Du veau d’or à l’homme d’or (Gold-man)

18 07 2009

La crise ? Quelle crise ? Goldman Sachs a enregistré au deuxième trimestre 2009 le produit net bancaire le plus élevé de son histoire, à 13,76 milliards de dollars.

La banque a mis de côté 6,66 milliards de dollars au deuxième trimestre pour rémunérer ses équipes en fin d’année. Cela porte l’enveloppe à 11,4 milliards pour le premier semestre, soit une hausse de 33 % par rapport à l’année précédente. Mais il est évident que ces résultats exceptionnels vont susciter une certaine exaspération devant l’image d’un Wall Street plus dynamique, mais aussi plus cupide que jamais, alors que 700 milliards de dollars d’argent public ont été apportés pour sauver les banques.

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Derrière les chiffres de Goldman Sachs: Trois sources de profits exceptionnels: le paiement de $13 Mds du gouvernement pour AIG, la garantie de la FDIC sur leur dette, qui leur permet de se refinancer à bas coût, et le programme de la FED qui leur permet d’emprunter à court terme à presque 0%. Ainsi l’argent public est massivement détourné au profit des spéculateurs travaillant dans cette banque d’affaire.

La part congrue aux actionnaires et à l’Etat par le biais de l’impôt et le reste en rémunérations aux vautours de la finance. 20 milliards ou plus sont prévu pour les bonus sans compter le fixe… A côté, ils sont à 3,5 milliards de bénéfices sur un trimestre, soit 14 sur un an. Les spéculateurs prélèvent donc approximativement les 2/3 des profits de la banque. Faisons un calcul simple : 20 milliards de bonus + au moins autant de fixe = 40 milliards. Ramené au PIB des pays où ils sévissent,  les USA, l’Union Européenne  et le Japon qui représentent près de la moitié du PIB mondial soit 35000 milliards, Goldman Sachs, qui ne produit absolument rien et dont l’essence même du métier consiste à spéculer sur les  richesses produites par les autres, arrive à prélever 0.11% du PIB de ces nations. Ramené au nombre des foyers qui représentent grosso modo 1/3 de la population soit 300 millions pour les USA, l’Europe et le Japon, chaque famille paye 133$ à Goldman Sachs, sans compter les autres banques….

Introduit en bourse seulement en 1999, cet établissement est l’incarnation par excellence de la manipulation et de la cupidité humaines. Goldman Sachs s’apprête à distribuer en moyenne à ses 29000 salariés un revenu global moyen estimé par les analystes de Wall Street de l’ordre de 777000 dollars par tête, le double du chiffre 2008! Cette somme est également le double du salaire du Président des Etats-Unis d’Amérique.

Dans un récent article très remarqué du magazine Rolling Stone, l’éditorialiste Matt Taibbi a accusé Goldman Sachs d’avoir été au cœur de toutes les récentes bulles spéculatives (internet, immobilier…) et l’a qualifiée de « gigantesque vampire accroché au visage de l’humanité, s’agrippant à ses veines pour pomper n’importe quoi qui ressemble à de l’argent ».
Parfois surnommé « Government Sachs », la banque est également régulièrement épinglée pour ses liens avec le pouvoir politique: début juin, elle a recruté l’ancien président de la SEC, Arthur Levitt, en qualité de conseiller, alors qu’en mai, Stephen Friedman, le président du conseil d’administration de la Banque de New York, avait dû démissionner à cause des liens qu’il entretenait avec le groupe. Robert Rubin et Henry Paulson, tous deux anciens secrétaires au Trésor sous des administrations de couleur politique différente, ont eux pour point commun d’avoir fait une partie de leur carrière chez Goldman Sachs. Et il y a un peu plus d’une semaine, Paul Craig Roberts, un ancien haut fonctionnaire du Trésor, accusait l’actuel titulaire du poste, Timothy Geithner, de « travailler pour Goldman Sachs »..

Ce qui est mauvais pour l’Amérique est bon pour Goldman Sachs. Une grosse partie de son CA vient de la vente et achat de la dette US, fédérale, d’état et locale. En tant que principal vendeur de Bons du Trésor US, GS a un intérêt direct sur le fait que l’Amérique creuse son trou de plus en plus profond. Ces jours-ci, vendre la dette de l’Oncle Sam est un très gros business, et l’un des seuls en constante augmentation car les IPO, les private equity et les fusions-acquisitions doivent se remettre du credit crash. Selon l’estimation de Goldman lui-même, l’Amérique va emprunter la somme record de 3,25 trilliards sur cette seule années fiscale, quatre fois plus qu’en 2008. Avec ses plus gros concurrents dans ce marche (Lehman Brothers and Bear Stearns) hors de course Goldman est le seul péage sur la route tracée en rouge de Washington.

Cet établissement bancaire nous en apprend beaucoup sur la moralité de ceux qui nous gouvernent et dont les faits et gestes sont en opposition total avec les paroles et belles promesses qu’ils profèrent aux médias.
Les liens entre les membres de l’administration de nos gouvernements et les établissements privés spécialistes dans la spéculation ne s’arrête évidemment pas à Goldman Sachs, car on les retrouve dans des conglomérats comme Carlyle, Halliburton, Unocal, etc, et représentent des conflits d’intérêts tellement énorme que s’en est obscène.

Pour se faire une petite opinion sur les manières de faire de Goldman Sachs, suivez l’affaire Sergei Aleynikov :

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html

http://www.lesaffaires.tv/video-7811-Goldman-Sachs-a-le-pouvoir-de-manipuler-les-marches


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