Pour le Pape, le web présente des risques

13 05 2009

Le pape Benoît XVI a mis en garde contre le risque de « fragmentation sociale » que peut entraîner internet, lors d’une rencontre à Jérusalem avec des associations engagées dans le dialogue interreligieux.
« La série illimitée de portails qui sont mis à la disposition des gens pour leur donner accès facilement à toutes sortes de sources d’information peut facilement devenir un instrument de fragmentation sociale croissante », a dit le pape au premier jour de sa visite à Jérusalem.
« L’unité de la connaissance vole en éclats et les aptitudes complexes à la critique, au discernement et au jugement, acquises grâce aux savoirs académiques et éthiques sont souvent délaissées ou comptées comme négligeables »,
a-t-il expliqué.
Le pape a par ailleurs mis en avant l’ »opportunité » qu’offrent les différences entre les diverses religions.
« Certains voudraient nous faire croire que nos différences sont nécessairement une cause de division et donc, ne doivent être au plus que tolérées. Quelques autres affirment même que nous devrions être réduits au silence »,
a-t-il relevé.
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Un peu d’histoire s’impose pour bien comprendre les positions du pape de Rome sur la diffusion de l’information.

À la fin du XVe siècle, le statut du texte sacré change profondément. Avec la réalisation de Gutenberg en 1455, la Bible devient un objet commercial dont l’exclusivité échappe à l’Église. Avec le développement de l’humanisme et le retour aux textes originaux hébreu et grec qui le caractérise, elle devient objet d’étude et de critique. L’impulsion donnée par Luther, à partir des années 1520, aux traductions en langues nationales en fait un objet accessible à tous sans l’intermédiaire du clergé, inscrit désormais dans la vie quotidienne d’un public innombrable. La mise au ban par le pape de la traduction de Luther la transforme en objet de combat autour duquel catholiques et protestants se déchirent. La nouvelle Bible traduite à partir du grec et de l’hébreu fait figure, dans les pays du Nord de l’Europe, d’emblème même de la Réforme tandis que la tradition catholique maintient la version latine de saint Jérôme dont le concile de Trente confirme en 1546 la suprématie.

Le fait qu’un « pape » existe est en soit antéchrist, il parait donc évident que toute forme d’information qui ne soit pas sous le contrôle direct ou indirect du Vatican soit voué aux Gémonies et considéré comme hérétique.

Actualité en terres saintes…

Après une étape controversée à Jérusalem, le pape Benoît XVI est arrivé ce mercredi matin à Bethléem, ville natale du Christ. Le chef de l’Eglise catholique est arrivé dans une Mercedes noire qui s’est dirigée vers le palais présidentiel, où il a été accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier a dénoncé l’occupation israélienne et affirmé qu’il était «grand temps de mettre fin aux souffrances» palestiniennes en recevant le pape. Lequel a assuré la bande de Gaza de sa «profonde compassion» dans un discours. Le pape Benoît XVI a notamment appelé à la création d’un Etat palestinien lors d’une visite à Bethléem, en Cisjordanie. « Le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de vos ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l’intérieur de frontières internationalement reconnues« , a-t-il déclaré lors d’un discours devant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Un abbé (du grec abba, du latin abbas, « père » ; de l’araméen abba, « le père ») est un religieux catholique. Selon la vulgate vaticane le pape et abbas seraient les deux « pères » de leur nation respective, qu’ils parlent d’une même voix est donc normale.

 


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