De l’Eden à Edom

13 01 2011

J’ajoute quelques éléments de réflexions au sujet de Guermamia. A chacun de développer son sens spirituel en puisant dans la puissance de l’Esprit-Saint la compréhension du Verbe.

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Si on a compris un minimum de choses dans le principe de base de la lecture biblique, on sait aujourd’hui, ou on devrait savoir, dans la grande famille des enfants de Dieu, que ce que le Livre décrit dans des mots simples, couvre souvent une réalité plus profonde et complexe. Pour prendre tout son sens, la Parole divine doit être révélée, car elle est esprit et vie, c’est la nourriture de ceux qui veulent croître spirituellement. Il y a des ‘briques’ de pensées fondamentales qui sont posées dès le début de la Bible, des premiers jours de la création à l’Apocalypse. Une étude approfondie vous apprendrait que l’image des premiers se superpose au second qui est son développement, ainsi l’allégorie devient la forme primaire de la pensée divine, qui se révèle uniquement par l’action du Saint-Esprit. 

Tout développement dans l’Histoire de l’humanité, repose donc sur ce qui est posé en fondement au commencement. Les sept jours de la création posent un schéma directeur général, puis comme dans un jeu de poupées russes, on affine la profondeur du Verbe en peaufinant par touches successives. Des 7 jours de la création on peut extraire du sixième le principe de la divinité exprimé dans l’homme, puis de l’homme par sa semence on développe la chose par les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, chacun révèle un type de la nature divine, le Père, le Fils et l’Esprit. On peut faire la même chose pour comprendre comment l’adversaire, le diable, est révélé dans la Bible. Je profite de l’opportunité qui m’est offerte par l’Etude de Guermamia, pour approfondir le débat.

Dans l’étude de Guermamia on apprend qu’Edom par la descendance d’Esaü (Essav) représente l’adversaire par excellence d’Israël. Cela prend toute sa dimension avec l’éternel combat entre Amalek et Israël, au point qu’aujourd’hui le judaïsme considère cela, à juste titre, comme le combat entre le bien et le mal. Une multitude d’études bibliques traitent de ce sujet. Mais il ne s’agit que d’une brique de connaissance qui s’intercale entre deux autres, pour faire court. L’antagonisme entre le bien et le mal par le biais de deux frères issus d’une naissance gémellaire, commence en fait dès le début dans le jardin d’Eden.

Genèse 3 : 13  Et l’Eternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. 14  L’Eternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15  Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. 16  Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.

La première brique conflictuelle est posée, ici. Le diable est maudit et abaissé en dignité. Pour se redresser il lui faut un support, l’homme, ou plutôt la femme comme épouse mystique. L’association épouse mystique et serpent donne l’arbre de la connaissance, alors que si l’épouse s’unit à Dieu, cela produit l’arbre de vie. Comme séparateur entre les parties, l’Eternel place la haine. Cela signifie que si la femme (les nations) décide d’aller vers le serpent, elle produira de la haine contre elle et une succession de malheurs comme des guerres, maladies, famines, etc… Jamais aucun royaume ne produira durablement la paix, c’est impossible, car cela est clairement écrit ici.   

Concernant la semence, comprenez la postérité, le même fondement est établit. La haine est placée entre la semence divine et celle du serpent, les fils de Dieu et les religieux. Dès qu’il y a rapprochement, le conflit éclate. Les fils de Dieu combattrons toujours l’idolâtrie et le paganisme représentés par la tête (le raisonnement) du serpent, mais les religieux les combattrons toujours par les armes, car inférieur en esprit. C’est l’image de la blessure du talon, Ici on renvoie directement au conflit perpétuel entre Esaü et Jacob, car Jacob vient de aqab qui signifie « talon » et Esaü sera nommé Edom Ge 25:30. C’est l’image du conflit entre le peuple de Dieu et le monde.

Mais la guerre débuta bien avant Esaü et Jacob. Cela commence dans le verset 16. La racine raboh, multiplier, est répété deux fois comme le mot etseb, la douleur, la peine et l’affliction. Le terme hébraïque qui rend compte de la multiplication des souffrances en exprime aussi l’intensité. Tu seras puni par là où tu as péché. Comme tu as connu l’extase dans la luxure, tu connaîtras l’affliction dans la souffrance de ton ventre. Tu voulais un fils, j’en augmenterai le nombre, tu auras deux fils, des jumeaux qui se haïront et vivront dans l’inimitié. Caïn et Abel. Leur histoire est la démonstration de ce qui est écrit dans le chapitre précédent.

Nous avons donc eu un développement entre les deux naissances gémellaires. L’un sera entre deux générations (Caïn et Abel) et l’autre entre deux peuples (Esaü et Jacob). La génération des patriarches d’Adam à Abraham couvre 2000 ans, puis vint celle d’Israël, d’Abraham à Jésus, encore 2000 ans. Puis de Jésus à nos jours encore 2000 ans, une période appelée le temps des nations. Les enfants de Dieu issus des nations sont greffés en fait sur l’olivier franc et forme spirituellement l’Epouse mystique du Christ. Au terme des jours, Juifs et chrétiens ne forment qu’un peuple en Christ. Ces 6000 ans représentent les 6 jours de la création. Je résume au maximum.

Mais si le royaume de Dieu est établit au septième jour, que reste-t-il d’Edom ? Il ne disparait pas, mais trouve sa place définitive en Esaïe 34 : 1  Approchez, nations, pour entendre ! Peuples, soyez attentifs ! Que la terre écoute, elle et ce qui la remplit, Le monde et tout ce qu’il produit ! 2  Car la colère de l’Eternel va fondre sur toutes les nations, Et sa fureur sur toute leur armée : Il les voue à l’extermination, Il les livre au carnage. 3  Leurs morts sont jetés, Leurs cadavres exhalent la puanteur, Et les montagnes se fondent dans leur sang. 4  Toute l’armée des cieux se dissout ; Les cieux sont roulés comme un livre, Et toute leur armée tombe, Comme tombe la feuille de la vigne, Comme tombe celle du figuier. 5  Mon épée s’est enivrée dans les cieux ; Voici, elle va descendre sur Edom, Sur le peuple que j’ai voué à l’extermination, pour le châtier. 6  L’épée de l’Eternel est pleine de sang, couverte de graisse, Du sang des agneaux et des boucs, De la graisse des reins des béliers ; Car il y a des victimes de l’Eternel à Botsra, Et un grand carnage dans le pays d’Edom, 7  Les buffles tombent avec eux, Et les bœufs avec les taureaux ; La terre s’abreuve de sang, Et le sol est imprégné de graisse. 8  Car c’est un jour de vengeance pour l’Eternel, Une année de représailles pour la cause de Sion. 9 Les torrents d’Edom seront changés en poix, Et sa poussière en soufre ; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. 10  Elle ne s’éteindra ni jour ni nuit, La fumée s’en élèvera éternellement ; D’âge en âge elle sera désolée, A tout jamais personne n’y passera. 11  Le pélican et le hérisson la posséderont, La chouette et le corbeau l’habiteront. On y étendra le cordeau de la désolation, Et le niveau de la destruction. 12  Il n’y aura plus de grands pour proclamer un roi, Tous ses princes seront anéantis. 13  Les épines croîtront dans ses palais, Les ronces et les chardons dans ses forteresses. Ce sera la demeure des chacals, Le repaire des autruches ; 14  Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages, Et les boucs s’y appelleront les uns les autres ; Là le spectre de la nuit (Lilith) aura sa demeure, Et trouvera son lieu de repos ; 15  Là le serpent fera son nid, déposera ses œufs, Les couvera, et recueillera ses petits à son ombre ; Là se rassembleront tous les vautours. 16  Consultez le livre de l’Eternel, et lisez ! Aucun d’eux ne fera défaut, Ni l’un ni l’autre ne manqueront ; Car sa bouche l’a ordonné. C’est son esprit qui les rassemblera. 17  Il a jeté pour eux le sort, Et sa main leur a partagé cette terre au cordeau, Ils la posséderont toujours, Ils l’habiteront d’âge en âge.

C’est l’unique passage où le nom du serpent est précisément nommé, LILITH, et pour cause, car il est placé dans un royaume dont les flammes dureront toujours, celles de l’enfer. Toutes les grandes images bibliques se retrouvent dans ce texte qui révèle quel sera le sort de ceux qui forment Edom (la rouge), du pourpre cardinal à l’écarlate des bannières, les destins sont scellés par le choix et l’appartenance des semences de l’humanité qui forment pour les uns l’Arbre de vie, et pour les autres celui de la connaissance du bien et du mal. Je profite du sujet de Guermamia pour rappeler combien il est important de comprendre le sens caché des choses bibliques.   


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2 réponses à “De l’Eden à Edom”

  1. 13 01 2011
    Paty (18:33:46) :

    Merci pour ce texte c’est toujours un plaisirs de vous lire homme de Dieu pour moi qui suis née de nouveau le 6juin 2009.Je remercie le Seigneur de m’avoir guider sur votre blog car cela est bon pour mon cheminement gloire à Dieu QDVB fraternellement.Paty

  2. 16 01 2011
    deux ou trois (13:06:43) :

    Merci frère pour cet article enrichissant et courage à vous Paty, « la nouvelle-née du Seigneur ». Le Bon Berger est en vous, dans votre barque. Merci pour ce blog, frère. Que Dieu vous bénisse et vous éclaire. F et M

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