Le G vain de Toronto

26 06 2010

Les deux Babylone, l’Amérique financière et la Bête européenne se retrouvent pour un nouveau sommet, aussi inutile que les précédents. Alors comme d’habitude encore un G vain en perspective, mais qui aura cette fois le mérite de souligner le clivage prononcé des deux Babylone.

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Le G vain de Toronto dans politique clip_image001Dans la bataille sur la stratégie économique, qui fait rage au sein des pays du G8/G20, réunis à Toronto, Nicolas Sarkozy se range clairement du côté de Barack Obama, hostile à des plans de rigueur précipités. «Pour la France, la consolidation budgétaire est une nécessité à long terme [...] le retrait du stimulus doit se faire à partir de 2011, de manière progressive, selon la situation de chacun», confie une source européenne. Dans ce débat, Nicolas Sarkozy tient à se distinguer de ses partenaires européens. Il ne veut pas se précipiter, accordant la priorité à la réforme des retraites. Si les marchés n’étaient pas si vigilants, il ferait volontiers sienne la mise en garde de Barack Obama : «n’en faites pas trop en 2010… ni en 2011 ».  Sa priorité absolue est avant toutes choses sa propre réélection. Après, comme la constitution l’y oblige désormais, il ne pourra plus se représenter et il aura les mains libres pour faire mieux que tous les autres membres de l’Union européenne, afin d’assainir le déficit français et prescrire une cure d’austérité mémorable à la France. Stratégie nécessaire pour se hisser à la tête de l’Union européenne cette fois-ci, en faisant la démonstration de ces capacités de dirigeant qui va au bout des choses quand cela sert ses intérêts personnels. Mais laissons, cela pour nous fixer sur l’inutile comédie du moment.

En moins de deux ans, les menaces qui pèsent sur l’économie mondiale ont changé de visage.  Le premier G20, réuni en novembre 2008 sous la pression de la crise financière, avait pour unique ambition de sauver le système financier d’une débâcle historique en injectant des milliards de dollars et d’euros dans les banques et dans l’économie.  Le sommet qui se tient ce week-end, à Toronto s’est donné une tout autre mission : sortir le plus rapidement possible de la situation d’endettement dans laquelle la totalité des pays industrialisés s’est enfoncée sans provoquer un dangereux marasme économique. Face aux Américains et accessoirement Sarkozy, Allemands et Britanniques se posent au G8 en défenseurs inébranlables de la rigueur. «Une croissance soutenable ne peut pas résulter d’une politique budgétaire basée sur l’endettement !» répète Angela Merkel . «Nos finances publiques sont dans un tel état, que nous n’avons d’autre choix qu’un ajustement très fort», se défend David Cameron.

Le président Obama après avoir ouvert les hostilités sur l’euro, par l’intermédiaire des agences de notation américaine, se retrouve pris au piège de la rigueur européenne, la France exceptée pour le moment. Il faut faire preuve d’énormément de cynisme pour réclamer des mesures plus souples en Europe, quand on a été si dur pour couler l’euro un mois plus tôt. Désormais la fuite en avant dans la dette et les déficits permanents seront du seul fait américain, car tous les pays européens sont debout sur les freins budgétaires maintenant. De toute façon le calme monétaire apparent du moment, relève plus d’une situation météorologique qui nous place dans l’œil du cyclone, que du retour au beau temps. Le simple fait de la poursuite vers le gouffre abyssal de la dette américaine, va vite ranimer la guerre monétaire contre l’euro.


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