr/2008/12/08/une-democratie-irreprochable/

Pour rester dans le chapitre des mensonges dévoilés. Gaza et l’envers du décor.

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