Goldman Capone pris la main dans le Sachs 2

23 02 2010

C’est marrant, le journal Libération titre : « Grèce : Goldman, prise la main dans le Sachs ». Comme le monde est petit. Mais poursuivons la manœuvre en cours pour démolir le dollar.

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Le montage financier qui a permis à la Grèce de dissimuler l’ampleur de sa dette s’est fait au moyen d’une société basée à la City de Londres, et sous la direction d’une cadre de la banque Goldman Sachs, a révélé par aileurs le Wall Street Journal dans son édition de mardi. Antigone Loudiadis, 46 ans, l’une des responsables de Goldman Sachs à Londres en 2001, est décrite par le quotidien comme « l’architecte » du montage financier en cause. Elle aurait permis à sa banque d’engranger 300 millions de dollars de rémunérations pour ces transactions.

« La première chose que vous devez savoir sur la banque Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. » Voilà comment débute le journaliste de Rolling Stone, Marc Taibbi, dans un article sur le « pouvoir tentaculaire » de la plus puissante banque d’investissement au monde.

La liste des « anciens de la GS » qui frayent dans les allées du pouvoir de l’administration Obama est à rallonge. A commencer par Henry Paulson, ex président de la banque, devenu secrétaire au Trésor sous Bush. Depuis, Mark Patterson, lobbyste de Goldman Sachs, est devenu chef de cabinet de Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor de Barack Obama. Les relais au gouvernement des agents de la Goldman Sachs semblent payer. La banque a multiplié par six son bénéfice net l’an dernier, soit 13,3 milliards de dollars.

Avant d’être au cœur du scandale grec, la banque a contribué à la bulle spéculative des subprimes aux dépens des consommateurs. Le Congrès a ouvert une enquête sur la manière dont une partie des 183 milliards de dollars d’argent public dépensés pour sauver l’American International Group (AIG), a bénéficié à Goldman Sachs, principal client du plus gros assureur des États-Unis.

Goldman Sachs a été la première bénéficiaire du renflouement, opéré vingt-quatre heures après que Thimothy Geithner et Henry Paulson eurent décidé de laisser couler la banque Lehman Brothers, qui était la principale concurrente de Goldman Sachs. Or, le sauvetage controversé d’AIG, on le doit à… Timothy Geithner, alors président de la Réserve fédérale de New-York. Goldman Sachs aurait empoché 12,9 milliards de dollars, sans que le Congrès en soit informé.

Désormais les hyènes médiatiques sont lâchées sur Goldman Sachs et les politiques européens poussés par la BRI ne lâcheront plus leur proie. « Le Parlement européen doit monter une enquête sur l’origine de la crise de la dette grecque », a affirmé mardi le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt. Les banques d’investissement devraient être entendues dans ce cadre, selon lui. Il ne fait aucun doute que la compromission de la Banque Goldman Sachs sera avérée au terme d’une enquête européenne. Il deviendra alors impossible de se poser des questions sur les mêmes liens qui unissent le gouvernement américain avec la banque.

Comment les liens se sont-ils tissés entre l’administration américaine et la banque Goldman Sachs ?

La légende veut que, pour financer sa campagne, Barack Obama ait levé sur internet quelques 600 millions de dollars auprès de 3,1 millions de « grassroots », de petits donateurs, ayant fait cadeau au candidat de sommes inférieures à 200 dollars. Faux et archi faux ! Une enquête du Washington Post en date du 22 octobre et intitulée « Big Donors Drive Obama’s Money Edge » (Les gros donateurs sont la force motrice du fric d’Obama) démontre que « seul un quart de ces 600 millions provient du “petit peuple” ». Aux Etats-Unis, la loi est très stricte en matière de financement de campagnes électorales. On peut donner au maximum 2 000 dollars à un candidat fédéral et 28 500 dollars au comité national d’un parti politique. Pour contourner ces limites, Obama a tout simplement créé une kyrielle de nouveaux comités : le Comité pour le Changement, l’Obama Victory Fund… Le moyen le plus rapide pour remplir les caisses des antennes locales du parti démocrate implantées dans tous les Etats !

Le coût de la campagne 2008 sera le double de celle de 2004, le triple de cette de 2000. Cette explosion du coût de la politique est à mettre principalement sur le compte des démocrates, responsables de 60 % des sommes recueillies et dépensées. Ils ont recueilli 52 % de plus en contributions qu’en 2004, alors que le trésor de guerre des républicains n’a augmenté que de 2 %. À lui seul, Barack Obama a collecté et dépensé 605 millions de dollars pour conquérir la Maison-Blanche depuis qu’il a lancé sa campagne, début 2007, dont 150 millions pour le seul mois de septembre. Un communiqué du Centre for Responsive Politics (CRP )  avait annonçé que l’élection 2008 serait « la plus coûteuse de l’histoire ». La facture de l’élection du président, vice-président, d’un tiers du Sénat et de l’ensemble des représentants au Congrès sera, selon les calculs de cette organisation indépendante, d’au moins 5,3 milliards de dollars, dont 2,4 milliards pour la seule course à la Maison-Blanche.

Obama est le premier candidat de l’histoire des élections américaines qui refuse la subvention électorale de l’Etat fédéral (84,1 millions de dollars) et finance entièrement sa campagne grâce aux donateurs privés. Un coup fatal porté au mode de financement public des élections. Du jamais vu et sans doute un nouveau problème à régler pour le financement des futures campagnes politiques. Pas mal pour un candidat censé incarner la gauche de l’échiquier politique. Barack Obama a beaucoup communiqué sur ses méthodes de financement consistant à s’appuyer sur les petits donateurs privés.

Il a récolté 600 millions de dollars au cours de cette campagne, simple détail, les trois quarts de cette somme ne proviennent pas des militants de base mais de grands donateurs, VIP, grandes fortunes, lobbies, entreprises,  il est donc clairement choisi par des lobbies financiers. Parmi les financements d’Obama, 400 millions sont le fait de groupes financiers, à commencer par Goldman Sachs, une des banques d’affaires au cœur du présent krach financier, et dont Henry Paulson  secrétaire d’État au Trésor, fut PDG. Il est révélateur que Warren Buffet, classé par le magazine Forbes comme l’homme le plus riche du monde, ait également apporté son soutien à Obama, aux côtés d’autres capitalistes notoires comme George Soros, Eric Schmidt (Google), William Daley (JP Morgan Chase), Penny Pritzker (Hyatt)… Il a également été soutenu par Paul Volcker, ancien directeur de la Fed, dont le rôle était alors de pousser à la réduction des salaires, à la destruction des emplois…

Durant les primaires, Obama s’était engagé à faire campagne sur fonds publics. Dès qu’il a été assuré de l’investiture de son parti, en juin, il a fait volte-face, s’étant aperçu que la mobilisation autour de sa candidature lui permettrait de rassembler plus d’argent par lui-même qu’il n’en recevrait de l’État. Sa décision, écrit Michael Luo dans le New York Times du 20 octobre « a sonné le glas du système de financement public de la politique ».

« Il a fait sauter les digues », tempête John McCain. Le sénateur républicain de l’Arizona avait coopéré avec le sénateur démocrate du Wisconsin Paul Wellstone pour faire passer une législation encore plus restrictive contre la « politique de l’argent ». « Nous allons assister à l’inondation de la vie politique par des flots d’argent, et l’histoire nous enseigne que cela finit toujours par des scandales. » L’histoire lui donnera rapidement raison, car le sénateur de l’Illinois va faire le pont entre Wall Street et Hollywood. Vous avez dit démocratie?


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2 réponses à “Goldman Capone pris la main dans le Sachs 2”

  1. 25 02 2010
    HERVE (16:57:53) :

    Bonjour,
    Cela a commencé par les États Unis mais ce propage en Europe : la dictature monétaire ou Euro fachisme ce met en place absorbant les avancées sociales
    au service de la communauté et déplaçant le flot monétaire du besoin collectif
    vers des intérêts privés .
    La seule cause et motivation a tout cela « ‘LA CUPIDITÉ et L’ASSERVISSEMENT des peuples »
    Nos ( élites ) ont trouvés leur dieu ,nous nous avons CHRIST ce qui nous empêche pas de rester lucide sur la destinée du monde et de nos certitudes en CHRIST.
    soyez bénis,continuer

  2. 26 02 2010
    HERVE (10:28:56) :

    petite précision je viens de lire CECI :

    Signe que la gestion de la dette grecque reste en attendant particulièrement épineuse, le gouvernement a procédé en fin de semaine dernière, sous pression européenne, à une nomination très sensible : Petros Christodoulou a été choisi pour remplacer Spyros Papanicolaou à la tête de l’agence chargée de la gestion de la dette publique. C’est sans doute involontairement qu’on a omis de signaler qu’il travaillait auparavant pour… Goldman Sachs.

    source:Mecanopolis

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