Crise de foi

10 12 2010

On peut s’interroger sur la nature des maux dont souffre la planète, douleurs néphrétiques ou contractions aigües, toujours est-il que le monde reste plié en deux sous la douleur.

2008 crise financière >>> 2009 crise économique >>> 2010 crise monétaire >>> 2011 grand beau temps…

L’Amérique pratique la publication de chiffres énormes comme un sport national. Ceux que publie le Daily Beast reprenant ABC news sont un coup de poing: 42 millions d’Américains  ne peuvent se nourrir sans aide et recourent aux food stamps (cartes alimentaires subventionnées). D’autant que le ministère de l’Agriculture qui mesure ce chiffre depuis 1995 a constaté son explosion depuis 2008. En un an, 10 millions de personnes en plus dans les banques alimentaires ou magasins dédiés. Qui eux-mêmes remarquent que ces nouveaux clients ont descendu l’escalier social sans avoir jamais pensé que cela pouvait même les concerner. Victimes de la crise, leur nombre ne peut qu’augmenter avec les prévisions de hausse des prix du secteur alimentaire en 2011.

Dans le même temps : Bill Gates et Warren Buffett ont lancé une campagne pour convaincre 400 milliardaires américains de donner la moitié de leur fortune à des œuvres de charité, à des fondations…

richpoor.jpg

Personnellement je considère que les choses sont devenues tellement grossières et caricaturales que seul un puissant esprit de mensonge et de séduction peut produire ce genre de situation. Car on est plus dans la plus stupide des bêtises possible, mais dans l’aveuglement total.  Malgré les expulsions par millions pour sauver les banksters et maintenant la distribution par millions de bons alimentaires pour perpétuer l’ignominie du born again christian George Bush qui avait fait voter des déductions fiscales que pour les plus riches.

Ap 3 : 15  Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! 16  Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. L’Amérique est vraiment devenue l’archétype de l’Eglise riche pécuniairement et ruinée spirituellement. La plus belle expression de ce vomi spirituel est le Tea Party, mélange de télé-évangélistes millionnaires  et de marchands d’armes corrompus qui s’associent pour gagner des élections. C’est la plus sinistre farce politique de ce nouveau siècle: les Républicains prennent le contrôle de la Chambre des Représentants et gagnent des sièges au Sénat, portés par une vague populiste qui n’en peut plus du statu quo et des rentes de situation pour quelques-uns à Washington. Aussitôt installés, ils oublient ceux qui les ont portés au pouvoir et décident donc de prolonger les réductions d’impôts pour les plus riches des Américains et non pour les plus modestes.

Barack Obama, à la recherche d’un compromis avec les Républicains (qui, eux, n’en veulent surtout pas), a proposé que la réduction d’impôts s’applique à tous ceux qui gagnent jusqu’à 1 million de dollars par an, soit trois fois plus que le seuil qu’il avait initialement proposé (250.000 dollars). Pour ceux qui n’accepteraient pas cette limite mise sur la table par 44th, les Démocrates ont concocté une étiquette qu’ils espèrent bien collante dans le dos de leurs adversaires: « Tax cut for millionnaires ». La phrase pourrait faire aussi mal que le « death tax » (l’impôt de la mort ») que le GOP avait trouvé pour qualifier les droits de succession au niveau fédéral. Pour le moment, les Républicains présentés souvent comme des fondamentalistes chrétiens, ne veulent pas entendre parler d’une élimination ou même d’une réduction de la déduction fiscale que George Bush avait fait voter pour les plus riches. Dans un même temps, le GOP a refusé de prolonger l’extension des indemnités chômage de longue durée pour 2 millions d’Américains.  Les Démocrates ont donc décidé de soumettre les deux mesures au vote: l’une pour ne pas prolonger la réduction d’impôts de W., et l’autre pour prolonger les indemnités chômage. On patauge dans le vomi !

Mais revenons à la cerise sur le gâteau de vomi, «The Giving Pledge». Tout est parti d’un banal dîner entre milliardaires organisé il y a plus d’un an. Warren Buffett et Bill Gates, les deux plus grandes fortunes américaines, lancent l’idée d’un mouvement réunissant les personnalités les plus riches des Etats-Unis qui s’engageraient à donner au moins la moitié de leur fortune pour des causes caritatives. Baptisé «The Giving Pledge» (la promesse de don), le mouvement prend forme l’été dernier. Le mouvement fait boule de neige. Dix-sept nouveaux milliardaires viennent de rejoindre le mouvement, parmi lesquels le co-fondateur d’AOL Steve Case, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg, le financier Carl Icahn ainsi que Michael Milken, l’ancien cadre dirigeant de Wall Street qui fut emprisonné pour avoir enfreint la législation sur les valeurs.

On assiste en ce moment à la plus incroyable captation de pouvoir par l’oligarchie américaine, qui ne se contente plus de contrôler les médias ou les politiques, mais s’investit massivement dans la vertu et la morale, dont les règles étaient jusqu’à ce jour, clairement définis dans la Bible, pour en bouleverser les valeurs jusqu’à les rendre caduques.

Les fondations ont toujours été populaires aux États-Unis. Elles permettent aux riches de mettre leur fortune à l’abri de l’impôt et de s’afficher comme de généreux donateurs. L’éducation a toujours été une des priorités des fondations américaines. Mais selon Diane Ravitch, auteure de The Death and Life of the Great American School System, la mission et le fonctionnement des fondations a changé au cours des dernières années.

À la différence des fondations Ford, Rockefeller, Carnegie, qui se contentaient d’accepter ou refuser les projets qui leur étaient soumis, les nouvelles fondations veulent imposer leurs choix idéologiques et politiques à la société. Ces individus, que le néolibéralisme a permis de placer au-dessus des Etats démocratiques grâce notamment à un jeu démocratique totalement faussé par le déséquilibre croissant de la distribution des richesses que l’impôt devait corriger et qu’il ne fait plus, se préparent la voie et la voix pour justifier l’obsolescence de ces mêmes Etats désormais exsangues et endettés, incapables de contenir ou d’enrayer, épidémies, famines ou pauvretés, avant bien sûr de nous proposer, avec abnégation et contrition, de les remplacer.

Ils ne sont que les icônes bien mises d’une idéologie qui vise avant tout à délégitimer la représentation du collectif au profit de celle de l’individu, mais pas tous les individus, ceux qui ont réussi exclusivement, membre de leur cercle, à la fois donateurs et donataires, pour faire oublier leur existence d’appropriation gargantuesque. Aujourd’hui ils ne captent plus seulement les valeurs qui leurs étaient traditionnelles, comme le marché ou l’argent, la politique ou les médias, mais ils entrent dans le royaume des cieux avec leur arrogance superbe de demi-dieu sauveur. Aujourd’hui ces renards peuvent se vanter d’être très malin, mais il reste une Parole qui leur résiste par la pureté d’un auteur, qui lui est réellement désintéressé Mt 8:20  Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21124


Actions

Informations



Laisser un commentaire




Aumônerie 5ème de soisy / s... |
Romane à Quimper |
Salem alikoum |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Eazy Islam
| Josue
| Passion Templiers