Les Sarkozy face à la crise

22 07 2009

« Il faut arrêter avec un système financier qui marche sur la tête » et il faut « tourner le dos à un capitalisme qui a besoin de se moraliser et d’avoir de la transparence« , a plaidé le président français Nicolas Sarkozy.

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Le vieillissement de la population mondiale progresse partout à un rythme sans précédent. Les personnes âgées seront bientôt plus nombreuses que les jeunes. En 2040, les plus de 65 ans représenteront 14% de la population mondiale, selon une étude américaine.

À l’échelle des continents, l’Eu­rope devient la région la plus vieille du monde ; l’Afrique subsaharienne, la plus jeune. «L’âge médian en Afrique est de 19 ans, ce qui signifie que, quand vous avez cet âge-là, la moitié de la population est plus âgée que vous et l’autre moitié, plus jeune, explique le directeur de l’Ined. Et lorsque l’on compare ce chiffre à l’âge moyen en Europe, qui est de 39 ans, la différence est énorme.» Alors que l’Amérique du Nord, l’Europe et la Russie atteindront la période où l’accélération du vieillissement est à son sommet entre 2020 et 2030, l’Asie du Sud attendra 2030, le Moyen-Orient 2040 et l’Afrique subsaharienne aux alentours de 2050.

Comment profiter de l’aubaine démographique.

Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite… Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important.»

« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. « …Selon un document de 91 pages, frappé de la mention « confidentiel » à chaque page et intitulé « Projet de regroupement des activités d’épargne retraite et d’épargne salariale de CNP Assurances, de Malakoff Medéric et de Quatrem » – document daté de « mars 2009 » dont quelques extraits ont fait l’objet de fuites dans la presse mais qui circule au Sénat et que Mediapart met ici en ligne dans sa version intégrale : http://www.mediapart.fr/files/Projet%20CNP-CDC-Mederic.PDF –, c’est un formidable marché qui s’ouvre aux opérateurs privés compte tenu de la dégradation prévisible de ce que les experts appellent le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le niveau de la pension versée au moment de la liquidation des droits à la retraite et le niveau du dernier revenu d’activité brut.

Un grand nombre de médecins, de professionnels de santé et d’associations de malades disent aujourd’hui leur inquiétude. Car les propos de Guillaume Sarkozy ne sont pas les seuls à inquiéter : en septembre 2006, quand Les Echos demandaient à François Fillon si les problèmes de dépendance des personnes âgées ne devraient pas être mieux pris en charge par la Sécurité Sociale, François Fillon expliquait que “la bonne piste est de compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée“.

Et tout récemment encore, Nicolas Sarkozy rappelait sa volonté de réformer les retraites et sa volonté de “développer d’autres formes de protection“ :  « C’est une révolution discrète mais profonde du système de santé qu’a esquissée Nicolas Sarkozy, jeudi 4 juin. (…) M. Sarkozy a affirmé qu’à l’avenir “les régimes de base ne pourront pas tout financer”. “Je souhaite que soient confiées de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires”, a expliqué le chef de l’Etat, qui confirme ainsi son intention de parvenir à un désengagement progressif de l’assurance-maladie obligatoire (…). “La solidarité nationale continuera de remplir sa mission, a prédit le chef de l’Etat. Mais à ses côtés, d’autres formes de protection sont appelées à se développer.”

Aux Etats-Unis, le modèle de Nicolas Sarkozy, les dépenses de santé sont deux fois plus importantes qu’en France (en proportion du PIB) mais l’essentiel de ces dépenses ne sont pas remboursées par l’Etat. C’est aux individus de s’assurer. Du coup, malgré des dépenses de santé deux fois plus importantes que les nôtres, l’espérance de vie est plus faible aux Etats-Unis qu’en France car des millions d’Américains n’ont pas de quoi se faire soigner et meurent prématurément.

Le système est très profitable pour les dirigeants et les actionnaires des sociétés d’assurance mais «47 millions d’Américains n’ont aucune protection sociale et les problèmes de santé sont la première cause de faillite personnelle » expliquait le correspondant à New York du journal Les Echos le 6 novembre 2006. Quand ils ont un gros problème de santé, tous ceux qui n’ont pas de couverture sociale doivent vendre le peu qu’ils ont et s’endetter plus que de raison… Tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer !

Mais la crise ne touche pas que les futurs retraités, elle lamine le système financier où bien sûr de juteuses affaires peuvent se faire pour les financiers les plus vénaux et cupides, et la saga des Sarkozy se poursuit dans les coins les plus obscures de la finance mondiale.

« On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (…) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder », a insisté le chef de l’Etat, accusant ceux qui refusent cette « refondation » de « faire le lit de ceux qui veulent détruire la capitalisme ». Le président de la République s’est prononcé une nouvelle fois pour un capitalisme « d’entrepreneurs » que l’Etat devrait « animer, entraîner ». « Il faut rééquilibrer les rôles respectifs de l’Etat et du marché », a-t-il déclaré, estimant que la crise actuelle signait « le retour de l’Etat (et) la fin de l’idéologie de l’impuissance publique ».

Selon ces déclarations, le chef de l’Etat se fait fort d’utiliser la puissance publique pour désormais contrôler (réguler) un nouvel ordre mondial économique dont les leaders politiques seront partis prenante. Nouvelle démonstration.

Olivier Sarkozy au Carlyle Group.

Une information discrète mais d’importance repérée parle très intéressant blog French Politics : le Carlyle Group, bien connu de ceux qui ont vu le pamphlet palmé de Mickael Moore « Farenheit 9/11″, vient d’embaucher le demi-frère de Nicolas Sarkozy comme co-directeur des services financiers du groupe. La dépèche Reuters cite le co-fondateur du groupe David Rubinstein : « [Olivier] a une carrière et un réseau incroyables, qui aideront Carlyle à capitaliser sur les bouleversements dans le secteur des services financiers et d’étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l’économie mondiale ».

La proximité très grande du groupe d’investissement avec la Maison Blanche et les lieux de pouvoir mondiaux n’est pas nouvelle. En revanche, si les membres sont souvent d’anciens dirigeants de pays ou d’organismes internationaux, le débauchage de proches de présidents semble assez nouveau et confirme les mœurs du président français en matière de séparation des pouvoirs et d’utilisation de l’influence politique pour des bénéfices privés. Enfin, il est notable qu’hormis quelques courtes (et discrètes) dépêches, aucun grand quotidien français ne semble estimer l’importance d’une telle information.

Pour rappel, le groupe a ou a eu parmi ses membres actifs l’ancien premier ministre britannique John Major, James Baker, ancien secrétaire d’État américain, George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement.

La seconde information sur le sujet concerne le président Sarkozy qui a décerné au belge Albert Frère l’insigne de Grand’Croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, qui récompense les mérites éminents rendus à la nation. Seules 75 personnes l’ont déjà reçue. Albert Frère a en outre bénéficié du privilège suprême d’être l’unique personne décorée lors d’une cérémonie privée, en présence du Premier ministre François Fillon et de la ministre de la Justice Rachida Dati. Quelques jours plus tôt, c’était le canadien Paul Desmarais, l’associé d’Albert Frère, qui recevait la même distinction, mais lors d’une cérémonie publique. Rapport évident entre ces deux événements : ils concernent des Sarkozy. Rapport plus subtil : Paul Desmarais a pu faciliter la nomination du demi-frère Sarkozy, vu sa situation de «membre influent du board» de Carlyle.

Nous sommes ici en pleine démonstration du schéma global que je développe ici : http://schoenel.unblog.fr/bricrise-financiere-banques-suisses-les-plus-touchees/

Une pensée antéchrist se développe de plus en plus, organisé par des leaders qui agissent sans scrupule, ni morale et évidemment sans foi, même s’ils proclament haut fort le contraire. En cela il vaut mieux se référer aux paroles du maître Matthieu 7:18  Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. 21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.


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