La bataille de Jerusalem

20 07 2009

Jérusalem s’est retrouvé dimanche au centre d’une étrange polémique. Les États-Unis ont protesté auprès d’Israël contre la prochaine construction d’un immeuble dans la partie arabe de Jérusalem, financée par l’un de leurs ressortissants, Irwin Moskowitz. Cet homme d’affaires, qui a fait fortune dans les jeux à Miami, soutient depuis des années une kyrielle d’organisations et de groupes ultranationalistes israéliens qui se sont fixés comme objectif de s’installer dans des quartiers arabes de Jérusalem, où vivent plus de 200 000 Palestiniens.

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L’affaire est remontée très haut. La semaine dernière, Michael Oren, l’ambassadeur d’Israël, a eu droit à une convocation au département d’État, à Washington, où il a dû s’expliquer sur le feu vert donné récemment à la construction d’une vingtaine de logements et de parkings à Cheikh Jarrah, le quartier huppé de Jérusalem-Est, à la place d’un hôtel qu’Irwin Moskowitz a acquis il y a vingt-quatre ans. Côté arabe, c’est la consternation. Il faut dire que l’endroit choisi par Israël est l’un des symboles de la communauté, à Jérusalem-Est. Le quartier de Sheikh Jarrah est l’un des quartiers arabes les plus prestigieux de cette partie de la ville. Plusieurs consulats étrangers y sont installés et le bâtiment destiné à accueillir les nouveaux logements juifs fut la propriété du grand mufti Hadj Amin Al-Husseini avant la Seconde Guerre mondiale. Le grand mufti de Jérusalem, s’imposa à la fin des années 1920 comme le principal leader anti-sioniste dans la Palestine sous mandat britannique. Il rencontra à Berlin durant la guerre, en 1941, les plus hauts responsables nazis, dont Hitler lui-même avec qui il cherche à s’associer et Joseph Goebbels, au sujet de la situation en Palestine. Faire de la demeure de ce nazi musulman des logements pour juifs serait pour le moins un formidable symbole de la volonté divine.

Mais en manifestant sa mauvaise humeur, Obama a fait comprendre que ce genre d’initiative tombait très mal, au moment où il prône un gel de la colonisation israélienne dans tous les territoires conquis par l’État hébreu durant la guerre de juin 1967. Jusqu’à présent, la dispute portait surtout sur la Cisjordanie. L’Administration d’Hussein Obama semble décidée à l’étendre à Jérusalem-Est.

Les Palestiniens ont saisi l’occasion pour dénoncer le gouvernement de Benyamin Netanyahou. «Il serait temps, souligne Saëb Erakat, un proche du président Mahmoud Abbas, que le premier ministre israélien comprenne qu’il y a une nouvelle administration américaine à Washington, et qu’aucune paix n’est envisageable si la partie orientale de Jérusalem ne devient pas la capitale de notre État. »

M. Netanyahu a tenu plusieurs consultations concernant la réaction israélienne à la demande américaine de mettre fin à la construction à Jérusalem-est. « J’ai été surpris que les Américains s’adressent à nous à ce sujet. Lors de mon entretien avec Barack Obama à Washington, je lui ai dit que je ne pourrai accepter aucune restriction quant à notre souveraineté à Jérusalem. Je lui ai dit que Jérusalem n’est pas une colonie et qu’un gel de la construction y est exclu », a-t-il dit à ses conseillers.

« Lors de mon précédent mandat de Premier ministre, j’avais construit plusieurs milliers de logements dans le quartier de Har Homa à Jérusalem et je m’étais opposé au monde entier. Il est don évident que je ne cèderai pas dans ce cas-ci, d’autant plus qu’il ne s’agit que de vingt logements », a ajouté le Premier ministre.

En ouverture du conseil des ministres, M. Netanyahu a déclaré : « Israël n’acceptera pas d’interdictions de ce type à Jérusalem-est », avant d’ajouter : « Jérusalem unifiée est la capitale du peuple juif en Israël et notre souveraineté sur la ville est incontestable ».

Netanyahou, explique-t-on dans son entourage proche, a décidé de tracer pour les Américains des « lignes rouges qu’Israël ne peut franchir sans que cela soit considéré comme un suicide et une renonciation à nos droits historiques à Jérusalem ». Selon les proches du Premier ministre, « le président américain est allé trop loin cette fois-ci. Il y a en Israël un consensus sur Jérusalem ».

J’ai personnellement acquis l’intime conviction que l’Eternel a favorisé la mise en place d’un nouveau gouvernement dans Son pays. Avec Kadima qui céda le Gush Katif de manière unilatéral à cause de Sharon en 2005 le résultat pour ce parti politique fut deux guerres pour le pays et le retour des juifs deux ans plus tard au Gush Katif mais avec des chars et Sharon dans un coma prolongé. Kadima aurait tout restitué y compris Jérusalem Est en échange d’une hypothétique paix avec les arabes, mais à la place de ces hommes qui ont voulu vendre l’héritage de l’Eternel à leurs ennemis il sera donné l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman et Netanyhou

 Lien vers un bref historique sur la ville de Jérusalem


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