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Le rappel de Bâle 4

11012010

Un jour j’ai demandé au Seigneur quel était mon rôle dans son Eglise, tant je me sentais inutile ce jour là. En réponse Il me montra une tour, tel un phare mais ayant à la place de la lampe, un œil. Le but de cette tour n’était pas d’éclairer le dehors pour être vu, mais d’être éclairé par ce que je voyais et observais en Christ. Géographiquement proche de celle de la BRI à Bâle, le Seigneur a donc placé deux tours face à face ce qui favorise évidemment l’observation, surtout si on allume sa lampe. Observons et pénétrons les arcanes ténébreuses et occultes de ‘la tour de Bâle’, la BRI ou Bank for International Settlements (BIS).

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Ce week-end, les grands de la finance étaient convoqués par la BRI en Suisse pour évoquer la prise de risque excessive dans le secteur. Patrons de grandes banques américaines et anglo-saxones devaient être présents. La réunion ne rassemblait pas seulement des autorités de réglementation et des banquiers centraux mais aussi des représentants chargés de la mise en place des mesures, donc des membres de gouvernements, s’est réjoui Mario Draghi, par ailleurs gouverneur de la Banque d’Italie. Le siège de la BRI a aussi reçu la visite, dimanche, de patrons de plusieurs grands instituts financiers de toute la planète. Face à la fragilité de la reprise, les autorités ont dit vouloir éviter de se montrer «pro-cyclique» et de «pénaliser l’économie réelle» en renforçant les réglementations.

La situation générale est « nettement meilleure que nous pouvions le penser il y a un an, mais je ne pense pas qu’elle soit aussi bonne que ne l’estime le marché », a déclaré Mario Draghi, président du Comité de stabilité financière (FSB), samedi soir, au siège de la Banque des règlements internationaux à Bâle. Le FSB, a ajouté Mario Draghi, entend poursuivre l’agenda mis en place en décembre 2009 par le Comité de Bâle pour renforcer la stabilité du système financier. Cet objectif passe par un «relèvement des standards». Il est ainsi prévu d’augmenter la qualité des bilans (par exemple en fonction de la définition des fonds propres) et le niveau des fonds propres des banques ainsi que celui de leurs liquidités.

Comme le diable est dans les détails, analysons un peu le lapidaire et surtout lacunaire communiqué de Mr Draghi.

Qu’est ce que le FSB ?

Les dirigeants du G20 réunis à Londres le 2 avril 2009, ont convenu d’élargir les pouvoirs de l’ancien Financial Stability Forum (FSF). Le FSF a été créée en 1999 pour servir à titre purement consultatif le G7 (groupe des ministres des Finances formé à partir les sept grands pays industrialisés). Le président de la FSF a été le Directeur Général de la BRI. Puis conformément à l’annonce faite lors du sommet de Londres visant à renforcer la base institutionnelle du FSF et à accroître son efficacité dans le traitement des dysfonctionnements de la finance internationale, le Financial Stability Forum s’est vu transformé en Financial Stability Board (FSB), disposant de membres supplémentaires et d’un mandat élargi pour promouvoir la stabilité financière. Il se compose d’un président (Draghi), d’un comité de pilotage qui assure la direction des travaux entre deux réunions plénières, d’un organe décisionnel, d’un secrétaire général à plein temps et d’un secrétariat élargi basé à Bâle. Les juridictions éligibles comme membres pléniers sont les actuels membres du FSF, plus les autres pays du G 20, l’Espagne et la Commission européenne. Jusqu’à là tout va bien.

Le FSF avec les sommets du G7, était conçu à l’origine uniquement comme un forum pour la coopération et la consultation sur les questions relatives au système financier international. Mais le nouveau Conseil sur la Stabilité Financière (Financial Stability Board FSB) a les dents plus longues, et vise à imposer des «obligations» et «engagements» pour ses membres. Le Rapport sur la réforme de la réglementation financière délivré par l’administration Obama le 17 Juin contient une recommandation selon laquelle le FSB « renforcera » et «institutionnalisera» son mandat. Quel est le mandat du FSB, quelles sont ses des pouvoirs élargis, et qui est responsable? Un article paru dans Le Guardian de Londres traite de ces questions en questions et réponses: http://www.webofdebt.com/articles/big_brother_basel.php

Qui dirige l’organisme de réglementation? Le Comité de stabilité financière est présidé par Mario Draghi, gouverneur de la Banque d’Italie. Le secrétariat est basé au siège de la Banque des Règlements Internationaux. Il a fait ses études à Rome chez les Jésuites, il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. De 1993 à 2001 il a présidé le Comité pour les privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d’administrations de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice président pour l’Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d’affaires mondiale.

Comment travaillera t’il? L’organisme mettra en place un Collège de surveillance pour contrôler les plus grandes entreprises de services de services financiers. Il agira comme un centre d’échange d’informations et de planification d’urgence au profit de ses membres.  Dans certains contextes, le partage d’informations est appelé un délit d’initié. Le partage de l’information ici inclut des choses telles que des accords secrets entre les banques centrales d’acheter ou de vendre des devises notamment pour soutenir des économies fragilisées.

Ce qui se trame à la BRI et au secrétariat du FSB peut être mis en parallèle avec le sauvetage des banques aux Etats-Unis où intérêts privés se sont mêlés aux intérêts publics.  Un article paru dans le New York Times sur les manigances en coulisses entre Henry Paulson, secrétaire au Trésor du gouvernement Bush, et Goldman Sachs, le géant de la finance dirigé par Paulson avant qu’il ne rejoigne le gouvernement Bush, jette un éclairage sur les relations corrompues entre les responsables du gouvernement et les banques et qui sous-tendent le plan de sauvetage s’élevant à plusieurs billions de dollars. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14806

Des intérêts privés comme la banque d’affaire Goldman Sachs ont donc réussi à placer des hommes à eux aux postes les plus stratégiques de la finance mondiale, comme Henry Paulson, secrétaire au Trésor du gouvernement Bush ou au Comité de stabilité financière qui est présidé par Mario Draghi, gouverneur de la Banque d’Italie. Il ne faut donc pas s’étonner si une banque comme Goldman Sachs traverse la plus grande crise financière depuis 1929, qu’elle aura contribuée à provoquer, encore plus riche qu’avant.

Dans “Tragédie et espoir”, le professeur Caroll Quigley qui a une connaissance personnelle de la clique financière décrit ce qu’il nome simplement : “l’internationale des banquiers”. Le Dr Quigley, qui fut le mentor de Bill Clinton à l’Université de Georgetown, explique que le but des banquiers internationaux n’est “ rien moins que la création d’un système financier international aux mains du secteur privé, en mesure de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble”, un système “contrôlé de manière féodale par les banques centrales agissant de concert, par le biais d’accords secrets.” La clé du succès des banquiers, pour contrôler et manipuler le système monétaire, était de faire semblant qu’ils étaient contrôlés par les gouvernements.

La stratégie du diable est donc simple, corrompre et contrôler un petit groupe d’individus est bien plus facile que des Etats sujet à des mouvements d’humeurs politiques. La BRI présentée comme la banque centrale des banques centrale,  concentre en son sein tout les pouvoirs sur la finance mondiale mais est surtout un nid de vipères où l’intérêt particulier prime sur tout autre considération, notamment celui des nations soumis aux intérêts des banques privées.

Pour conclure laissons Trichet nous le démontrer. « Les gouvernements doivent remédier au problème des déficits budgétaires excessifs et les banques de dépôt doivent consolider leurs bilans afin de rassurer les investisseurs », a déclaré lundi Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne. Traduisez ainsi : coupes claires dans les budgets sociaux et augmentations des frais bancaires sont préconisés par les banksters de la BRI.




Le rappel de Bâle 3

10012010

Laissons Lilith poursuivre le ramonage de la cheminé de sa tour à la BRI (Bank for International Settlements en anglais ou BIS) à Bâle ce week-end, et suivons cette fois les news économiques du front est, où la Babylone européenne carbonise les budgets des Etats un à un.

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Le secong batiment de la BIS à l’ Aeschenplatz de Bâle

Les pays du sud, les « PIGS ».

De lourds nuages s’amoncelant dans le ciel grec depuis des mois, l’orage a fini par éclater. Les 7 et 8 décembre, deux agences de notation, Standard & Poors et Fitch, doutant de la capacité du gouvernement de Georges Papandréou à restaurer les équilibres budgétaires, ont placé le pays sous surveillance « négative ».

« La dette de la Grèce pourrait atteindre, à la fin de 2010, 125 % du PIB, soit le niveau le plus élevé de la zone euro », a expliqué Standard & Poors. Le déficit public s’élèvera pour sa part à 12,7 % du PIB, alors que le gouvernement l’avait annoncé à 6 % au début de l’année!

Les agences de notation veulent bien croire que les autorités réussiront à ramener le déficit public à 9,1 %, mais, pour aller plus loin, il faudrait administrer à l’économie un remède de cheval: coupes ­claires dans les effectifs de la fonction ­publique, gel des salaires et des retraites, augmentation des impôts, etc.

Or le climat ­social est déjà fort tendu. Et le nouveau gouvernement socialiste s’est fait élire, il y a deux mois, en affichant sa volonté de relancer la consommation intérieure. Préoccupée, la Commission européenne a exhorté la Grèce à tout faire pour restaurer ses finances publiques. En janvier, les autorités doivent présenter à leurs partenaires européens, peu enclins à voler à leur secours sans attendre, un plan d’assainissement. Car en Europe la mauvaise santé financière des États se propage plus vite que la grippe H1N1.

L’ensemble des « Pigs » – acronyme anglais désignant les pays économiquement en difficulté: Portugal, Italie, Grèce et Espagne – est aujourd’hui en pleine tourmente. La même semaine que la Grèce, le Portugal et l’Espagne ont d’ailleurs été placés sous surveillance négative. Cette année, leurs déficits publics représentent 8 % et 9,5 % de leurs PIB respectifs. Loin, très loin des 3 % autorisés par Bruxelles!

Le lion britannique

Le Royaume-Uni se découvre plus pauvre qu’il ne le croyait. C’est le fait le plus important révélé par cette crise. La lutte autour de la répartition des pertes sera brutale. Elle le sera d’autant plus en raison du second aspect le plus important de la crise : son impact énorme sur les finances publiques. Les déficits sont sans précédent en temps de paix, devraient afficher pour l’exercice 2009-2010 un déficit d’environ 12,6% du produit intérieur brut, soit l’un des plus élevés parmi les pays développés. Le Trésor estime en outre que l’endettement net pourrait atteindre près de 80% du produit intérieur brut durant les prochaines années, soit le double de son niveau d’avant la récession. Le Royaume-Uni devrait perdre neuf places au classement en termes de PIB par habitant, passant du 12e rang en 2007 au 21e en 2010.

La fille aînée de l’Eglise, la France.

« Je serai le Président du pouvoir d’achat », c’est ainsi qu’en 2007 le candidat Nicolas Sarkozy a fait campagne électorale pour séduire le très crédule électorat populaire. Fin 2009, le président Nicolas Sarkozy avait annoncé l’ouverture, en janvier, d’une conférence nationale censée formuler des « propositions pour sortir de la spirale des déficits et de l’endettement ». Mercredi, lors de ses voeux aux forces économiques, le chef de l’Etat a redit que l’assainissement des finances publiques passerait par la réduction des dépenses et non par l’augmentation des impôts, politique ultra-libérale oblige. L’ancien avocat d’affaire des riches, après avoir distribué ses prodigalités aux amis du Fouquet’s et du CAC 40, prépare la plèbe au serrage de vis budgétaire, traduisez cela comme un laminage par le bas de la classe moyenne française. Dans la loi de finances 2010, le gouvernement anticipe que la dette publique passera de 67,4% du PIB en 2008 à 77,1% en 2009, puis à 84% en 2010, 88% en 2011, 90% en 2012 et 91% en 2013. Bref, aucun allègement de la dette ne semble prévu dans les quatre prochaines années au moins. Le seul déficit public devrait représenter 8,2% du PIB, soit un peu moins de 140 milliards d’euros, (ou près d’un billion, 1000 milliards de francs), a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth…

L’Europe sociale a donc mangé son pain blanc et des plans d’austérités sont à prévoir un peu partout.  Mais dans quelques jours, partout dans le monde, les banques commenceront à rendre publics leurs résultats pour 2009. Paradoxalement, elles devraient donner l’impression que dans le pays d’où est partie la plus grave crise financière depuis 1929, les Etats-Unis, les choses sont déjà revenues quasiment à la normale. Des établissements comme Goldman Sachs ou JP Morgan devraient faire état, dès la semaine prochaine, de profits très confortables alors que fin 2008 ils bénéficiaient du programme d’aide du Trésor - le fameux TARP -doté à l’origine de 700 milliards de dollars. Un an plus tard, toutes les grandes banques américaines ont remboursé l’Etat. Après un effondrement de l’activité et des volumes de crédits accordés aux ménages et aux entreprises au premier trimestre, et le maintien de taux directeurs bas de la part des banques centrales ont été salvateurs pour la plupart des banques. Force est donc de constater que les administrations publiques ont volontairement sacrifié l’économie réel au seul profit de la finance mondiale qui peut de nouveau se gaver de primes et bonus en tous genres.
C’est surtout de cela dont il est question à Bâle en ce moment.




Le rappel de Bâle 2

9012010

Pendant que Lilith remonte les bretelles à sa racaille bancaire à Bâle ce week-end, quelques news du front ouest où la Babylone commerciale US nous prépare un remake de la crise pour cette année.

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Commençons par les plus riches, les californiens. Arnold Schwarzenegger a décrété vendredi l’état d’urgence budgétaire (encore). Le gouverneur de Californie en a profité pour proposer aux parlementaires de l’État des mesures devant remédier au déficit de 19,9 milliards d’euros. Parmi elles, il envisage une baisse de 5% des salaires des fonctionnaires et une augmentation dans les mêmes proportions de leur contribution à leurs plans de retraite. Bref la routine…

Maintenant les plus pauvres. Le nombre d’Américains se déclarant en faillite personnelle a augmenté de près d’un tiers en 2009. Au total, 1,41 millions d’individus sont désormais répertoriés en faillite. Une montée due notamment à une hausse des saisies et des pertes d’emplois. 1,41 millions d’Américains en faillite personnelle, c’est 32% de plus qu’en 2008 selon le Centre national de recherches des faillites. C’est le plus haut niveau observé depuis 2005, après un remaniement de la loi sur les faillites – alors que plus de 2 millions de personnes étaient déclarées en cessation de paiement. Cette loi, qui impose des conditions plus dures aux gens souhaitant se débarrasser de leur dette, avait fait chuter à 500.000 le nombre de personnes en banqueroute. Depuis, ce nombre n’a cessé d’augmenter.

Faisons un tour au bureau. S’il est un indicateur économique qui ne trompe pas, c’est le niveau de remplissage des bureaux d’une ville. A mesure que le chômage augmente, les bureaux se vident et les entreprises en difficulté migrent vers des espaces moins onéreux ou tentent de renégocier à la baisse leurs loyers. Selon les chiffres de JP Morgan Asset Management, le pic d’investissement dans l’immobilier de bureaux aux Etats-Unis a eu lieu mi-2006. A l’époque, le montant global des transactions s’élevait à 450 milliards de dollars. Fin 2008, le volume de transactions a chuté au-dessous de 100 milliards de dollars. « L’emploi et les prix de l’immobilier vont continuer à diminuer. Les investisseurs ne veulent pas être les premiers à tirer, de peur d’acheter un bien qui va perdre de la valeur », confie Jean-Claude Goldenstein, créateur de la plate-forme de discussion CreoPoint.fr. A Detroit, le taux de vacance pour les bureaux, dans le quartier central des affaires, atteint actuellement 30% et 23% pour la proche périphérie. En moyenne, la valeur des immeubles de bureaux aux Etats-Unis a perdu 30% depuis le début de la débâcle financière,

Puis faisons un tour à la maison. Ligne de crédit illimitée : c’est en substance ce que les 2 gros poids lourds du financement immobilier américain Fanny Mae et Freddy mac, sous tutelle depuis Septembre 2008, ont trouvé dans la hotte du père Noël : de 200 milliards d’aide maximale octroyée par l’agence fédérale à chacune, ce plafond a été propulsé dans la plus pure pratique du Holden poker ; No Limit. La politique économique est donc clairement établie jusqu’en 2012 : « too big to fail » assorti de perfusion illimitée. Non seulement Obama n’entend pas stopper l’hémorragie, mais il amplifie l’alimentation du trou noir. Le contexte était pourtant particulièrement morose : les 2 groupes ont respectivement enregistré une perte respective de 120 et 70 milliards de perte après 9 trimestres dans le rouge : « Les deux sociétés ont déjà prévenu que 2010 serait une année très difficile. Le marché immobilier américain a connu une correction de ses prix sans précédent et rien ne laisse envisager qu’elle soit aujourd’hui totalement achevée. Les niveaux de transactions restent historiquement faibles, et les saisies se poursuivent à un rythme élevé tandis que la construction ne repart pas ». Oui, les saisies immobilières s’envolent : 1,7 millions en 2008, 2 millions en 2009, et la prévision pour 2010 est de 2,4 millions.

La raison de la réunion de Bâle.

Tout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé récemment  Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

« Une idée reçue veut que deux crises financière majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire », a-t-il prédit.
Pour lui, « les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme ».

« Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu’elles sont à l’abri d’une future faillite parce que c’est ce qui s’est passé l’année dernière, et c’est ce que leur ont vendu » le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner et Larry Summers, conseiller économique du président américain Barack Obama

Les banques n’ont tiré aucune leçon de la crise. Si l’on prend « les six plus grosses banques aux Etats-Unis, le total de leurs actifs représente plus de 60% du PIB américain. Elles ont grossi pendant la crise, dit-il, « et tous les gros sont là, prêts à prendre des risques, comme vous ou moi si nous nous sentions parfaitement protégés ».




Lilith bat le rappel de ses troupes

7012010

Les grands argentiers et des patrons d’établissements financiers ont été « conviés » Cool à une réunion exceptionnelle à la Banque des règlements internationaux (BRI) pour évoquer la prise de risque excessive dans le secteur, indique jeudi la presse.

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Tout groupe a ses règles – implicites ou explicites –, ses lois… même les groupes de brigands. Que se passe-t-il quand un membre du groupe décide de briser les règles ? Rien de bon généralement, c’est tout l’ordre établi – quelle que soit sa légitimité – qui est menacé. C’est pour cela que les sociétés, les groupes n’aiment pas les briseurs de règles. Même la mafia à son code d’honneur et ses règles intrinsèques. Marc 3 ; 23  Jésus appelle ses disciples et leur parle par des exemples: «Comment Satân peut–il jeter dehors Satân? 24  Si un royaume est divisé contre lui–même, un tel royaume ne peut subsister. 25  Si une maison est divisée contre elle–même, une telle maison ne peut subsister. 26  Si Satân se lève contre lui–même et se divise, il ne peut subsister, mais il est fini.

La « bankstérisation » du système financier mondial de part son absence totale de modération, compensé par une avide cupidité sans borne, remet le système en péril. Or, il est essentiel pour le diable de maintenir scellés dans des dettes toujours plus importantes, les nations, les entreprises et les ménages. La chose est particulièrement importante dans les pays dit « chrétiens » et qui se croient riches, mais surtout riches de dettes si importantes aujourd’hui qu’elles sont à jamais irrécouvrables, l’essentiel étant que l’intérêt seul soit payé, le principal de la dette agissant comme les chaînes qui entravent à vie celui qui c’est endetté. De tout temps le Seigneur m’a mis en garde contre les agissements du diable qui œuvre comme un voleur afin de nous entraver, par un matérialisme effréné, dans les chaînes de l’endettement. En plaçant ma confiance dans l’Eternel, jamais je n’ai manqué de rien, même dans l’épreuve et le dénuement, ainsi que ceux dont le Seigneur m’a confié la charge. La liberté par rapport à la dette, est aujourd’hui un élément essentiel de l’action divine au sein des vrais croyants, dont la foi repose sur le don de Dieu et non sur ce que le monde nous donne. Mais il y a péril en la demeure, pas dans la maison du Seigneur dont le Tabernacle est solidement arrimé sur le roc, mais dans le lupanar de Lilith, le temple de Mammon où les prostituées sacrées se vendent et se prostituent sans limites.

Les gouverneurs des principales banques centrales et plusieurs grands patrons de banques ont été « conviés » pour le week-end du 9 et du 10 janvier à Bâle, au siège de la BRI, qui craint « que les établissements financiers en reviennent à leurs méthodes agressives qui ont prévalu durant la période avant la crise » financière, affirme le quotidien britannique Financial Times.

« Conviés », vous voulez rire, « sommés » à comparaître devant le maître, à Bâle en Suisse, là où se trouve le reposoire de Lilith, le trône de Satan ! Nul doute que ça va barder ce week-end dans la tour de la BRI, car il y a le feu en la demeure satanique en ce moment. Si la racaille bancaire se la joue encore longtemps à la mode ‘carpe diem quam minimum credula postero’ « cueille le jour sans te soucier du lendemain », le système financier mondial court à la crise systémique mondiale, avec en corollaire l’explosion en vol de la finance mondiale et par voie de conséquence celui du trône de Satan. Je suis curieux de voir par quelles mesures le diable va essayer de contenir ses prostituées, tant la débauche de toutes ces Jézabel bancaires et financières est profonde.




Les mirages de la tentation

5012010

On commence l’année comme on l’a terminé. Feu d’artifice, champagne à gogo et 5.000 invités triés sur le volet: le complexe immobilier privé le plus cher des Etats-Unis et payé pour moitié par le groupe en difficulté Dubai World. a été inauguré mercredi 17 décembre à Las Vegas. Le CityCenter, qui s’étend sur près de 30 hectares au coeur du « Strip », l’avenue où sont concentrés les plus grands hôtels-casinos de la ville du jeu, a coûté 8,5 milliards de dollars. Après avoir assuré  la moitié de financement du complexe pharaonique à Las Vegas, le groupe en difficulté Dubai World, inaugura le lundi 04 janvier 2009, la plus haute tour du monde.

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L’émirat s’est endetté exagérément pour financer ses projets pharaoniques et le gouffre financier qui s’ouvre devant ce pays est à la profondeur ce qu’il estdubai2010.jpg en hauteur pour sa tour de mégalomaniaques. Il se trouve maintenant engagé dans un processus délicat de renégociation de sa dette et fait face à une crise aiguë de l’immobilier. À la date du 1er décembre 2010, il a obtenu un prêt de 10 milliards de dollars (quelque 6,8 milliards d’euros) de l’émirat pétrolier voisin Abou Dhabi et ce afin de l’aider à rembourser 4,1 milliards de dollars d’obligations islamiques (sukuks) qui arrivaient à échéance. L’Émirat, ensablé dans une dette de quelque 70 milliards d’euros, s’emploie maintenant à renégocier sa dette avec les 90 banques qui se sont engagées dans cette folie. Désormais certains ont appris que les déserts produisent des mirages et que seul des insensés construisent sur du sable. Tout ceci n’est que l’illustration parfaite de Matthieu 7:26  Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

Les investissements pharaoniques en plein désert comme à Las Vegas capitale mondiale du jeu et de la pornographie ou à Dubaï capitale de la démesure financière me font penser à la tentation de Jésus dans le désert par le diable  Matthieu 4:1  Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable…

…8  Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, 9  et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. 10  Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Cette fois c’est le monde, par le biais des 90 banques du monde entier qui ont prêté des dizaines de milliards pour des châteaux de sable, qui fut séduit et céda à la tentation, avec la fin que l’on peut aisément deviner. Bâtir toujours plus, avec pour seul but l’enrichissement rapide par la spéculation et l’endettement, mène inéluctablement à la ruine, comme cela fut démontré avec la crise des subprimes qui dégénéra en crise planétaire. La folle entreprise menée par Dubaï World nous enseigne que les hommes n’apprennent rien, et qu’ils persévèrent dans leurs vices et avidités. Le recul des valeurs chrétiennes se mesure également à ces choses là et il est certain que nos sociétés modernes vont devoir se préparer à affronter les violents vents de sable financiers qui vont balayer nos économies séduites par le tentateur du désert.     




En avant!

1012010

 

En avant! dans propheties wav

MESSAGE AUDIO ASSOCIE :http://www.lettrealepouse.fr/menora/MP3/jeepMP3.mp3

Ephésiens 6 : 11  Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. 12  Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. 13  C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14  Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; 15  mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix; 16  prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; 17  prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. 18  Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

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J’ai terminé l’année sur le thème du combat et un mois durant j’ai lutté contre l’idolâtrie de Noël. En me lançant dans cette bataille perdue d’avance, tant l’esprit de Noël est présent dans les cœurs pendant cette période, je ne me berçais d’aucune illusion, au contraire, car je me suis même dit qu’il était possible que cela tue le blog et que plus personne ne le visite. Cette bataille étant terminée, le combat se poursuit car la guerre elle, est déclarée et ouverte entre les nations et l’Eternel des armées. Mais le gros problème de la guerre en cours, est que les batailles sont gagnées par l’adversaire  faute de combattants…

Si le mal gagne un peu plus chaque compartiment de notre société moderne, ce n’est pas à cause de la puissance grandissante de l’adversaire, mais bien à cause de celle faiblissante de l’Epouse de Christ. En se reposant sur la puissance de l’argent aux Etats-Unis et celui de l’Etat providence en Europe la foi du plus grand nombre c’est refroidie, jusqu’à l’engourdissement qui mène à la torpeur. Désormais enfoncée dans un profond sommeil et sa lampe éteinte, l’Epouse ne veille plus et la nuit dans la quelle nous nous enfonçons devient toujours plus noire. Nous sommes dans la phase de sommeil profond des vierges décrites en Matthieu 25. La bataille de Noël engagée sur ce blog ne semble être qu’un prélude à une entrée en matière plus fournie. Car je vais donc commencer cette année comme je l’ai terminé,  dans l’esprit du combattant, par un don spirituel et un message personnel pour ceux qui veillent encore et que le Seigneur conduira à lire ceci :

« Tant qu’il y a bataille, la guerre n’est pas finie ! Face à l’armée adverse en mouvement perpétuel, l’immobilité est synonyme de mort certaine, car un jour ou l’autre vous serez débordés par la ligne de front et prisonnier de l’ennemi. Je vais vous donner les moyens de votre mobilité, afin de pouvoir survivre sur le théâtre des opérations. A votre équipement classique de fantassin comme celui décrit en Ephésiens 6, j’adjoindrai la jeep, qui sera le véhicule de votre mouvement, et la vitesse deviendra une alliée qui vous rendra insaisissable tant vous serez dans le mouvement de mon Esprit. » 

Des dons spirituels j’en ai eu de nombreux dans ma vie, sous diverses formes, mais jamais confirmés de manières si nombreuses et variées comme celui-ci. C’est donc que le message est important. J’ai donc fait quelques recherches sur ce que peut bien représenter la « JEEP » comme image symbolique :

La jeep renvoie immédiatement au souvenir de la seconde guerre mondiale et nous enseigne que le conflit est mondial et non localisé à un pays ou un continent. Son nom serait l’’acronyme de « Just Enough Essential Parts » (« juste assez de pièces essentielles »). Vous ne serez pas embarqués dans un cuirassé lourd de marine ou une forteresse volante, mais vous aurez juste assez de moyens pour vous en sortir si vous faites l’effort de combattre. Les places à partager ne seront pas nombreuses et suffiront juste à un petit nombre de personnes comme une famille par exemple, (les vierges sages ne peuvent pas partager l’huile qu’elles possèdent). Le mot « jeep » désignait déjà pour les hommes de l’armée, depuis la première guerre mondiale, une jeune recrue ou un nouveau type de véhicule militaire motorisé non encore testé, cela signifie que derrière l’image du véhicule on peut identifier celui d’un soldat, même si il ne s’agit que d’une recrue nouvellement engagé. D’autres images symboliques fortes sont associées à ce véhicule, la LIBERTE et la VICTOIRE. Nous avons tous en mémoire ces images d’actualités montrant les amérijeep02.jpgcains entrant dans les villes européennes en jeep, accueillis par une foule en liesse toute heureuse de retrouver sa liberté. Ainsi en est-il des chrétiens qui montent au combat contre Babylone, ils gagnent leur liberté en sortant de facto du système antéchrist qui se met en place en ce moment. La jeep n’est pas un véhicule confortable, ni un char d’assaut qui vous préservera des coups, vous resterez exposé, sujet aux attaques, mais votre mobilité sera votre force, pour peu que les chemins escarpés empruntés soient ceux du Seigneur, car jamais plus qu’aujourd’hui, la route large et bitumée est celle qui mène à la perdition. Ce véhicule a servi notamment comme véhicule de liaison pour le commandement et de support pour les transmissions. De nombreuses modifications ‘terrain’ sont opérées sur les véhicules et de nombreuses photos d’époque montrent toute sorte de transformations, allant des simples ajouts d’armements, aux blindages, de transmissions, etc. Son efficacité et sa large diffusion en ont fait le véhicule tout-terrain de référence à tous les niveaux, du général à la simple recrue. La jeep est donc adaptée à tous les hommes et tous les terrains, du sable du désert au sol enneigé des montagnes, elle est conçue pour passer tous les obstacles, seul le conducteur décide par son courage et son engagement de son usage, offensif ou défensif.

La métaphore de la jeep est très parlante, comme souvent le sont les métaphores ou paraboles bibliques. Mais avoir un tel outil est une chose et savoir et pouvoir s’en servir en est une autre, car il faut avoir la nature et l’esprit d’un combattant pour l’utiliser efficacement. Pour cela je vous invite à poursuivre votre lecture en lisant le texte de G. D. Watson qui est particulièrement adapté au sujet. « Si Dieu t’appelle à ressembler vraiment à Jésus-Christ, tu seras conduit dans des chemins d’humiliation et de renoncement que tu n’aurais certes pas choisis.

Le Seigneur exigera de toi une telle obéissance que tu devras marcher absolument seul. Tu ne pourras te comparer à nul autre chrétien. Tu n’auras plus la liberté de faire certaines choses que d’autres pourront facilement se permettre. Les chrétiens qui t’entourent, tous gens pieux et utiles peuvent se mettre en avant. Ils tracent des lignes de conduite, ils élaborent des plans, les mettent à exécution… Mais toi, tu ne peux pas les imiter. Au moindre essai de faire comme eux, tu seras arrêté par un échec humiliant, le Seigneur te reprendra avec sévérité et tu te repentiras amèrement… » Le reste du texte est sur Blogdei ici : http://www.blogdei.com/index.php/2009/12/31/si-dautres-peuvent-toi-tu-ne-peux-pas-par-g-d-watson

Matthieu 11:15  Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.







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