Et maintenant au tour des banques européennes

7052010

Le décompte de l’Omer cette année, va rester dans les annales. Proverbes 5 : 21  Car les voies de l’homme sont devant les yeux de l’Eternel, Qui observe tous ses sentiers. 22  Le méchant est pris dans ses propres iniquités, Il est saisi par les liens de son péché. 23  Il mourra faute d’instruction, Il chancellera par l’excès de sa folie.

Le secrétaire américain au Trésor, John Connally déclarait en 1971 : « The dollar is our currency and your problem » (« Le dollar est notre devise et votre problème »). J’ai cette citation à cœur en ce moment, mais reprise par le Seigneur qui déclare ceci : « Mon peuple paye avec vos monnaies, mais cette crise est votre problème, pas celle de ceux qui m’appartiennent. »  C’est une actualisation d’Apocalypse 6:6  Et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l‘huile et au vin.

Enfants de Dieu, la guerre en cours n’est pas la notre, restez sous la bannière de l’Eternel et restez confiant. Un vent de folie financière traverse le monde où de puissantes forces sont engagées dans un combat à mort. Ils mettent la planète financière en feu, eh bien qu’ils se consument dans leur démence vénale.

Les bourses mondiales perdent la tête et deviennent incontrôlables.

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Maintenant ils s’attaquent aux banques européennes. « Ce qui peut nourrir des inquiétudes sur une escalade au niveau mondial de cette crise née en Grèce, c’est le fait que les banques européennes se retrouvent sous pression« , a déclaré le directeur général du géant de la gestion obligataire Pimco Mohamed El-Erian sur la chaîne d’information financière CNBC. « S’il n’y a que la Grèce ou même le Portugal qui sont touchés, ce n’est pas inquiétant » pour les banques européennes, « mais s’il y a aussi l’Irlande et l’Italie, la situation prend un tour très laid », a commenté un analyste sous couvert d’anonymat. Les Etats, puis banques européennes maintenant, entrent dans le conflit!

Les investisseurs financiers sont nerveux. On peut mesurer l’accélération de leur pouls à plusieurs symptômes. Les Bourses chutent, en Europe, mais aussi aux Etats-Unis et, curieusement, même en Asie, signe d’une préférence pour le cash au détriment des actions jugées trop risquées alors même que la croissance asiatique se porte bien. Le prix de l’or, valeur refuge par excellence, est en plein boom. Le marché interbancaire, celui où les banques se prêtent de l’argent, recommence à se tendre, comme au début de la crise des subprime. Du coup, les banques européennes cherchent des euros, qu’elles viennent ces jours-ci demander à la Banque centrale européenne (BCE) et leur quête de dollars provoque des tensions sur les taux d’intérêt du marché de l’argent à très court terme de la devise américaine.

Quand aux bourses se pourrait être un titre de film : « Folie à Wall Street« . La place américaine a vécu, jeudi 6 mai, un moment de panique inconnu de mémoire de traders : le recul le plus spectaculaire et le plus soudain de toute l’histoire de l’indice Dow Jones, fondé en 1884. Une chute sidérale, pire que la pire journée des débuts de la crise financière, celle du 15 octobre 2008, due à la faillite de la banque Lehman Brothers, où elle avait atteint 7,77 %.

Et aujourd’hui la Bourse de Paris a enregistré sa quatrième séance consécutive de forte baisse, dans un marché en proie à une folle nervosité.

Aucune classe d’actifs — sauf les Bons du Trésor US — n’a échappé au jeu de massacre.

Proverbes 9 : 13  La folie est une femme bruyante, Stupide et ne sachant rien. 14  Elle s’assied à l’entrée de sa maison, Sur un siège, dans les hauteurs de la ville, 15  Pour crier aux passants, Qui vont droit leur chemin: 16  Que celui qui est stupide entre ici! Elle dit à celui qui est dépourvu de sens: 17  Les eaux dérobées sont douces, Et le pain du mystère est agréable! 18  Et il ne sait pas que là sont les morts, Et que ses invités sont dans les vallées du séjour des morts.




Les premiers morts…

6052010

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De graves violences ont éclaté mercredi en marge d’une manifestation grecque à l’occasion de la troisième grève générale en moins de trois mois. Après des heurts entre manifestants et police devant le Parlement, des jeunes portant des cagoules, mêlés comme souvent au flot des manifestants, ont attaqué des bâtiments et des véhicules à coups de cocktails Molotov, incendiant une banque du centre de la capitale dont trois employés ont péri asphyxiés. «Ce n’est que le début d’une grande guerre», crie Hélène, bandeau rouge autour de la tête, elle fait partie de ceux qui ne lâcheront rien face aux mesures de rigueur. Le président de la République Carolos Papoulias a affirmé pour sa part que le pays était « au bord du gouffre », appelant tous les Grecs à « ne pas faire le pas de trop, qui nous précipiterait dans le vide ». Le « seul moyen pour échapper à la banqueroute » est d’adopter les mesures d’austérité, a déclaré jeudi le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou, lors du débat parlementaire pour l’adoption du plan de rigueur gouvernemental.

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Mais ni les morts ou le désordre social n’arrête l’agence Moody’s qui a porté un nouveau coup, estimant que la crise grecque représentait un risque important pour les banques de plusieurs pays européens, dont l’Italie, l’Irlande et le Royaume-Uni, en plus du Portugal et de l’Espagne. On approche du seuil où la guerre deviendra totale avec l’emploie des armes les plus meurtrières….

La BCE n’a pas déployé « l’option nucléaire »

Hasard du calendrier, c’est à Lisbonne que se tient ce jeudi la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un contexte de crise sur les finances publiques de la zone euro, dont celles du Portugal. L’institution devrait décider de maintenir le principal taux d’intérêt à son niveau historiquement bas de 1%, mais les économistes attendent surtout les déclarations de son président Jean-Claude Trichet en pleine tourmente sur la zone euro.

Lundi, la banque centrale européenne a déjà annoncé des mesures en faveur de la Grèce en indiquant qu’elle allait accepter les titres de dette grecque comme garantie en contrepartie de ses prêts, quelle que soit la notation financière de ces titres. Une mesure à contre-courant de sa politique : en janvier, Jean-Claude Trichet, avait ainsi exclu tout assouplissement de ses règles sur les garanties apportées aux opérations de refinancement pour aider un pays en particulier.

Mais les opérateurs spéculent désormais sur une aide encore plus directe de l’institution de Francfort, qui pourrait être forcée d’utiliser « l’option nucléaire ». A savoir acheter des obligations d’Etat grecques. Une décision qui selon les analystes de la Société Générale pourrait affaiblir encore plus la monnaie européenne, tombée à 1,28 dollar pour un euro. En fait les ‘marchés’ veulent forcer la BCE à prendre le relais de la FED dans la monétisation de la dette, ce qui décrédibiliserait totalement l’euro.

Mais pour l’heure la Banque Centrale Européenne a décidé de ne pas avoir recours à son arme la plus puissante pour empêcher la propagation de la crise de la dette grecque à d’autres marchés financiers de la zone euro. « Nous n’avons pas discuté de cette option », a déclaré le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, lors d’une conférence de presse, sans s’étendre davantage sur le sujet.

Guerre euro/dollar : Pourquoi maintenant ?

Le pilonnage incessant  des maillons faibles de l’ Eurozone porte ses fruits. Les effets de la baisse de rating des agences de notation, tout en accélérant le repli de l’Euro, accentuent la pression baissière sur les indices et réduisent l’ appétit au risque, ce qui a pour conséquence de réorienter une partie des flux financiers vers les actifs refuges , à  savoir les… TBonds, (ce sont les bons du trésor américains).

La guerre des devises , ainsi que la campagne de discrédit souverain orientée vers la zone Euro ne sont que des moyens de détourner l’ attention des risques inhérents à l’ économie US afin d’ orienter les capitaux en priorité vers le pays de l’Oncle Sam et de gagner du temps. Si les Etats-Unis ont pu tenir depuis septembre 2008 sans s’écrouler économiquement, c’est en recourant massivement à la planche à billets. La FED a acheté 80% des T-Bonds en 2009, chiffre confirmé le 8 janvier sur CNBC où la journaliste compare même ceci à un système de Ponzi. http://themostimportantnews.com/archives/the-u-s-federal-reserve-bought-80-percent-of-new-u-s-government-debt-issued-last-year

On parle pas mal actuellement de “quantitative easing” (ou option nucléaire) aux Etats-Unis. Qu’est-ce donc ? En gros, c’est le fait pour la Banque centrale d’accroître de manière conséquente l’offre de monnaie de manière à stimuler l’économie. De manière schématique, la Fed achète les bons du Trésor, réduisant ainsi leur nombre sur les marchés financiers. L’accroissement de la demande actuelle pour ces actifs qui agissent pendant cette guerre monétaire comme des valeurs refuges, permet le maintient de taux bas et le refinancement de la dette américaine. Les déficits budgétaires étatiques sont tels en occident, qu’il paraissait impossible de les financer tous cette année. Surtout l’abyssale dette américaine que les chinois ne veulent plus financer.

Les Etats-Unis ne pouvaient donc plus continuer à monétiser leur dette comme ils le faisaient depuis des mois, surtout que cette pratique ne favorisa que les banques et les spéculateurs et tuerait à terme le dollar. Ils ont donc décidé de revenir à la normale en cessant le rachat des T-Bonds par la FED, mais pour cela il faut des acheteurs pour ces bonds du Trésor pourris. Et c’est là que de manière extrêmement opportune les agences de notations soit disantes indépendantes, ont commencé à attaquer la Grèce et la zone euro…




La cible du jour: le Portugal.

5052010

Le pilonnage en règle des pays du sud européen continue de plus bel avec aujourd’hui le Portugal. Les gouvernements de la zone euro n’auront même pas connu quarante-huit heures de répit. Non seulement les marchés financiers (spéculateurs américains, agences de notations aux ordres du  gouvernement américain), continuent à douter de l’utilité de l’aide -pourtant massive -de 110 milliards d’euros octroyée dimanche à la Grèce pour lui éviter un défaut de paiement. L’agence de notation Moody’s a averti mercredi qu’elle pourrait abaisser ses perspectives sur la dette du Portugal au cours des trois prochains mois. Moody’s envisage «une révision à la baisse de la notation de la dette à long terme du Portugal», actuellement de Aa2, «de un, voire deux crans», a précisé l’agence dans un communiqué. Cette annonce survient huit jours après la dégradation de la notation de la dette portugaise par l’agence Standard & Poor’s, qui avait entraîné un regain de tension sur les marchés financiers.

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Il est clair que les agences de notation fournissent les munitions nécessaires au pilonnage européen. Déjà lors de la crise des pays du Sud-est asiatique en 1997, le rôle des agences de notation avait été mis en cause. Les agences de notations avaient été accusées de ne pas avoir vu venir la crise puis d’avoir sur-réagis aggravant ainsi les difficultés de financement de ces économies. Plus récemment, les agences de notation ont fait preuve d’une clairvoyance tout aussi remarquable en attribuant la note AAA, autrement dit la qualité de crédit la plus élevée, à des titres adossés à des crédits hypothécaires américains qui se sont révélés pourris quand la bulle immobilière américaine a éclaté. Il est plus qu’évident que ces coquilles aussi vides de bon sens que la cervelle de leurs dirigeants, ne servent à rien d’autre qu’à la manipulation financière.

En matière de risque souverain, les agences statistiques des Etats ou des banques centrales sont nettement mieux armées sur le plan technique pour établir des prévisions statistiques fiables. L’annonce salutaire de la Banque centrale européenne (BCE) qu’elle continuera à accepter la dette grecque en collatéral quelle que soit sa notation, affirme clairement cet état de fait. Sans oublier la BRI qui chapeaute le tout et a les Etats-Unis dans le collimateur. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur les chiffres américains pour les comprendre.

Quelques news des finances de l’Oncle Sam.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain est bien moins alléchante qu’elle n’y paraît. En effet, les variations de stock compteraient pour moitié dans la progression de 3,2 % enregistrée au premier trimestre, en glissement annuel. Cela signifie que la hausse réelle n’a été que de 1,6 %, soit un peu moins que le trimestre précédent. a croissance du produit intérieur brut (PIB) américain est bien moins alléchante qu’elle n’y paraît. En effet, les variations de stock compteraient pour moitié dans la progression de 3,2 % enregistrée au premier trimestre, en glissement annuel. Cela signifie que la hausse réelle n’a été que de 1,6 %, soit un peu moins que le trimestre précédent.

Les Etats-Unis accusent 18 mois d’affilée de déficit budgétaire, une série jamais vue. Depuis le début de l’exercice actuel, le 1er octobre dernier, le déficit se chiffre 716,99 milliards de dollars contre 781,39 milliards un an auparavant. Il pourrait atteindre 1600 milliards sur l’ensemble de l’année, soit plus que le record enregistré l’an passé (1400 milliards). Dans un rapport interne préparé pour la réunion des ministres des Finances du G20 le mois dernier, le FMI estimait que la dette atteindrait 97% du PIB américain en 2011 et 110% en 2015. La dette publique américaine atteignait près de 12.949 milliards de dollars fin avril, selon les chiffres du Trésor, soit environ 88% du PIB prévu par le gouvernement pour l’année.

Les procédures de saisies immobilières aux États-Unis ont atteint un nouveau record en mars, a indiqué jeudi le cabinet spécialisé RealtyTrac dans un communiqué. Après deux mois de baisse, elles sont reparties à la hausse, de 19% par rapport à février, et de 8% sur un an, pour concerner 367’056 logements, du jamais vu depuis que RealtyTrac a commencé à publier son enquête en janvier 2005. Ceci confirme parfaitement la venue de la seconde vague du tsunami des saisis pour les 2 années qui viennent.

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Le feu se concentre sur l’Espagne…

4052010

C’est reparti. L’artillerie américaine change de cible et passe un cran au-dessus en visant plus gros. La crise grecque à peine calmée, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe, tout particulièrement à l’Espagne, faisait rechuter mardi l’euro et toutes les Bourses européennes.

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Un missile en forme de rumeur persistante, non confirmée mais non démentie, évoque une demande secrète de Madrid au FMI, le Fonds monétaire international, de… 280 milliards d’euros ! Les agences de notation américaines menacent de dégrader la note de l’Espagne, après Standard and Poor’s la semaine dernière, et répandent la rumeur que Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI faisaient plonger les places boursières. Le contraste est saisissant avec la Bourse américaine, très bien orientée lundi grâce à de très bons chiffres sur la reprise économique aux Etats-Unis, totalement artificielle et financée par le déficit abyssal de l’Etat américain, mais où la prévision de croissance a même été revue à la hausse par la Maison Blanche.

Avec le Portugal, l’Espagne est un des pays de la zone euro qui inquiète le plus les marchés. Ses déficits publics ont explosé en 2009 à cause de la crise financière, à 11,2% du PIB, et le gouvernement socialiste a promis un plan d’austérité pour les ramener à 3% en 2013. Certains investisseurs estiment que l’Espagne risque de suivre le même chemin que la Grèce, sauvée de la banqueroute par les pays de la zone euro et le FMI, qui ont promis une aide de 110 milliards d’euros sur trois ans.

Le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l’euro si l’Europe ne parvient pas à régler ses « problèmes institutionnels fondamentaux », dans la foulée de la crise grecque. Interrogé sur la radio BBC 4, il a estimé que le plan d’aide UE-FMI, assorti d’un plan d’austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l’ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : « les conditions apparemment excessivement dures imposées à l’Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion« , selon lui. Selon ce lapsus, l’idée de base des tacticiens américains, serait de précipiter l’Europe dans une  dépression qui disloquerait l’euro et accessoirement l’Union. « Quand on aura vu à quel point il a été difficile à l’Europe d’adopter une position commune pour aider un des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a des difficultés, il est probable que l’Europe aura encore plus de mal » à se mettre d’accord, a-t-il dit. Comme on lui demandait si cela signifiait la fin de l’euro, l’économiste a répondu : « C’est peut-être la fin de l’euro. Si l’Europe ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l’avenir de l’euro sera peut-être très bref« , a-t-il dit.

Manifestement le « général » Stiglitz ne sait pas à qui il s’attaque au travers de l’euro. Dans la Bible il est appelé le vainqueur des nations, alors je lui souhaite bien du plaisir…

Conseil de guerre le 7 mai.

Après les ministres des finances, ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro qui devraient se réunir vendredi 7 mai dans la soirée, lors d’un sommet extraordinaire à Bruxelles.

Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, a convoqué ses pairs pour « clôturer l’ensemble du processus » en faveur de la Grèce et tirer les leçons d’une crise qui a ébranlé l’Union monétaire. Paris et Berlin ont annoncé leur intention de faire des propositions communes, mardi, au sujet de la gouvernance de la zone euro. Une nouvelle réforme du pacte de stabilité et de croissance se profile : son volet préventif devrait être renforcé pour contraindre les gouvernements à économiser quand la conjoncture est bonne.

Le commandant en chef des armées, Nicolas Sarkozy a estimé lundi que le sommet de l’Eurogroupe convoqué vendredi devrait permettre de commencer à discuter des leçons à tirer de la crise grecque pour renforcer la gouvernance et la cohésion de la zone euro.

Déjà en Chine le président français avait dénoncé les tentatives de pression étrangère (Etats-Unis) sur la politique de change chinoise et préféré proposer à son homologue Hu Jintao de réfléchir avec lui à l’émergence d’un nouveau système monétaire international, (où l’euro serait en position dominante, il va de soit). La Chine et la France ont promis de coopérer à la mise sur pied d’un nouveau système monétaire international, que Nicolas Sarkozy veut mettre à l’ordre du jour du sommet du G20 qu’il présidera en 2011. Pour cela Nicolas Sarkozy a entrepris de s’atteler au ralliement de solides soutiens, à commencer par celui de Pékin. Il fallait pour cela solder les comptes de 2008, dont les bisbilles liées aux critiques françaises sur la politique chinoise au Tibet.

Faute de l’appui de la Chine, la France « ne peut pas agir beaucoup », souligne l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui fut l’un des émissaires de Paris au plus fort des tensions franco-chinoises. « Il a fallu que le président Sarkozy construise une relation personnelle avec le président Hu Jintao », explique le sénateur, qui est du voyage. « Maintenant ils se connaissent bien. Donc je pense que pour la présidence française du G20, la Chine sera un allié solide du président Sarkozy. » Cette stratégie semble avoir porté ses premiers fruits.

La refonte du système financier international, pour laquelle milite la France, doit mettre l’accent sur le renforcement de la régulation des marchés, la réforme des institutions financières et celle du système monétaire international, a dit le président chinois, Hu Jintao, à l’issue d’un entretien avec son homologue français, en visite d’Etat en Chine. « La Chine soutient la France dans l’organisation du sommet du G20 de l’année prochaine« , a-t-il ajouté. Pendant que les US pilonnent l’euro, Sarkozy met doucement, mais sûrement, sa grosse Bertha sur les rails et prépare des coups très durs pour le dollar.

Vers une gouvernance économique européenne.

La crise grecque est un nouveau tremplin pour l’Europe, qui devra se pencher sur la création d’un gouvernement économique et réformer le pacte de stabilité de l’euro, estime la ministre française de l’Economie Christine Lagarde.

Dans une interview publiée par Le Monde lundi, au lendemain de l’accord européen sur l’octroi de 110 milliards d’euros de prêts de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) à la Grèce, Christine Lagarde estime qu’il faut tirer les leçons de cette crise qui a été gérée avec difficulté par l’UE.

« Cela va nous conduire à réfléchir avec l’ensemble de nos partenaires et notamment avec nos amis allemands sur le gouvernement économique, la convergence économique et la réduction des écarts économiques« , estime-t-elle.

« Soit on est sérieux et on construit ensemble, soit tout cela n’aura été un feu de paille », ajoute-t-elle en reconnaissant que les Européens ont « tâtonné » parce que rien n’était prévu dans les traités européens pour gérer cette crise.




Victoire d’Athéna Nikè

2052010

Le temple d’Athéna Nikè fut le premier temple ionique de l’Acropole érigé au Ve siècle av. J.-C. en l’honneur de la déesse de la victoire, Athéna Victorieuse. Rappelant ainsi que la déesse vierge est avant tout une déesse guerrière. Un accord a été conclu samedi soir entre le gouvernement grec, l’UE et le FMI sur l’aide financière à la Grèce, sauvant ainsi le pays d’une faillite programmée et confirmant le rôle de bouclier monétaire que représente l’euro frappé de la couronne mariale.

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Le Parthénon aussi appelé « Temple de la Vierge », d’Athéna Parthénos (= Athéna Vierge), et qui fut même dédié à la vierge Marie au VIème siècle, a une fois de plus joué son rôle de déesse de la guerre dans la bataille monétaire du moment. Les adorateurs d’Athéna ne pénétraient pas dans le Parthénon pour s’y livrer à des sacrifices : ceux-ci avaient lieu à l’extérieur. A l’intérieur du temple se dressait une imposante statue de la déesse guerrière, à l’armure d’or et à la chair d’ivoire. Les parures d’or de la déesse étaient amovibles et servaient de réserve monétaire en cas de guerre. Cet or sacré n’était utilisé qu’en cas d’extrême nécessité, d’une certaine manière, la déesse vierge de la guerre se mettait à nue pour protéger son peuple. Une fois de plus Lilith, la reine du ciel masquée derrière l’image trompeuse de la vierge, est venue au secoure de ‘son’ Union européenne en déversant les subsides monétaires frappés de son image, pour sauver la Grèce de la faillite. Il n’y a rien de neuf sous le soleil…

Article connexe : http://schoenel.unblog.fr/le-rappel-de-bale-9/

 

Angela Merkel victime collatérale de la crise grecque.

La manière dont la chancelière allemande a géré la crise grecque suscite de nombreuses critiques. Même dans son propre pays, où sa prudence puis son récent revirement pourrait lui coûter cher politiquement. Sous la pression conjointe du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), Angela Merkel a finalement consenti, mercredi, à apporter son soutien à  la Grèce, en proie à sa plus grave crise depuis l’adoption de l’euro. Elle a « joué au pompier pyromane », estime Caroline de Camaret, spécialiste FRANCE 24 des questions européennes. Un point de vue largement repris et développé dans la presse allemande. « Merkel responsable dans la crise de l’euro », titre, jeudi, le journal « Frankfurter Allgemeine », pourtant politiquement proche des chrétiens-démocrates de la CDU, le parti de la chancelière.

Le poids de l’Allemagne dans le concert européen des nations en a également pris un sacré coup. « Dans cette histoire, le gouvernement dilapide tout l’héritage européen de l’Allemagne », tranche, de son côté, le quotidien de gauche « Suddeutsche Zeitung ». « N’oublions pas que l’Allemagne, grande puissance exportatrice, dépend beaucoup du marché européen qui est de plus en plus affecté », ajoute Caroline de Camaret. Mais ce qui est perdu par l’un est repris par l’autre.

Sarkozy en chef de guerre

Exacerbée sur les marchés par une dévaluation du pays par l’agence de notation SP, la crise grecque a cette semaine fait trembler la zone euro et toute l’UE avec elle. Un choc qui a poussé les dirigeants à s’entendre sur une stratégie quasi militaire face à l’urgence du moment. On décrète la mobilisation générale, on organise la défense, soigne les blessés et prépare la riposte.

Paris s’en est pris aux agences de notation, en partie responsables de l’affolement des marchés cette semaine. En Chine le président français a assuré que les pays de la zone euro sauraient y faire face et que l’entente entre la France et l’Allemagne sur le sujet était « parfaite ». Pour lui, il s’agit avant tout d’une crise de spéculation contre la monnaie unique européenne et non contre la Grèce, considérée par les marchés comme le point faible de la zone euro et qui a demandé l’activation d’un plan d’aide européen.

« Nous ne laisserons pas la spéculation agir à son gré pour déstabiliser tel ou tel pays », a-t-il déclaré à des journalistes à l’issue d’un entretien avec le président de l’Assemblée nationale populaire, Wu Bangguo. « Dans cette affaire, il ne s’agit pas seulement de la Grèce, il s’agit de l’euro, c’est-à-dire de notre monnaie commune. Nous y sommes très attachés. Cela crée des obligations et un devoir de solidarité. Nous assumerons », a-t-il ajouté. Il a assuré que la France était « totalement déterminée » à soutenir l’euro et la Grèce et avait pris ses dispositions. « Le plan défini par l’Europe sera appliqué de façon importante », a ajouté le président français

De retour de Chine, Nicolas Sarkozy a tenu à s’afficher samedi à la pointe du combat pour le sauvetage financier de la Grèce et la défense de la zone euro en présidant une réunion de travail et en affichant son entente sur ce dossier avec Angela Merkel. A peine descendu de son Airbus, le chef de l’Etat a d’abord fait le point au téléphone sur la mise en oeuvre du plan de soutien de l’Union européenne (UE) avec la chancelière allemande, qui constitue le principal frein aux efforts déployés par Bruxelles pour secourir Athènes. Il a également promis pour « les prochains jours » une série d’initiatives des deux poids lourds de la zone euro pour y renforcer les « mécanismes de surveillance », accélérer « la lutte contre la spéculation » ou améliorer « la transparence des produits dérivés ».

De facto Sarkozy s’impose désormais comme leader à la pointe du combat pour la monnaie unique à l’image de la reine du ciel. L’arbre de la connaissance du bien et du mal représenté sur la pièce française enfonce ses racines spirituelles toujours plus profondément dans les terres de l’Union.




Une mer d’huile pour le décompte de l’Omer

1052010

Le moins que l’on puisse dire est que le décompte de l’Omer cette année est pour le moins particulier et c’est un euphémisme. Comme je fais parti des très rares chrétiens qui comptent le temps selon les termes bibliques, c’est-à-dire en respectant le shabbat et les fêtes de l’Eternel, je me plais à superposer les évènements eschatologiques avec ces mêmes fêtes. Si je pose la question aux lecteurs de ce qu’est le décompte de l’Omer, je suis certain que presque personne ne sait de quoi il s’agit, non ?

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Ecobuage après la moisson.

Le décompte de l’Omer est la période qui s’étend de Pessa’h à Chavouot et est appelée dans le judaïsme la période de l’Omer. Ce terme désigne d’abord la gerbe dont l’offrande marque le début de cette période : « Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous amènerez au prêtre une gerbe (omer), prémices de la moisson. » (Lv 23,9).  La symbolique du rituel des gerbes ne se comprend que si on la projette dans le temps où Jésus-Christ à accomplit toutes choses. 1 Corinthiens 23  mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. 24  Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Sans entrer dans un développement trop important, on peut résumer les choses ainsi : Christ, comme semence divine est mort à Pessa’h et mis en terre pour donner beaucoup de fruits, ‘mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts’. Les baptisés en Jésus-Christ sont les prémices de la moisson divine, d’autant plus que sa sainteté provient du grain originel mis en terre à Pessa’h, ‘et si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi’. Ainsi ce qui vit par l’Esprit est reconnu du Père céleste comme lui appartenant, car étant de même nature divine que le Fils. C’est le sens spirituel donné au décompte de l’Omer qui se termine à la Pentecôte, jour de naissance de l’Epouse de Christ. C’est limpide non ?

Je me permets cette petite introduction, car depuis Pessa’h (Pâque), l’actualité est pour le moins curieuse. Ciel de cendres et mer d’huile pour les calamités naturelles qui s’enchaînent, et bataille de l’atlantique en occident, contre union sacrée au levant. De manière concomitante le divorce entre l’Europe catholico-romaine et l’Amérique protestante est consommé dans une meurtrière guerre monétaire, alors que au même moment, le grand chanoine de France scelle une nouvelle alliance en Asie avec la Chine. Il y a une nette dichotomie désormais entre l’Epouse de Christ qui représente les prémices du Seigneur et la chaume (la paille) qui est rassemblée pour être brûlée comme l’annonce les écritures. Malachie 4:1  Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, Dit l’Eternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau. Il est des temps dont on se souviendra, et le décompte n’est pas encore achevé… Mais revenons à l’actualité du jour.

 

Hussein Obama engagé dans une nouvelle guerre du golfe.

Pour la troisième fois, les Etats-Unis sont en guerre dans le golfe à cause du pétrole. Mais cette fois la guerre est sur ses frontières. Suite à la destruction d’une plate-forme pétrolière au large de la Louisiane, une gigantesque marrée moire est en formation, que des vents impétueux  poussent inexorablement vers le rivage. Face au désastre le président décrète la mobilisation générale.

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La marée noire a atteint hier les côtes de Louisiane. Pour tenter de freiner l’inéluctable avancée de la nappe de pétrole, l’armée américaine a envoyé des barrages flottants supplémentaires et a déployé dans la région deux avions chargés de produits chimiques qui doivent permettre d’aider à disperser la nappe immense. La marine a mis à la disposition des garde-côtes sept systèmes de pompage. La Louisiane se préparait hier à envoyer des bateaux, des véhicules tout-terrain militaires et quelque 6000 soldats dans les zones les plus touchées. La météo n’aide pour l’instant pas les sauveteurs. Comme l’expliquait hier dans nos colonnes le scientifique Ivor van Heerden, les vents violents poussent le pétrole vers les côtes et rendent les barrages flottants moins efficaces.

Quelque 800000 litres de pétrole s’échappent chaque jour du puits de l’abîme creusé par la plate-forme qui a coulé le 22 avril. Après les échecs des tentatives de colmatage par des robots, BP mise désormais sur l’installation d’un couvercle sous-marin. Mais la construction et la mise en place d’une telle infrastructure vont prendre plusieurs semaines. Le Congrès américain a aussi autorisé BP à utiliser des produits chimiques près des trois fuites identifiées pour tenter de disperser le brut. Cette catastrophe environnementale – dont l’ampleur pourrait dépasser celle de l’Exxon Valdez en 1989 – a des conséquences pour l’administration Obama. Alors que le président avait annoncé à la fin du mois de mars sa décision de développer les forages en mer, il a annoncé hier qu’il gelait la distribution de nouveaux permis tant que la sécurité n’était pas renforcée. Ces efforts ne suffisent pas à calmer les élus opposés aux forages en haute mer. Le sénateur Ben Nelson, un démocrate de Floride, a annoncé dans une lettre à Obama qu’il proposerait un projet de loi pour empêcher l’ouverture de nouvelles installations offshore.

De plus comme l’incendie de Los Angeles l’année dernière, la progression de la nappe est exponentielle et a  triplé en moins de deux jours. L’analyse des images prises par satellite montre que la marée noire s’étend plus vite que prévu, a expliqué Hans Graber de l’Université de Miami. Jeudi, la superficie de la nappe de pétrole était estimée à environ 3.000 kilomètres carrés. Vendredi en fin de journée, elle atteignait quelque 9.900 kilomètres carrés. Quatre Etats, la Louisiane, la Floride, l’Alabama et le Mississippi ont décrété l’état d’urgence.

Une petite info éco pour fêter le premier mai. Après les 7 banques en faillite de la semaine dernière, en voilà 7 de plus qui laissent une ardoise de 7 milliards à la FDIC l’assurance des banques en faillite. Encore un net signe de reprise qui souligne la croissance soutenue aux Etats-Unis. J’en vois qui souris….

 







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