Une grande figure de la chrétienté s’éteint

29042011

Le 27 avril, David Wilkerson a été tué dans un accident de voiture. Alors qu’il roulait sur une route du Texas, il s’est déporté sur la voie de droite et a percuté un camion-remorque. Celui-ci a bien essayé d’éviter la voiture mais l’a percutée à l’avant. Il semble que le pasteur soit décédé sur le coup. Son épouse, Gwen Wilkerson, était aussi dans la voiture. David Wilkerson avait 79 ans, quatre enfants et onze petits-enfants. David Wilkerson est le fondateur de Times Square Church à New York. Il a débuté son ministère dans cette ville en témoignant de sa foi en Jésus-Christ auprès des gangs de rue et des toxicomanes. Il a établi les centres Teen Challenge (Défi Jeunesse) qui viennent en aide aux jeunes en difficulté dans plus de 1000 villes mondialement. Il a également fondé World Challenge en 1971, un ministère d’évangélisation mondial et un organisme chrétien qui accomplit une œuvre missionnaire et humanitaire auprès de millions à travers le monde.

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Son livre, « La croix et le poignard », traduit dans plus de 30 langues, est un des livres chrétiens les plus lus de l’histoire. Il y a plus de 30 ans j’ai personnellement assisté à une conférence de Nicky Cruz qui parcourait l’Europe pour faire son témoignage. Je le considère comme le dernier grand homme de Dieu d’Amérique et avec sa mort c’est une page de l’histoire religieuse de ce pays qui se tourne définitivement. C’est le dernier pilier du grand Réveil pentecôtiste que le Seigneur reprend brutalement à Lui et la dernière voix prophétique d’ampleur qui s’éteint. Parce qu’il s’était engagé, par obéissance pour son Maître, dans le dur chemin des prophètes des derniers jours, il fut décrié et souvent traité d’oiseau de mauvaise augure. Mais c’est aussi cela qui a fait de lui une figure de proue de l’évangélisme mondial.

Pendant ma retraite à l’écart pour pâques, curieusement on avait emmené avec nous, son livre intitulé « la Vision ». Une prophétie terrifiante sur le jour du jugement que nous commençons déjà à vivre. Maintenant qu’il est mort, je comprends que ce n’est pas de son vivant que ces choses terribles prendront toutes leurs mesures, mais c’est pour la génération qui le suit. Les pseudo-chrétiens et simili-pasteurs des mégachurches vont enfin pouvoir se développer tranquillement sans problème de conscience, et accompagner par leurs stériles acclamations la montée inexorable de la vague antéchrist qui submerge le monde. En le mettant en terre, c’est une époque révolue que l’on enterre et une gloire passée qui s’inscrit dans le grand livre de la foi.

Les hommes que Dieu envoie  sont parfois considérés comme des signes divins.  Jésus a été dans ce sens un signe de Dieu : le serviteur de l’Eternel, appelé « le germe », dans le passage ci-dessous. Ecoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe. Zacharie 3:8 Assurément, David Wilkerson aura été un signe pour sa génération et comme tel il annonce un changement dans les temps. Il en fut de même avant lui, avec William Branham qui mourut aussi tragiquement dans un accident de voiture. Un an plus tard débuta la guerre des six jours et Jérusalem réunifiée ne fut plus foulée par les nations. Ces grands hommes de Dieu américains, furent amenés dans les derniers jours de leur mission à agir comme des prophètes dont les visions étaient troublées par le fait qu’elles ne leurs étaient pas destinées directement.

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Leurs jugements furent altérés, car ils crurent agir comme les derniers témoins de leur génération avant le retour du Seigneur. Avec l’expérience, désormais je sais que plus on est éloigné de l’accomplissement d’une prophétie et plus le sens de la vision qui l’induit parait de manière trouble. L’analyser et la traduire peut conduire à de graves dérives. Ce fut notamment le cas de William Branham qui alla bien au-delà de la tâche qui fut la sienne, mais c’est par excès de zèle et surtout parce qu’il pensait être celui qui précédait le retour du Christ. Mais ce n’est pas parce qu’une vision est trouble que le serviteur qui la reçoit est aveugle, loin de là, bien au contraire. Wilkerson et Branham sont pour moi de la même trempe et signe une génération de pasteurs-prophètes américains qui s’achève aujourd’hui. Ces hommes ont toute leur vie dénoncé une Amérique qui se corrompait en se détournant de plus en plus de l’évangile qui fut un des fondements de cette Nation. Ils furent aussi un signe pour les nations, car c’est en plein printemps arabe et le jour de la mort de David Wilkerson, que les terroristes du Hamas et Abbas se réconcilient pour certainement autoproclamer un Etat palestinien l’année prochaine, avec le soutien de l’Europe et du Vatican. Désormais un temps nouveau commence.

David Wilkerson fut l’une des rares voix prophétiques que je reconnaisse personnellement comme telle. Ses messages sont puissants, décapants, sans compromission, et c’est pourquoi beaucoup aujourd’hui ne l’aiment pas et l’accusent d’être un « prophète de malheur ». http://www.spcm.org/wilkerson.php L’Eglise devrait prendre au sérieux ses avertissements sur la dépression économique qui vient ainsi que sur les catastrophes mondiales que l’on pressent déjà venir. Leonard Ravenhill déclarait à son propos : « On me pose souvent la question suivante: David Wilkerson est-il un prophète? Eh bien, pas selon la classification de l’Ancien Testament, mais il en est sûrement un dans le cadre du Nouveau Testament. Je soutiens que Dieu l’a établi comme sentinelle sur notre nation (les Etats-Unis). [David] voit l’Eglise de Jésus-Christ blessée, violée et pillée; il sonne la trompette de Dieu pour nous faire voir le péché et l’incrédulité qui ont provoqué cette situation.(…) Un jour, je l’ai vu entrer dans mon bureau en chancelant; ses lèvres tremblaient et les larmes remplissaient ses yeux pendant qu’il me disait: ‘Len, c’est à peine si j’ose mettre sur papier et publier le message que le Seigneur m’a donné’. Il l’a fait quand même, et je dois dire que j’en suis extrêmement heureux. » Avec ses cheveux grisonnants, David Wilkerson est un homme de Dieu désespérément brisé par la condition de l’Eglise. Le message qu’il nous livre ces dernières années est celui d’un appel à la sainteté et à la prière d’agonie en faveur d’un monde mourant. Ceux qui recherchent réellement le Seigneur reconnaîtront dans ce serviteur la voix de Dieu, du Père pleurant sur un monde en flammes et sur Son Eglise dévastée par la désolation. Aurons-nous des oreilles et un cœur pour entendre les pleurs de Jésus et Lui dire, à notre tour : « Seigneur Jésus, fais de moi un homme, une femme qui pleure » ?




L’EXODE

28042011

Pendant les pâques babyloniennes nous nous sommes retirés dans un de ces lieux préparés et révélés en Apocalypse 12 : 6. Ces lieux à la fois si proches et si lointains, où le temps semble avoir suspendu son vol depuis un siècle, où la civilisation parait reculer tant les hommes qui y vivent semblent figés dans la toile du temps. Les valeurs d’ici ne sont pas d’argent, mais de raisons et de travail. Ici l’enfant dit encore bonjour à l’inconnu et le vieux s’arrête pour raconter sa vie, et où on lirait du Pagnol dans les visages et les paysages encore préservés. L’Urbi et l’Orbi, le monde et sa civilisation urbaine et marchande n’ont pas de prise ici où rien n’a de valeur si ce n’est pour ceux qui y restent encore attachés. La radio à 40 ans, la télé 30 et la voiture plus de 20, car ici on ne consomme pas, on répare.

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C’est ici, que nous avons assisté à un évènement, que même les plus vieux n’ont jamais vu de leur vie, un exode. Bien qu’étant un pays d’eau, ce mois d’avril y était aussi sec que dans le reste nord du pays et depuis plusieurs semaines point de pluie. Si le temps était magnifique pour les ballades, d’autres au contraire s’impatientaient en attendant la pluie. Dans la mare à quelques pas de la maison, depuis plusieurs semaines les grenouilles étaient retenues prisonnières par la sècheresse et attendaient la pluie salvatrice qui leur permettrait enfin de sortir de leur prison aquatique.

Enfin l’heure de la délivrance vint, à peine étions nous rentrés de notre ballade quotidienne, qu’un gros orage éclata, et un étonnant spectacle commença. Brusquement toute la prairie entre la mare et la forêt sembla se mettre en mouvement. Par dizaines, voire centaines, les batraciens tous ensemble dans un même élan se mirent à sautiller dans l’herbe vers la forêt où ils vivent d’habitude. Mais entre la forêt et la mare il y avait notre maison, ce qui nous plaça sur le chemin de l’exode, et tout autour de nous, sous une pluie battante, cela sautillait de partout en coassant. Le spectacle était surréaliste et ne dura que le bref instant de la pluie. Une petite heure plus tard, tout était fini, comme si rien ne s’était passé, il fallait juste être là au bon moment, au bon endroit.

Bien sûr, si je relate cette histoire, c’est qu’elle prend un relief particulier le jour des pâques romaines et babyloniennes. Surtout si on y ajoute le songe très particulier que nous donna le Seigneur pendant la nuit. Ce songe révéla plus un sentiment qu’autre chose, c’est la tristesse. Sans entrer dans les détails, il dévoile une Eglise en ruine qui vit au milieu des débris d’une gloire passée, au milieu d’un temps qui est celui de Sodome et qui voit partir un père avec une étrangère qui n’est rien d’autre qu’une épouse illégitime. Une immense tristesse concluait le songe. Sur le moment j’ai eu du mal à comprendre, pourquoi si loin de tout, le Seigneur me montrait cela. Comme pour moi Pessah était déjà passée, j’avais oublié qu’à Rome se célébraient avec le pape, les pâques catholiques. Ce que le Seigneur révélait, était son sentiment par rapport à ce qui se déroulait à Rome.

Pâque (pessah) est un ensemble de trois fêtes qui se déroulent sur trois jours. Ces trois jours révèlent ce qu’est réellement le Christ (Machiah). Son sacrifice comme agneau parfait, sa vie ( tsemah/hamets) comme pain azyme parfait, et sa résurrection comme prémices dans la moisson. Jésus-Christ épouse parfaitement la Torah pour lui donner vie à Pessah, alors que le pape divorce de l’évangile pendant ses fêtes babyloniennes de pâques. Revenir aux fêtes de l’Eternel ce n’est pas revenir à la Loi mosaïque, c’est revenir à Jésus-Christ qui personnifie cette Loi. S’en affranchir, c’est clairement se détourner de l’évangile que Jésus nous annonça, surtout à pâque où Jésus nous demanda de perpétuer le souvenir de ce repas en mémoire de Lui : « Après avoir soupé, il prit la coupe et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez » (1 Corinthiens 11.25).   

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« N’appelez personne votre « père » sur la terre : car vous n’en avez qu’un, le Père Céleste. » (Mathieu 23:9) Pape, signifie ‘père’ et pendant les pâques catholiques, il prononce une bénédiction très particulière, l’Urbi et Orbi. Une semaine avant la béatification de Jean-Paul II, le ‘père’ qui œuvra tant afin que les frontières de la Bête de l’Apocalypse rejoignent l’ourse russe, les pâques catholiques commencent par un traditionnel chemin de croix dans Rome. Au pied du Colisée le ‘père’ prononce un discours. Pour mémoire, le Colisée, en forme d’œuf, entamé entre 70 et 72 sous Vespasien et achevé en 80 sous Titus, est le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l’Empire romain, il est au cœur de la mémoire du monde occidental en tant que premier monument en pierre bâti grâce au butin tiré de la destruction par les Romains du temple de Jérusalem, on appréciera le symbole. Puis, le pape Benoît XVI célébra dimanche matin 24 avril 2011, place Saint-Pierre, la traditionnelle messe de Pâques qui se conclura par une bénédiction Urbi et Orbi (à la ville et au monde) devant des milliers de pèlerins.

Alors que Jésus déclare que son royaume n’est pas de ce monde et que les villes génèrent toujours plus de problèmes, pourquoi une telle bénédiction ? La première fois qu’il est fait mention d’une ville dans la Bible, c’est dans la généalogie de Caïn, Ge 4:17  Caïn connut sa femme ; elle conçut, et enfanta Hénoc,. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc, qui engendra Irad (ville). Le nom de la première ville pourrait donc être Irad ou Eridu car les deux noms peuvent être pris comme des équivalents phonétiques directs et les deux sources (biblique et sumérienne) donnent le même nom à la première ville. Les fouilles archéologiques ont révélé 19 niveaux d’occupation indiquant qu’Eridu est l’une des plus vieilles villes de Sumer. Selon les sources sumériennes, Eridu aurait exercé la royauté pour la toute première fois. Le site est un ensemble de sept collines.

La civilisation sumérienne est le berceau de la nôtre aujourd’hui, sa plus vieille ville Eridu bâtie sur 7 collines rejoint dans l’Histoire son ainée Rome aussi bâtie sur 7 collines, comme la forme aboutie de la semence du serpent par la descendance de Caïn. Bénir le monde et sa civilisation urbaine, est une forme de continuité de pensé dans les générations de la semence du serpent depuis Caïn. Une signature spirituelle qui rappelle qui est le maître dans ce bas monde et celui qui est choisi pour bâtir un pont entre celui-ci l’autre monde, le pontife de Rome. Mais c’est une autre histoire…  

Mais nous aussi, au temps fixé, nous aurons notre pluie salvatrice, qui permettra de sortir du monde afin de nous mettre en sécurité. Il faudra juste être prêt, au bon moment…

 




Les larmes de Pessah

19042011

Aujourd’hui j’aurais aimé écrire comme en Israël « Joyeuse fête de Pessah ! »

Mais c’est dans un tout autre esprit que l’Eternel m’a visité en ce jour de Pâque, et le Seigneur c’est adressé à moi en ces termes :

«  Vois !  Aujourd’hui en ce jour de fête, je suis honoré par un peuple qui ignore mon Nom, et je suis ignoré par ceux des nations qui prétendent honorer mon Nom. Tous les juifs pendant le seder, béniront la coupe et partageront les matzot, qui représentent mon sang et mon corps livré pour sauver le monde et pourtant ils ne me reconnaissent pas encore comme leur Machiah. Alors que ceux des nations qui me  reconnaissent comme leur Christ, travaillent dans mon Shabbat pour acheter des œufs et des lapins pour honorer Astarté aux jours des pâques babyloniennes.

Ce n’est pas seulement Mes fêtes qu’ils ont abandonné, mais c’est le sens même de l’évangile, préférant le mal au bien que je peux leur faire.

Voici ce que je déclare : Vous préférez Noël et les Pâques pour briser l’alliance de mon sang et commettre le mal. Alors Moi aussi je vais briser vos alliances, car je te nomme plus mienne, celle qui veille au sein des nations, car tu lui appartiens désormais et ton nom est Babylone. Dans ton audace et ton orgueil tu te dresses devant Moi fièrement. Moi aussi Je me lève pour me tenir face à toi. Mais je chancèle et je titube quand je te vois, non parce que Je te crains, mais parce que suis ivre, ivre de colère, ivre de la coupe que tu as rempli par tes crimes. Déjà Je me détache de la montagne, Moi le rocher de justice, pour briser les pieds de ton alliance. Mais je te briserai aussi les genoux, car tous les genoux fléchiront devant Moi, et je te briserai aussi les reins, pour t’enlever toute ta force, ainsi que la nuque, afin que la face de ton orgueil finisse dans la poussière. Quand tu seras à terre, je viderai le reste de la coupe de ma colère sur toi, et tu ruissèleras de sang et de larmes Babylone.

Quand je me tenais à ta porte et que je frappais afin que tu m’ouvres, tu m’as ignoré et méprisé. Alors aujourd’hui j’ai résolu de briser ta porte Babylone. Si tu t’enfuis je te poursuivrai en abattant tous tes murs, je ne te laisserai aucun refuge et je te trouverai afin que ma colère trouve un terme dans ton anéantissement. Alors, seulement je m’apaiserai. »




Préparation de Pessah (la Pâque)

17042011

Pessah, ou Pâque, est une des grandes fêtes juives, une des fêtes de pèlerinage, tout comme Soukkot (la fête des Tabernacles) et Shavouot (Pentecôte). Lors de ces trois fêtes, la population juive se rendait en pèlerinage au Temple de Jérusalem. Pessah est aussi appelée la fête de la liberté, aspect qui est souligné dans les rites et les prières : le passage de l’esclavage à la liberté symbolise la rédemption spirituelle et physique et l’aspiration de l’homme à la liberté.

La fête de Pessah est aussi appelée Fête des Pains azymes. L’exode d’Egypte rapporte que les Israélites quittèrent l’Égypte à la hâte, et que la pâte qu’ils avaient préparée n’a pas eu le temps de lever, de sorte que cuite, cela devint de la Matsa, du pain azyme. L’un des grands préceptes de cette fête est l’interdiction de manger du levain, soit toute denrée préparée avec de la farine ayant levé ou tout aliment contenant de la farine. Au lieu de pain, les Juifs mangent de la Matsa.lapaquejuiveoupessah1.jpg

Biur hamets – élimination du levain – Durant les semaines précédant Pessah, les Juifs ont l’habitude de  nettoyer leurs maisons à fond pour éliminer toute trace de hamets. A la nuit tombée, la veille du jour où Pessah commence, les Juifs pratiquants cherchent du hamets dans les recoins de la maison à la lueur d’une bougie, pour s’assurer qu’il n’en reste plus une miette. L’Etat d’Israël, représentant du peuple juif, vend tout le hamets d’Israël à un non-Juif à un prix symbolique (et le rachète immédiatement après la fête).

Les  matsots (pains) sont sans levain à la veille de Pessah, le peuple juif détruit donc toute pâte levée qui se trouve dans sa maison en la brûlant. Nous trouvons, là aussi, un symbolisme. Le levain, synonyme de « péché » se dit en hébreu « hametz » et la semence, la  semence de Dieu se dit « tzémah » , si vous examinez les mots en hébreu, vous remarquerez qu’en permutant la première et la dernière lettre du mot hametz vous obtiendrez le mot tzémah ;  il y a donc un « contraire ». N’est-ce pas ce que nous devrions faire ?! Enlever le « hametz / levain » pour laisser entrer le « tzémah / semence » ! Lire I Corinthiens 5 : 6 à 8.

« C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car le Messie, notre Pâque, a été immolé.  Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité » (I Corinthiens 5 : 6 à 8).

Ne pouvant plus aller sacrifier au temple l’agneau pascal, le rituel du seder se reporte plus sur ce qui peut encore rester comme pratique de la Loi, comme l’élimination de toute forme de levain de la maison, mais surtout reste symbolique dans ses gestes avec les matsot, la coupe de vin ou l’os d’agneau. Le repas a remplacé la célébration au temple. Si Dieu a permis et même voulu cela, c’est bien que tous les rituels du temple, ainsi que toutes les fêtes ont pris une dimension nouvelle, que l’exil des juifs a révélé au fil du temps.

Si l’exil et donc l’éloignement du temple on fait évoluer le peuple vers une pratique synagogale et une liturgie qui évolua au fil du temps, le sens des fêtes est resté très littéral et légaliste. Curieusement, par le truchement des prophètes, le principe que la shekinah puisse accompagner le peuple dans son exil et rester présente dans l’assemblée, démontre bien que ce n’est pas le temple en tant que bâtiment sacré qui compte, mais bien le reste fidèle à la Parole. L’exil à agit comme une forme de rédemption spirituelle en amenant les fidèles à s’attacher à la Bible et à une pratique religieuse constante. L’étude et la compréhension des textes a supplanté le rituel.

La déportation des élites et la destruction du Temple eût pu être fatale à ce peuple mais Jérémie, prenant une initiative des plus hardies, sauva la tradition cultuelle et ce faisant, la nation tout entière. Au risque d’étonner, il écrivit aux exilés de Babylone avec une confiance qui semblait venir de loin : “Recherchez le bien du pays où Je vous ai déportés. Priez Dieu en sa faveur car, de sa prospérité dépend la vôtre.” Ces mots justifièrent l’éventualité d’une fidélité à l’Alliance en dehors de la terre d’Israël et d’un culte privé de Temple. En donnant à Israël de subsister dans des circonstances imprévues, ils marquèrent un tournant de l’histoire biblique en ouvrant ce peuple sur l’universel.

Pendant l’exil à Babylone, la priorité n’étant plus à l’action mais aux idées, les exilés prirent goût à l’étude et aux écrits. Le sens de leur identité s’exprima dans une activité prophétique et une œuvre de compilation de textes qui allait marquer le teneur même de la Bible. La destruction de Jérusalem avait dépouillé le sanctuaire de ses trésors et de l’Arche d’Alliance mais, “aux bords des fleuves de Babylone”, des prêtres préparaient déjà le rituel d’un lieu de prière qui n’existait pas encore. Ne pouvant “chanter sur une terre étrangère” des psalmistes y composaient les hymnes qui allaient animer – pour la première fois – la liturgie du Temple attendu, tant il est vrai que l’édifice érigé par Salomon ne connut jamais qu’une vie cultuelle des plus succinctes. Au départ de Jérusalem, une calamité les avait démunis d’objets sacrés, mais au retour, ils arrivaient avec l’ébauche de ce qui deviendrait les Saintes Ecritures.
L’intervention prophétique avait rendu le Judaïsme transportable car la prière communautaire avait, durant l’exil, remplacé le service du Temple en donnant à penser que l’on pouvait s’adresser à Dieu sans le truchement d’un sacerdoce. Un rite déterminé avait cédé le pas à une expression religieuse qui allait enrichir le patrimoine spirituel de l’humanité. Sous la pression des événements, la liturgie synagogale prit le pas sur le culte sacrificiel. Cette mutation allait s’avérer irréversible et poursuivit son évolution même après la reconstruction, laborieusement poursuivie, du Temple au retour de l’exil.

Mais, face à la concurrence imprévue de la nouvelle institution synagogale, le Temple n’était plus ce qu’il avait été. Le Talmud finit par reconnaître : “Le second Temple nous a été donné pour notre consolation.” Pressentant qu’une simple image avait été substituée à la réalité, certains rabbins nièrent plus tard le fait même de la Présence divine dans le second Temple.
Selon la normale, un peuple banni de sa terre devient culturellement stérile et régresse tôt ou tard vers la stagnation ou l’assimilation. Une fois de plus, Israël fut l’exception. On peut même penser que, sinon l’exil, il n’y aurait pas de Judaïsme aujourd’hui, tout au moins tel que nous le connaissons.

Si Dieu avait été avec Israël au cours de ses exils antérieurs, Il pouvait tout autant accompagner son peuple dans ses nouvelles tribulations. Le souvenir de l’Exode, où Dieu avait suivi Israël pendant les quarante années de son errance au désert, encourageait à penser qu’Il était finalement plus présent au peuple qu’au lieu. Selon les rabbins, la Shekhina, autrement dit, cette Présence, avait suivi Israël en exil et l’accompagnerait aussi longtemps qu’il suivrait la Tora. Aussi, le Talmud affirmait-il : “Lorsque deux hommes sont assemblés pour échanger les mots de la Tora, la Shekhina repose au milieu d’eux.
L’Esprit de Dieu a donc non seulement accompagné les juifs dans la diaspora, mais les a aussi accompagné dans le cheminement intellectuel qui devait donner la première place à l’attachement et la compréhension de sa Parole. Quand enfin le peuple fut mûr intellectuellement pour saisir le sens du Verbe divin, le Verbe fut fait chair et le Mashiah parut en Yeshoua.  En Lui tous les sacrifices et toutes les fêtes sont accomplis.  Eliminer toute trace de levain, revient donc dans un sens symbolique à éliminer toutes les traces d’une pratique religieuse qui a disparu avec le temple. C’est pourquoi le Mashia dit :  » Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens  » (Matthieu 16 : 6). « Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens » (Matthieu 16 : 12).

La fête de pâque et son repas est une excellente occasion de se poser les questions essentielles sur le sens spirituel de cette fête. Pour les juifs la question serait : par quoi le Seigneur a remplacé le temple ? Pour les chrétiens : La Shekinah (l’Esprit-Saint) est-il encore dans l’assemblée ? 1 Cor 5 : 7 Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 8  Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.




vous aimez les marques? Vous allez être servis.

16042011

Ap 13:17  et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

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Le verbe brand en anglais, la traduction de marque, venait du verbe branding, marquer ; l’action de marquer comme le bétail et jadis les esclaves. Il y a plusieurs années, le bétail était marqué au fer rouge afin d’être identifié. Le but était de le ‘marquer’ avec un symbole qui représentait son propriétaire. Cette méthode est rarement utilisée de nos jours…l’étiquetage aux oreilles est devenu la norme. L’idée de marquer un animal était pratiquée dans un seul but d’identification. L’idée de faire du ‘branding’ (c’est-à-dire apposer son image de marque sur un produit) est un peu plus complexe mais le but est le même. Vous reconnaissez plusieurs marques de différents produits par leurs logos, couleurs, etc…. Chaque année, des milliards d’euros sont dépensés en publicité afin que le public consommateur reconnaisse en particulier une marque de produits.

La pratique du branding existe depuis les années 80 en marketing. Une étape a été franchie en marketing avec la publication de l’ouvrage, devenu un classique, Le référencement : Une bataille pour l’esprit ( The Battle for Your Mind) par Al Ries et Jack Trout. En effet, dans cet ouvrage les auteurs ont montré comment l’objectif de cette activité avait été déplacé, passant de la commercialisation du produit à la création d’un marché. L’outil qui permet de créer un marché est le branding. Le champ d’action est l’esprit du futur consommateur.

La folie consommatrice qui pousse nos sociétés modernes dans les temples de la consommation afin de vivre par ce qu’on achète en quantité toujours plus nombreuse, dévoile enfin ses effets pervers de manière évidente. Que le diable soit révélé dans un passage d’Ezéchiel sur le roi de Tyr, en dit long sur les méthodes sataniques. Tyr était une ville très riche et aussi très religieuse, son dieu tutélaire Baal/Melkart deviendra notre Hercule moderne, et le Phoenix le symbole de ses renaissances saisonnières.  Suivez le lien qui suit pour comprendre comment par le jeu des marques, le diable peut subtilement mêler religion et consommation :  http://www.grimbergen.fr/lalegendeduphoenix/index.html

Notre société de consommation a fait des clients des esclaves, d’abord des marques, souvent en relation avec des dieux antiques, Athéna, Nike, Olympus, etc, puis des dettes qu’ils contractèrent pour consommer toujours plus. Du branding publicitaire, ils passèrent à la marque monétaire qui les lie à leurs dettes. La charge de la dette augmentant au fur et à mesure pour les particuliers et les Etats, la marque monétaire qui libelle les dettes est la marque de leur action, celle produite par leur main. La boucle est bouclée. Concrètement cela donne ceci.

« Les Portugais éliront une nouvelle majorité le 5 juin, mais ils n’auront pas le choix du programme de droite ou de gauche, le vainqueur devra imposer l’austérité jusqu’en 2014 au moins. Trois semaines plus tôt, chaque grand parti s’y sera engagé individuellement auprès de l’Union européenne et du FMI. Cette perte de contrôle politique est le prix à payer pour un plan (…) décidé hier dans ses grandes lignes par la zone euro, les 27 pays de l’UE et la Banque centrale européenne. » Ce plan, précise Le Figaro (9 avril) d’où ces lignes sont extraites, « vise à mettre l’Etat portugais au régime sec, à lancer un “ambitieux programme” de privatisation pour réduire la dette publique et, enfin, à assouplir le marché du travail ». Et Le Figaro de citer la déclaration du 8 avril : « La préparation (du plan d’austérité) devra commencer immédiatement, en vue d’un accord entre les partis à la mi-mai, et permettre la mise en œuvre sans délai du programme d’ajustement dès la formation du nouveau gouvernement. »

Dans de telles conditions, y a-t-il encore un enjeu à ces élections ? Le Figaro répond : « Pour éviter toute contestation issue des urnes, les Vingt-Sept ne concrétiseront leur aide qu’une fois acquis “le soutien des principaux partis politiques”, indique la déclaration finale. Le futur chef de gouvernement ne pourra qu’appliquer scrupuleusement le remède auquel il aura lui-même souscrit. » En France, un rapport de l’OCDE félicite le gouvernement et l’encourage à amplifier les mesures anti-ouvrières — en matière de salaires, Sécurité sociale, hôpitaux, marché du travail, etc. — destinées à revenir aux critères de Maastricht. Le rapport précise : « La France aurait intérêt à se doter d’un cadre budgétaire renforcé et à valeur constitutionnelle. Ce cadre inclurait une règle de déficit structurel, une programmation budgétaire pluriannuelle détaillée et un conseil budgétaire indépendant. »

Certes, la France n’est pas le Portugal… Mais peut-on ignorer que le 3 mai, l’Assemblée nationale entame le débat sur la réforme constitutionnelle qui prétend graver dans le marbre l’interdiction des déficits publics ? Peut-on ignorer que le projet du PS pour 2012 prévoit l’adoption, au lendemain de la présidentielle, d’une « loi de finances publiques quinquennale » fixant les mesures « de maîtrise des déficits et de réduction de la dette » ? Peut-on ignorer que, d’une manière ou d’une autre, tous les candidats institutionnels sacrifient à la nécessité de « réduire les déficits » ?

Désormais tous les pays d’Europe sont concernés par : la triple dictature de la dette, de l’euro et de l’Union européenne réduit le suffrage universel au seul choix d’un nom, celui de l’exécuteur des basses œuvres du FMI et de l’Union européenne. C’est la dictature de la dette. Europe cherche également à graver dans le marbre ces politiques et les « protéger » de l’aléa démocratique. Il ne faut pas voir autre chose dans la volonté, en 2005, d’inscrire dans le TCE que « la concurrence libre et non faussée » est un objectif de l’Union. Un libéral démocrate pourrait en faire un moyen, mais en aucun cas une fin qui ne peut pas être remise en cause. Après le traité de Lisbonne qui s’est fait sans les peuples et à la hussarde, une nouvelle couche est mise au recul de démocratie en Europe.

C’est ainsi que la politique monétaire a été soigneusement confiée à un aréopage de technocrates sans responsabilité politique, moyen d’isoler ce pan essentiel des politiques économiques de l’influence de la démocratie. Et maintenant, c’est la politique budgétaire qui devrait être doublement encadrée : par des limites constitutionnelles aux déficits et également par un examen des budgets nationaux par la Commission Européenne.

Mais en mettant sous une tutelle de plus en plus forte les décisions politiques (quand on ne les retire pas carrément des mains du gouvernement, comme pour la monnaie), ce projet européen vide la démocratie de sa substance. Certes, il y a toujours des élections, mais les gouvernements nationaux ont toujours moins de marges de manœuvre dans ce carcan toujours plus étroit et contraignant. Le projet européen étouffe lentement mais sûrement la démocratie, car l’Europe c’est l’euro, n’oubliez pas les paroles prophétiques de Sarkozy.




Jeu d’échec planétaire

14042011

Si on ramenait l’Histoire du monde à un simple jeu d’échec, alors l’Occident chrétien va prochainement perdre sa pièce maitresse, la reine.

Dans la première moitié du XX ème siècle, une nation c’est indiscutablement hissée au premier plan, c’est les Etats-Unis d’Amérique. Cette nation fut aussi la plus chrétienne, surtout après le réveil d’Azuza Street. Devenue la pièce maitresse chrétienne du camp occidental, elle sut se mobiliser et vaincre pratiquement à elle seule les fascismes de la première moitié du siècle. Cette partie achevée, commença une nouvelle partie entre l’Est et l’Ouest, le communisme et le capitalisme. Mais le déclin spirituel US est désormais engagé et la reine América  n’est plus maitresse du jeu. Vietnam, scandales, désindustrialisation, déficit et dette toujours grandissants, le pays faiblit. La victoire sur l’Est ne sera pas du fait de la reine, mais du roi, le pape de Rome. Le pape polonais qui soutînt activement Solidarnosc et toutes les révolutions des pays de l’Est, contribua à l’effondrement du bloc de l’Est et de la Russie. 

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Si le jeu d’échec planétaire se jouait principalement au XX ème  siècle entre les grandes nations occidentales dites ‘chrétiennes’, la nouvelle partie qui commença avec le XXI ème siècle se jouera principalement entre l’Occident et les nations d’Asie et du  Sud, le fameux BRIC. Cette fois l’Occident ne sera pas confronté à ses propres démons, comme l’argent ou le fascisme, mais il sera confronté à des cultures, des religions, des pratiques commerciales et des armées qui lui sont étrangères. La rapidité avec laquelle les choses évoluent, en dit long sur l’effondrement moral et spirituel de l’occident. Ces nations ne jouent plus avec Dieu, mais contre Dieu, car les blancs sont devenus gris, mêlés de pratiques impures, immorales, irréligieuses, etc…

Esaïe 63 : 3 J’ai été seul à fouler au pressoir, Et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi; Je les ai foulés dans ma colère, Je les ai écrasés dans ma fureur; Leur sang a jailli sur mes vêtements, Et j’ai souillé tous mes habits. Au jour du jugement, le Seigneur s’étonne d’être resté seul, aucune nation n’est plus avec Lui, ce qui attise Sa colère et Le conduit à en finir définitivement avec elles. Mais toutes les nations ne seront pas jugées de la même manière. L’Europe (la Bête de l’Apocalypse) connaîtra un traitement de faveur particulier. Considérée comme Babylone, l’Europe sera traitée comme telle. Mais les Etats-Unis ne sont pas corrompus de la même manière et donc connaissent un jugement différent.

Pour ce qui me concerne, c’est clairement par les Etats-Unis que le jugement du monde commence. Cette hyper puissance doit disparaitre pour laisser la place à l’Europe, afin que celle-ci prenne toute sa place dans les écritures. Le dévoilement de la procédure est révélé par les l’ouverture des premiers sceaux de l’Apocalypse. Les chevaux qui apparaissent, sont pour moi les valeurs d’une nation, toujours la même, mais qui évoluent dans le temps. Aujourd’hui nous sommes pleinement dans le troisième sceau, qui annonce la ruine et la misère. Quelques données factuelles, pour faire le point.

Après d’interminables négociations politiques, les parlementaires américains sont parvenus vendredi soir à un accord sur le budget fédéral pour 2011. Ils ont passé un accord permettant de maintenir le gouvernement en activité pour quelque temps encore. Mais la bataille autour du déficit des Etats-Unis ne fait que commencer, que ce soit sur le budget de l’année prochaine ou, à plus long terme, sur la dette. Mais les Etats-Unis sont passés à deux doigts du blocage de l’administration fédérale et pourtant, les 38,5 milliards de dollars de coupes budgétaires prévues ne représentent que 0,26% de la dette fédérale. Le psychodrame à suspense est typique de la vie politique américaine où tout est affaire de compromis… Cependant, c’est la première fois que les Etats-Unis se retrouvaient au bord du défaut de paiement (shutdown). En 1995 et 1996, ce cas de figure s’était produit à deux reprises. Les Etats-Unis étaient à l’époque un pays prospère mais les républicains avaient juré de torpiller Bill Clinton en empêchant le vote du budget. Quinze ans plus tard, les Etats Unis sont un pays en quasi-faillite. L’argent pour boucler les fins de mois fait réellement défaut. Il y a 15 ans, le Congrès ne parvenait pas à trouver un accord pour affecter les dépenses. Cette fois-ci, il s’agit de tomber d’accord sur les coupes et la suppression de programmes sociaux. Ce sera dans tous les cas douloureux pour beaucoup d’Américains. Un livre pour illustrer cela: «La fin du dollar»
Le destin des Etats-Unis est désormais tracé : pour chaque dollar dépensé par les Etats-Unis, 41 cents sont empruntés. Les Américains vivent très largement au-dessus de leurs moyens et, à ce rythme, le crash n’est plus loin. En outre, un autre psychodrame se prépare déjà, d’ici à mai 2011. Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, a prévenu la semaine dernière les membres du Congrès que le gouvernement atteindra la limite maximale de la dette le 16 mai prochain. Une limite fixée à 14 300 milliards de dollars, alors que la dette américaine s’élève déjà à 14 200 milliards de dollars. Le Congrès sera alors contraint de relever cette limite pour éviter de mettre le pays en état de non-paiement. Le dollar va donc poursuivre sa descente vers l’abime. En mars, l’administration américaine a perçu 150,9 milliards de dollars d’impôts et de taxes. Mais elle a dépensé sur la même période 339 milliards de dollars. Si on y ajoute le rachat des bons du Trésor arrivés à échéance sur le mois, on atteint même les 1 052,8 milliards de dollars de dépenses. Pour 1 dollar qui rentre dans la poche de l’Etat, 7 en sortent. A part ça tout baigne…

Et en 2011, les emprunts pour financer à la fois le déficit public et le remboursement des dettes publiques qui viennent à échéance cette année, vont atteindre 29% du PIB, deux fois plus que les pays européens à problème. Les Américains ont fait un choix opposé à l’Europe. En Europe, deux ans après la crise, nous avons décidé de diminuer les déficits budgétaires, de faire rentrer les flots de dépenses dans le lit du fleuve. Aux États-Unis, c’est l’inverse : l’argent public continue d’inonder le pays, comme le Nil submergeait antan ses rives d’Egypte. Le déficit va ainsi dépasser 10% des richesses produites dans le pays pour la troisième année consécutive. C’est un trou deux fois plus profond que dans la zone euro. Avec cette injection massive d’argent public, l’Amérique roule plus vite que l’Europe, mais pour l’instant elle ne roule plus, elle vole, car le bord du précipice est franchi !

Si on observe le tableau de bord de l’économie américaine, cela ressemble bien plus à celui d’un stuka en piqué, qu’à celui d’une rutilante voiture américaine roulant sur la route du progrès. http://www.usdebtclock.org/




Dans 7 jours pessah

12042011

Comme je le fais maintenant depuis plusieurs années sur ce blog, je repars en guerre contre l’idolâtrie catholique et ses fêtes païennes à l’approche des grands rendez-vous religieux judéo-chrétiens. Cette année la fête de pâque juive et les pâques babyloniennes catholiques ne se confondent pas. Voilà donc une excellente occasion de séparer le grain de l’ivraie. Dans les magasins réapparaissent les lapins et œufs en chocolat et quelques rappels s’imposent.

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Le printemps est dans l’air ! Les fleurs et les lapins décorent la maison. Papa aide les enfants à peindre de beaux dessins sur des œufs teints de couleurs différentes. Ces œufs qui, plus tard, seront cachés et que les enfants essaieront de retrouver, sont mis dans de beaux petits paniers. Le délicieux arôme des brioches que maman fait cuire remplit la maison. Les quarante jours de privation de certains mets se terminent demain. Toute la famille met ses vêtements du dimanche en vue du service religieux qui se tiendra au lever du soleil pour célébrer la résurrection du Sauveur et le renouveau de la vie. Tous ont hâte de manger le jambon et toutes les garnitures qui accompagnent les mets. Ce sera une journée joyeuse. Après tout, c’est une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année.

Pâques, n’est-ce pas ?

Vous venez de lire une description d’une ancienne famille babylonienne — 2,000 ans avant le Christ — honorant la résurrection de leur dieu Thammuz, qui a été ramené des enfers par son épouse/mère, Ishtar (du nom de laquelle la fête a été nommée, Easter, Pâques en anglais). Dans la majorité des dialectes sémitiques « Isthar » se prononce « Easter ». Nous pourrions donc dire que les événements décrits ci-dessus constituent dans un certain sens la fête de Pâques. Bien entendu, cette occasion aurait aussi bien pu parler d’une famille phrygienne qui honorait Attis et Cybèle, ou encore une famille phénicienne adorant Adonis et Astarté. La description pourrait également très bien décrire une famille hébraïque hérétique qui honorait le dieu cananéen Baal et Ashtoreth (Astarté). Ou encore cette description aurait pu facilement décrire bien d’autres célébrations de mort et de résurrection et de fertilité païenne — ce qui inclut la célébration moderne de Pâques comme elle nous est parvenue par le moyen des rites de fertilité anglo-saxons de la déesse Eostre (ou Ostara). Dans tous les cas, c’est la même fête, séparée seulement par le temps et la culture.

La suite, c’est ici : http://schoenel.unblog.fr/2010/04/02/paques-babylonienne/

Noël et les Pâques catholiques sont deux fêtes païennes intimement liées. Dans le principe général de la fécondité, ces fêtes représentent le mariage de l’époux et l’épouse qui donne vie à la terre ou le culte de la mère et de l’enfant qui fertilise le sol, ils sont représentés au début à Babylone par Tammuz et Ishtar, puis plus tard par Baal et Astarté. La forte charge spirituelle qui repose sur ces fêtes est une occasion forte de se démarquer franchement pour ou contre le Seigneur. Car il n’y a pas un Dieu pour les juifs et un Dieu pour les chrétiens, mais un Dieu unique, révélé en Jésus-Christ. C’est également un moyen fort de sortir de Babylone comme nous l’ordonne le Seigneur pour la fin des temps. Alors pour le reste fidèle, le mardi 19 avril est le jour de la célébration de pâque ou pessa’h.

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Symbole. Symbole de la République sur les anciennes pièces de cinq francs en argent, Hercule fait son grand retour. Mais cette fois, le héros de la mythologie grecque s’affiche de manière stylisée sur les nouveaux tirages limités de la Monnaie de Paris, représentant la «fraternité» qui rassemble l’égalité (à sa gauche) et la «liberté». Ce 8 avril, la Monnaie de Paris lance ses deux nouvelles pièces Hercule en or et en argent, de valeurs faciales respectives de 1.000 et 100 euros, et tirées à 10.000 et 50.000 exemplaires. Ces pièces font office de valeurs refuge, à thésauriser, à l’heure où les cours de l’or et de l’argent sont au plus haut.

Je profite de cette occasion pour rappeler aux enfants de Dieu que leur valeur refuge est le Christ et non Mammon. Acheter de l’or pour se prémunir des aléas futurs et penser ainsi s’acheter la sécurité dans un monde qui est en conflit avec son Créateur est une folie et même un blasphème dans le cas de la pièce de 1000 euros. Dans Ezéchiel 28, l’élégie sur le roi de Tyr fait référence à Satan. Et qui était le dieu tutélaire de Tyr ?

A Tyr, la triade est formée par Melqart, Astarté et Baal. Melqart était la puissance tutélaire de la cité : son nom signifie « roi de la cité ». Son culte remonte au X° siècle av. J.C. quand Hiram, le roi de Tyr, fait ériger un sanctuaire en son honneur et répand son culte. Melqart est considéré comme le fondateur de la cité et le protecteur de ses activités économiques. En raison de la présence d’une forte composante tyrienne dans l’expansion phénicienne en Méditerranée, Melqart s’exporta aux quatre coins du monde connu : de Gibraltar à Chypre, en passant par l’Afrique du Nord, les îles italiennes et l’Égée. Il fut le pivot des relations entre la métropole Tyr et la colonie Carthage. Chaque année, lors d’une fête (appelée egeris par les auteurs grecs), on célébrait sa résurrection, Melqart était donc une autre expression du dieu qui meurt et renaît. L’Astarté de Tyr a les mêmes qualificatifs que sa voisine sidonienne, déesse de l’amour et de la fertilité. Mises à part ces deux figures centrales (Melqart et Astarté), le panthéon de Tyr regroupe une série d’entités divines variées, tels : Baal Shamem (seigneur des cieux), Baal Shaphon (maître des vents et des courants maritimes), Baal Malagé (seigneur des marins).

Le culte était accompli par le souverain – au moins dans les cités principales, Tyr, Byblos et Sidon -, secondé par des prêtres regroupés en collèges et dirigés par un « chef des prêtres ». Ce personnage était revêtu d’un prestige considérable puisqu’à Tyr, par exemple, le grand prêtre de Melqart était, aux dires de l’historien romain Justin, le second personnage de la cité après le roi. Ses richesses énormes furent, à en croire la légende, à l’origine de la jalousie du roi de Tyr Pygmalion qui fit assassiner son oncle Acherbas (prêtre de Melqart) et provoqua l’exil d’Elissa-Didon, la nièce et épouse de ce dernier, la fondatrice de Carthage.

Le nom Melqart ou Baal-Melqart est une abréviation de Mélekh-Karth, qui signifie roi de la ville, c’est-à-dire de Tyr. De la on a fait Melicertus. Contrairement à Baal, c’est un dieu actif : il est le distributeur de toutes les richesses; c’est lui que les marchands de Tyr invoquaient plus particulièrement. Le commerce était dans ses principales attributions : on lui donnait alors le surnom de Harokêl, le marchand, d’où dérive le Heraclès des Grecs. D’ailleurs, le dixième travail d’Héraclès (expédition contre Chrysaor, sur les côtes de l’Ibérie ) appartient d’évidence à Melqart, qui par ses Colonnes limita à l’ouest la navigation des Phéniciens dans les temps primitifs.

Melkart le grand dieu de Tyr, qui était souvent représenté comme le conducteur du char solaire, attelé de quatre chevaux. Il a pour symbole une colonne (obélisque) surmontée d’une flamme. Dans la mythologie phénicienne, le conducteur du char du Soleil est tué par le dieu des Ténèbres, et reste privé de vie pendant toute la durée de l’hiver; puis il se réveille vers l’équinoxe du printemps, pour renouveler sa carrière, il est le principe du dieu qui ressuscite. Les colonnes, symbole du Soleil, étaient surtout vénérées dans le temple de Tyr ; elles portaient le nom de Khammanim (de khama, Soleil, chaud ).

A Carthage Melqart était, comme à Tyr, vénéré tout à la fois comme un dieu solaire et comme le dieu du commerce. Tous les ans on lui brûlait un bûcher d’où l’on faisait voler un aigle, symbole du phénix, qui devait revenir au bout de chaque grande année. Cette fête du phénix, instituée en l’honneur de Melqart et célébrée probablement aux environs de l’équinoxe du printemps, était une des fêtes les plus solennelles. Melkart mêlé au Phénix, symbolise la résurrection de toute la nation au travers de son dieu.

Les Phéniciens portaient leur culte avec eux. Partout où ils allaient, ils élevaient des chapelles, ou consacraient dans les temples de divinités étrangères dés ex-voto à leurs divinités nationales. Aussi, dans presque tous leurs comptoirs, a-t-on retrouvé des traces du culte de Melkart et d’Astarté, ou d’Hercule et de Vénus, comme les Grecs et les Romains ont toujours appelés ces divinités. Les Portus Herculis, Portus Herculis Monœci (Monaco) et les Portus Veneris (Port-Vendres) n’ont pas d’autre origine.

Les chercheurs plaçaient de manière unanime les Colonnes d’Héraclès-Hercule au détroit de Gibraltar ils les faisaient coïncider avec les Colonnes de Melqart : le dieu phénicien qui a été identifié à Héraclès. On a donc proposé que ces Colonnes à l’extrême occident équivalaient pour les Phéniciens aux Colonnes de Melqart identifiées à des éléments traditionnels pour les Phéniciens : les deux piliers qui se dressaient à l’entrée du temple de Melqart. Voyons les deux figures plus en détail : le nom du héros grec écrit en lettres grecques, lu de droite à gauche, dans le sens de l’écriture phénicienne, était presque identique à celui de Melqart ; de même, le nom de Melqart, écrit en phénicien de droite à gauche, lu par un grec de gauche à droite, coïncidait avec celui d’Heracles, à une lettre près. Nous avons donc là encore un syncrétisme religieux qui lie les origines phéniciennes du dieu de Tyr Melqart à celui plus récent d’Heracles le dieu des grecs.

Le culte de Melkart/Astarté est à rapprocher du culte Ishtar/Tammuz dont il s’inspire, car il n’est rien d’autre qu’une réactualisation phénicienne locale du culte babylonien. C’est essentiellement en tant que déesse de la fécondité qu’Astarté a obtenu ces lettres de noblesse. Son culte, était pratiqué essentiellement pendant l’équinoxe du printemps, période de productivité et d’abondance annoncée. En fait, la déesse présente différents visages à travers le monde. Les religions païennes constituaient un cadre particulièrement ouvert. Les panthéons n’étaient pas fixes et acceptaient aisément les divinités étrangères. Il en fallait peu pour qu’Astarté, d’origine Phénicienne, se propage à travers toute l’Europe, empruntant divers visages. Revenons à Pâques. Pour comprendre son origine, il nous faut nous orienter vers les pays anglo-saxons. Easter (Pâques en anglais) n’est autre chose que ASTARTE, ou Eostre (Saxe), déesse de la fécondité et de la guerre, que l’on retrouve dans de nombreuses civilisations (Ishtar chez les babyloniens, Aphrodite chez les grecs, Ostara chez les germaniques etc, etc…).

Les cycles des saisons étaient rythmés par la mort et la résurrection des dieux antiques au solstice d’hiver et à l’équinoxe du printemps. Avec les dieux Tammuz, Baal, Melkart, Hercule ou Ishtar, Astarté, Cybèle ou Vénus, les noms ont changé, mais les fêtes sont restées avec Noël et les Pâques babyloniennes. Il faut donc bien comprendre le sens des fêtes et des symboles pour identifier leur caractère spirituel. Imaginez qu’en tant que chrétien vous offriez à vos enfants une pièce de 1000 euros d’Hercule/Melkart dans un nid confectionné pendant la pâques catholique au milieu des œufs et des lapins en chocolat. En faisant cela, c’est le sens du sacrifice de Jésus sur la croix pour la pâque juive et sa résurrection le troisième jour pour fête des Prémices que vous foulez aux pieds. C’est une totale inversion des valeurs chrétiennes que vous mettez en pratique et un véritable retour vers Babylone.  







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