Carnaval, vous faites la fête?

22 02 2010

Aujourd’hui débute le carnaval de Bâle, avec le Morgenstraich. Le carnaval de Bâle est l’un des principaux carnavals d’Europe. Pendant trois jours, les carnavaleux de Bâle et uniquement eux, font la fête en se moquant des événements de l’année et de l’actualité, essentiellement locale, à travers des lanternes sur lesquelles figurent des commentaires et des dessins haut en couleur et en verve. Il faut cependant comprendre le switzerdütsch pour apprécier pleinement l’humour ironique des bâlois. Il faut être matinal pour découvrir le Morgenstraich. Le coup d’envoi est donné à 4 h du matin, mais il faut y être bien avant pour se faire une place et pour sentir l’ambiance monter au fur et à mesure que les secondes s’écoulent et nous rapprochent de l’heure fatidique où Bâle sera plongée dans le noir total. Gare alors à ceux qui laisseraient une lumière allumée par mégarde ou qui n’auraient pas calfeutré leur vitrine illuminée !

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Quand la lumière s’éteint, que le silence se fait pour entendre les quatre coups de la cloche de l’Hôtel de Ville dont le dernier s’achève dans les roulements de tous les tambours de toutes les « fifres-tambours » vous sentez la puissance et la force du Morgenstraich. Les « fifres-tambours » sont à Bâle une tradition qui remonte à la nuit des temps. A les voir défiler par centaines le matin du Morgenstraich on se dit que toute la population de Bâle doit jouer du fifre ou du tambour pour être aussi nombreuse. Le défilé permanent de ces groupes dans les petites rues du vieux Bâle a quelque chose de magique. Telle une armée bien organisée, les « bataillons » de fifres-tambours se mettent en marche de tous côtés vers le centre-ville de Bâle à la lumière des lampions richement décorés, souvenir des torches d’antan.

Mais l’antique tradition des torches de carnaval est encore bien vivante dans la ville voisine de Liestal. Dans la vieille ville, on franchit une porte millénaire et on attend l’heure fatidique de la tombée de la nuit, 19 heures pour assister à l’ébranlement de la tradition. Des dizaines, des centaines de cliques masquées, avec lampions, fifres et tambours vont dévaler la pente, précédant plusieurs dizaines de chariots de feu, précédés de porteurs de lourdes torches portées à dos d’hommes et aussi d’enfants. Les flammes montent à plusieurs mètres de haut, les pompiers veillent au grain, on doit parfois s’accroupir, s’écraser contre nos voisins pour ne pas être brûlés. Tout ce monde de flammes franchit la porte, les pompiers arrosent chaque passage.  On est sidérés par la discipline de ce public, ces milliers de personnes qui se pressent si près des flammes.

De toutes les fêtes religieuses, car cela en est une, le carnaval est la fête la plus célébrée dans ces villes suisses, de loin plus que la fête de Noël. Pourquoi une telle puissance spirituelle s’exerce t’elle sur le reposoir de Lilith (Bâle) aujourd’hui ? Pour le comprendre il faut un œil spirituel qui pénètre la surface des évènements festifs et révèle le fond de toutes ces choses cachées et mystérieuses.

LA SUITE…


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