Le rappel de Bâle 5

12 01 2010

Poursuivons notre analyse des petits communiqués du week-end, mais en suivant celui de Mr Ewald Nowotny, membre du conseil de la BCE.

Jean-Claude Trichet a expliqué que les banques centrales surveillaient avec attention la dynamique du crédit et qu’elles rappelaient régulièrement les établissements bancaires à la nécessité de ne pas prendre de risques excessifs.

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Sur ce point, Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a montré du doigt les banques américaines. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème majeur dans la zone euro mais nous observons certains signes [de prises de risque excessives] dans le monde« , a-t-il dit. « Je crois qu’il y a de quoi être préoccupé, notamment pour les autorités américaines. Le retour de prises de risque excessives sur les marchés financiers mondiaux commence à préoccuper les banques centrales et les autorités de régulation (soit la BRI et FSB), en particulier aux Etats-Unis« , a déclaré lundi Ewald Nowotny.  Les discussions sur ce dossier ont été centrées sur certains « types spécifiques d’activité bancaire, notamment sur les activités de trading du secteur bancaire« , a ajouté Ewald Nowotny. « Nous devons discuter [...] de mesures au niveau des fonds propres afin de limiter ces prises de risques excessives« , a-t-il affirmé.

Visiblement il y a de l’eau dans le gaz entre l’Europe et l’Amérique. La production de produits toxiques bancaires par les banques US a laissé un goût amer dans la bouche des banquiers européens qui ont très peu apprécié la crise systémique qui a failli se produire à cause des subprimes. La monétisation de la dette en ouvrant à fond les vannes du crédit pour sauver les meubles est une arme à un seul coup. Les banques d’affaires anglo-saxonnes ont profondément impactées l’économie réelle par leurs pratiques mafieuses de manipulations de cours, prêts subprimes, carry trade, hedge funds, bourses shadow, spéculations sur les matières premières, j’en passe et des meilleurs. Résultat, des rémunérations stratosphériques pour les dirigeants et traders des banques d’affaires et des déficits abyssaux pour les Etats qui voient croître le chômage et couler leurs entreprises après avoir détourné les flux financiers de l’économie réelle vers le trou noir des spéculateurs anglo-saxons. Pour sauver les banksters, les banques centrales ont repris à leur compte les produits toxiques bancaires et restauré les bilans bancaires en accordant des prêts à un taux presque nul au lieu de nationaliser les banques en faillites, mais ce faisant la racaille est restée en place et recommence de plus belle son petit jeu pervers, d’où le grondement sourd de menace qui monte de la BRI.  

Tant que la croissance économique était accompagnée par l’accroissement de la dette il ne fait nul doute que cela arrangeait les affaires du diable qui liait ainsi les hommes dans les chaînes d’une servitude économique croissante, surtout aux Etats-Unis champion toutes catégories en la matière, première nation chrétienne oblige. Ayant délaissé l’utile pour le futile, le Seigneur pour Mammon les américains ont creusé leur propre tombe, car ils étaient prévenus, on ne sert pas deux maîtres en même temps. En suivant le diable sur le chemin de la tentation, les américains ont quitté le chemin de la grâce pour celui de la Loi, qui dit ceci : Deutéronome 28 : 43  L’étranger qui sera au milieu de toi s’élèvera toujours plus au-dessus de toi, et toi, tu descendras toujours plus bas; 44  il te prêtera, et tu ne lui prêteras pas; il sera la tête, et tu seras la queue. 45 Toutes ces malédictions viendront sur toi, elles te poursuivront et seront ton partage jusqu’à ce que tu sois détruit, parce que tu n’auras pas obéi à la voix de l’Eternel, ton Dieu, parce que tu n’auras pas observé ses commandements et ses lois qu’il te prescrit.

Un nouvel ordre économique mondial est entrain de se dessiner sous nos yeux, et la BRI en dresse les contours. Retour à l’orthodoxie budgétaire pour les Etats avec une priorité à la réduction des déficits, les budgets nationaux vont être passés au lance flamme, notamment les budgets sociaux, mais les banques qui ne respectent aucune règle comme aux Etats-Unis ne seront pas en reste non plus. Aux stats une corde avec un noeud coulant est déjà sur le cou de l’aigle américain et qui a cette forme : The Amorphous 12 International Standards and Codes.

Dans une vague parenthèses qui fait référence à un Communiqué de presse émis par la BRI, intitulé “Financial Stability Forum Re-established as the Financial Stability Board”, nous pouvons lire ceci : » l’adhésion des pays membres et territoires (au FSB) oblige à s’engager à mettre en œuvre les normes financières internationales (dont les 12 principales normes et codes internationaux). . . ». Ce conseil n’est pas seulement un amical conseil consultatif. Il s’agit d’un engagement à se conformer à de nouvelles règles de transparence et de contrôle sur 12 points particuliers qui sont :

·         L’argent et la transparence des politiques financières

·         Politique de transparence fiscale

·         La diffusion des données

·         Insolvabilité

·         Corporate governance

·         Comptabilité

·         Audit

·         Paiement et règlement

·         L’intégrité du marché

·         La surveillance bancaire

·         Réglementation des valeurs mobilières

·         La surveillance des assurances

Cela signe l’arrêt de mort des pratiques banquaires débridées anglo-saxonnes et par voie de conséquence du dollar comme monnaie d’échange internationale. Si on met cela en pratique les Etats-Unis seront jugés insolvables. Les créditeurs internationaux de l’Amérique préparent donc sa chute et la transition monétaire vers l’euro comme future monnaie d’échange. Il y a visiblement une volonté de faire d’une pierre deux coups. Premièrement couler la première nation chrétienne, l’Amérique, et la seconde redonner à l’Europe  catholique la prédominance économique et monétaire mondiale. La méthode est particulièrement diabolique et géniale, dans le sens où elle engage la victime à être consentante face à son bourreau. Les banksters européens de la BRI pensent sincèrement défendre leurs intérêts, mais par un jeu de bandes multiples agissent au nom du diable qui tire toutes les ficelles dans l’ombre.  


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