Bientôt 7 milliards d’hommes sur terre

18082011

L’Institut national d’études démographiques (Ined) a publié un rapport jeudi dans lequel elle affirme que le chiffre de la population mondiale va dépasser les 7 milliards à la fin de l’année. Vers septembre/octobre  symboliquement, la terre devrait compter 7 milliards à partir de cette période. Le cap des 6 milliards avait été dépassé en 1999 et il faudra 14 ans pour arriver à 7 milliards. http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/animations/

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Comme on peut le constater, la croissance de la population mondiale est quasi exponentielle, et les problèmes que cela génère, également… Les incidences socioéconomiques relatives à cet état de fait, sont immenses. Vieillissement au nord et explosion démographique au sud, où l’Afrique verra doubler sa population en quelques décennies.  En occident on bascule rapidement vers une société de rentiers, dont on peut mesurer les effets sur les richesses créées dans le monde, en comparant les parités monétaires relativement à l’or. L’Exemple parfait est l’archétype du capitalisme occidental que sont les Etats-Unis qui se révèle être totalement ruiné.

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Si on compare cela avec les réserves de change Chinoise par exemple, où la population travaille et produit une réelle croissance économique, on constate que la messe est dite. La croissance occidentale est assurée exclusivement par l’endettement qui suit lui aussi une trajectoire exponentielle qui a mené à la crise monétaire actuelle. Si comme le préconise « les marchés », l’occident rentière revient à l’orthodoxie budgétaire et résorbe ses déficits de 7% du PIB, la croissance qui est assurée par des services de plus en plus orientés vers le soutient des rentiers disparaitra pour basculer, non dans la récession, mais la dépression.  L’occident en dépression, c’est revenir aux années 30 et ses conséquences.  Mais cette fois en pire…

Les raisons de l’effondrement occidental  ne sont pas purement économiques, mais morales et religieuses. 1 Ti 4 : 1 Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. Les couples se marient de moins en moins et les homosexuels en acquièrent le droit. Aujourd’hui en France, plus de la moitié des naissances sont illégitimes et pour les autres naissances, religieusement parlant, le nombre d’enfants issus de familles réellement chrétiennes, tend vers le zéro. La nouvelle génération qui vient, ne nait plus dans la bénédiction, mais sous la malédiction, car la société occidentale se détourne massivement du christianisme pour se tourner vers d’autres croyances ou l’athéisme. Au mieux ils ignorent Dieu, au pire ils le combattent.

Et comment mieux illustrer mon propos que par les évènements du jour. A son arrivée jeudi 18 août à Madrid, dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse qui réunissent depuis mardi et ce jusqu’à dimanche, plus d’un million de jeunes catholiques venus du monde entier, le souverain pontife a plaidé pour une économie qui privilégie « l’homme » et non « le profit ». « L’homme doit être au centre de l’économie », « cela se confirme dans la crise actuelle (…) L’économie ne peut se mesurer par le maximum de profit », a déclaré le pape avant sa descente d’avion à l’aéroport de Barajas, où l’attendait une foule de pèlerins criant « Viva el papa ». Ainsi les pontifes de Rome qui bénissent urbi et orbi depuis des lustres tout en adorant le Reine du ciel, s’émeuvent-ils d’une situation dont ils sont les artisans en Europe du moins.   

Quand à Israël, elle nage en pleine confusion, après une série d’attaques meurtrières aujourd’hui près de la station balnéaire d’Eilat. Selon un bilan toujours provisoire, 14 personnes ont trouvé la mort, dont sept des assaillants. « Il s’agit d’une grave attaque terroriste coordonnée, qui traduit  l’affaiblissement du contrôle de l’Egypte sur la péninsule du Sinaï et  l’extension de l’activité terroriste« , a réagi le ministre israélien de la Défense Ehud Barak. Cela, après que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ait hissé mercredi le drapeau de « l’Etat de Palestine » sur la représentation palestinienne à Beyrouth, devenue officiellement ambassade. Le président Abbas est à Beyrouth pour tenter de rallier le soutien du Liban, qui présidera en septembre le Conseil de sécurité de l’ONU, à la future demande d’adhésion d’un Etat de Palestine aux Nations unies. « Jusqu’à présent, 122 Etats (sur 193 pays membres de l’ONU) nous soutiennent pour parvenir à cet objectif », a souligné M. Abbas, selon des déclarations reprises par l’agence officielle libanaise (ANI). Les Palestiniens vont demander le 20 septembre une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes du 4 juin 1967, avant la guerre des Six Jours, soit la totalité de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.

Dans un mois le monde va passer symboliquement la barre des 7 milliards de personnes et devra se prononcer sur le statut de Jérusalem… Cela revient à défier Dieu dans sa création et les conséquences ne seront pas neutres.

Esaïe 13 : 9  Voici, le jour de l’Eternel arrive, Jour cruel, jour de colère et d’ardente fureur, Qui réduira la terre en solitude, Et en exterminera les pécheurs. 11  Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités ; Je ferai cesser l’orgueil des hautains, Et j’abattrai l’arrogance des tyrans. 12  Je rendrai les hommes plus rares que l’or fin, Je les rendrai plus rares que l’or d’Ophir.

Les nations dans leur globalité sont comparées à une statue dans Daniel. Elle représente l’évolution des civilisations de Babylone à nos jours. Babylone représente la tête d’or et l’empire romain les jambes d’acier. On pourrait donc s’imaginer ce que représenterait l’homme sur terre après le jugement de Dieu, si on le ramène à la production cumulé d’or depuis l’antiquité, soit environ 140 000 tonnes.  Puis, si on le compare à la production mondiale d’acier d’une seule année, soit 1,4  milliard de tonnes en 2010. Au retour de Jésus Christ sur terre, il ne restera au mieux, qu’un homme pour 10 000 ; soit 1 homme pour une ville. Et encore, sans la grâce de Dieu, il n’en resterait aucun !

Matthieu 24 : 21  Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. 22  Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. 25  Voici, je vous l’ai annoncé d’avance.

Ces choses n’arriveront pas brutalement en un seul jour, mais par séquences successives comme les convulsions d’une femme enceinte. L’apocalypse nous apprend que d’abord un quart de l’humanité disparaitra et il s’agira d’un avertissement ! Apocalypse 9 : 20  Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; 21  et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. Mais les hommes poursuivront leurs voies mauvaises jusqu’à leur quasi extinction.  Le résultat de ce désastre humain n’est pas de la volonté de Dieu ; mais du seul choix de l’humanité d’écouter le diable. Ez 33 : 11  Dis-leur : je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie ; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?




La reine du ciel à l’offensive

17082011

L’actualité étant ce qu’elle est, il est temps je crois de reprendre le fil de son histoire et de revenir à l’objet premier de mon blog, soit commenter l’actualité eschatologique. Si vous avez suivi et compris l’étude sur les cathédrales, vous aurez compris que le catholicisme est plus qu’une religion, car il a façonné toute l’Europe dans un espace géopolitique et économique nouveau. A partir du XVIème siècle  les guerres de religion remettront son hégémonie en question et la révolution française la brisera, mais ils ne viendront pas  totalement à bout du catholicisme qui connaitra un nouvel essor. Apocalypse 13 : 3  Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. 4  Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?

Le couple franco-allemand s’est mis en première ligne, mardi, pour tenter d’enrayer la spirale de défiance qui frappe la zone euro. Au premier rang des propositions de Paris et de Berlin, la création d’un «gouvernement de la zone euro».

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La France et l’Allemagne vont proposer à leurs partenaires européens de créer un «véritable gouvernement de la zone euro», qui serait nommé pour deux ans et demi. Les deux dirigeants ont suggéré que ce «nouveau gouvernement économique» soit dirigé par l’actuel président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy. «Nous allons vers une intégration économique renforcée de la zone euro», s’est félicité Nicolas Sarkozy, alors que le manque de coordination entre pays ayant adopté la monnaie unique a fait récemment tanguer les marchés.

Montrer qu’en pleine tempête estivale, il y a un capitaine à la barre de la zone euro. À l’issue d’une réunion de travail, mardi à l’Élysée avec la chancelière allemande Angela Merkel, Nicolas Sarkozy – qui a interrompu ses vacances pour l’occasion – a remis en avant le rôle moteur du couple franco-allemand pour sortir la monnaie unique de l’ornière. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur «volonté absolue de défendre l’euro ». Avec, à la clef, une proposition choc: «Nous allons proposer que les 17 pays membres de la zone euro adoptent, avant la mi-2012, une règle d’or budgétaire.» Concrètement, Paris et Berlin veulent que chaque pays membre s’engage sur une trajectoire de réduction de ses déficits et la fasse graver dans le marbre de sa Constitution. Une ­telle mesure permettrait de rassurer les marchés financiers en leur démontrant la volonté absolue des pays de la zone de réduire leurs déficits et leur endettement. Pour assurer la croissance à moyen terme de la zone euro, il est essentiel, selon Nicolas Sarkozy, « de ramener la confiance avec des programmes de soutenabilité de la dette».

L’adversaire pousse les feux afin d’accélérer le fédéralisme de la Bête européenne, car il faut un gouvernement unique pour le règne de l’antéchrist. Il apparait clairement, que les désordres monétaires liés à un endettement excessif généralisé, dictent la conduite à tenir aux gouvernements de la planète. Cela revient à dire que l’argent gouverne le monde. A partir de ce constat il suffit de remonter à la source monétaire pour trouver le maître de l’argent : monnaies > banques centrales > banque centrale des banques centrales > BRI > Bâle (le maître). http://schoenel.unblog.fr/2010/01/07/lilith-bat-le-rappel-des-ses-troupes/

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Bien que le « maître » ait réussi à marquer de sceau l’empreinte de sa couronne mariale sur sa monnaie, il repart également à l’offensive spirituellement. Faisant suite à la fête de l’assomption de la Reine du ciel, des centaines de milliers de pèlerins venus des cinq continents ont envahi le centre de Madrid pour une messe géante en plein air mardi, coup d’envoi des Journées mondiales de la Jeunesse, six jours de fête et de prières.   

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Surplombée d’une grande estrade blanche décorée d’une effigie de la Vierge et de l’Enfant, la place de Cibeles, en plein centre de la capitale espagnole, a accueilli la messe d’ouverture célébrée par l’archevêque de Madrid, le cardinal Antonio Maria Rouco Varela. Il était accompagné de plusieurs centaines de jeunes choristes en uniforme bleu ou blanc, de 800 évêques, archevêques et cardinaux, et de 8 000 prêtres pour cette eucharistie dédiée à Jean Paul II. En hommage au pape décédé en 2005, une relique contenant une goutte de son sang avait été placée sur le pupitre où était posé l’Evangile.

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Au centre de la place se trouve une fontaine représentant la déesse Cybèle. Grande Déesse, Déesse Mère ou encore Mère des dieux. Cybèle est sans doute l’une des plus grandes déesses de l’Antiquité au Proche-Orient. Selon la mythologie grecque, elle initie Dionysos à ses mystères. Epouse d’Attis, cette divinité n’est qu’une des représentations du culte babylonien de l’antique Ishtar épouse de Tammuz, représentée souvent sous la forme allégorique du lion. Les liens sont trop évidents aux JMJ,  en partant de la fête de l’assomption, à la place de Cybèle et au culte marial, pour ne pas y voir une seule et même idole adorée comme reine du ciel depuis l’âge d’or de Babylone. Il n’y a rien de neuf sous le soleil…




Le mystère des cathédrales – 16

17082011

Un des éléments les plus chargé symboliquement à la cathédrale Notre Dame de Paris, est le trumeau central du portail de la Vierge. Dans la partie inférieure, au-dessus du trumeau, nous distinguons sous un dais représentant la Jérusalem Céleste et un grand coffre : c’est l’Arche d’Alliance. Marie est considérée maintenant comme la nouvelle Arche d’Alliance. L’Arche d’Alliance contenait les tables de la loi, la manne et le bâton de Moïse. Dire que Marie enceinte de Jésus qu’elle est la nouvelle arche d’alliance, signifie dans le catholicisme que Marie porte celui qui est la nouvelle Torah (alliance) et la nouvelle manne, ce pain descendu du ciel…

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Parmi les nombreux glissements théologiques catholiques qui visent à parfaire l’image de Myriam pour en faire une nouvelle arche d’alliance, celui de la visitation est très largement commenté depuis les origines du culte marial. Mais le trait théologique qui souligne le plus fortement la liaison arche/Vierge est dans l’Apocalypse 11 : 19  Et le temple de Dieu dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’alliance apparut dans son temple. Alors il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre et une forte grêle. 1  Un grand signe apparut dans le ciel: une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. 2  Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. 5  Elle mit au monde un fils, un enfant mâle; c’est lui qui doit mener paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône.

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L’apostasie catholique enseigne, que Jean veut nous montrer que Marie était dès l’origine montré comme l’arche de la nouvelle alliance. Car dans la pensée catholique, l’apocalypse prétend « révéler » que la nouvelle arche c’est Marie.  Il n’est pas question ici du temple de Dieu sur terre comme nous le montre le verset 11, 19. Mais de celui qui est dans le ciel ! Elle apparait ici dans le Saint des Saints du Sanctuaire céleste accompagné des manifestations de Dieu concernant les temps de la fin. Des éclairs; Des secousses; Et une forte grêle. Nous aurions affaire ici à une révélation, un dévoilement, et comme disait l’apôtre Paul : « Oui, jusqu’à ce jour, chaque fois qu’ils lisent Moïse, un voile est sur leur cœur. » (2 Corinthiens 3, 15) et ce dévoilement nous révèle cette femme qui est la Mère du Fils du Très Haut. Certains disent qu’il s’agirait d’Israël, cette interprétation n’est pas entièrement fausse mais l’application à Marie la vierge semble plus approprié au vu des nombreuses prostitutions d’Israël (cf. Jérémie. Or, Jésus est né d’une vierge !  D’autres pensent qu’il s’agit de l’Église, mais l’église ne met pas le Christ au monde ! Il semble que la chose soit clair dans l’esprit de Jean, car Jean dépeint ici la Mère de Jésus Roi des rois, Seigneur des seigneur. Les douleurs de l’enfantement de l’Apocalypse n’ont donc pas vraiment quelque chose à voir avec un accouchement physique, mais se rapprochent de celles de Paul où il parlait des douleurs de l’enfantement qu’il éprouvait en Galates 4, 19. Marie est donc représentée comme le corps de l’Epouse mystique du Christ, la Mère des croyants et l’Eve nouvelle. C’est de cette apostasie qu’est prise l’image de la couronne mariale qui est représentée par les 12 étoiles sur le drapeau européen moderne.

A l’Epouse mystique mariale, l’image d’une parèdre associée au nouvel Adam sera ajoutée. Cette association d’idées est parfaitement représentée dans le trumeau de la Vierge.  Sous ses pieds, une représentation de la tentation dans le jardin d’Eden où apparait Eve, qui est la raison du péché dans le monde, fait le parallèle avec la Vierge Marie présentée comme une nouvelle Eve, que la doctrine sur l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge qui apparut à la fin du XIe siècle à Lyon, expose désormais préservée intacte de toute tache du péché originel.

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Ce concept nouveau  est un point essentiel de l’apostasie catholique qui est développé dans la vaste synthèse de l’Evêque Irénée de Lyon qui voit en elle une nouvelle Eve. En lisant les textes irénéens on y découvre qu’Eve, la vierge, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour le genre  humain. Un nœud de péché et de mort est constitué, qui liera toute l’humanité. Mais le  nouvel  Adam,  par  son  obéissance,  a  produit  des  fruits  de  vie  chez  les  hommes  qui  avaient  été  enfermés  dans  la  mort  par  la  désobéissance  d’Adam.  Le  Christ  récapitule  donc Adam. Et parallèle («consequenter»), Marie, la vierge, par son obéissance, opère  un retournement dans la situation engendrée par Eve, et défait le nœud que l’humanité  héritait  de  son  ancêtre :  Marie  devient  cause  de  salut  pour  elle-même  et  pour  tout  le  genre humain. Comme  Eve  a collaboré avec Satan en provoquant la chute de l’humanité en trompant Adam, Marie, la  nouvelle Eve, est collaborant à la divine miséricorde de Dieu. Marie est en union avec la  volonté du Père. Cette collaboration de Marie est trinitaire. Marie est donc le contraire  d’Eve déchue, elle est la restauration de la féminité idéale. Elle est la femme restaurée et  rachetée, avant même que son Fils divin ait versé son Sang purifiant. Selon Irénée nous retenons qu’un homme et une femme furent au principe de l’humanité: Adam et Eve. Lorsque les temps sont accomplis, ils sont récapitulés par un Homme et une Femme, le Christ et la Vierge qui, non seulement les sauvent de la mort, mais  deviennent respectivement Principe et Mère de la Vie pour tout le genre humain. 

Nous sommes ici, dans ces concepts apostats qui déifient la Vierge en l’associant à l’arche d’alliance ou à la nouvelle Eve pure et sans tache, dans la quintessence du tout si on l’associe au commencement de l’histoire biblique, là où tout débute et se dévoile dans toute sa nudité originelle. Mais il faut pénétrer l’essence même du Verbe divin, pour comprendre le cheminement de la logique satanique qui 5000 ans plus tard permettra de construire les bibles antéchrists des cathédrales. Dans le jardin d’Eden la Bible présente les choses sans voile, tout y est mis à nu et exposé clairement si on sait le lire spirituellement. Adam et Eve, l’image terrestre de Dieu puisqu’Adam fut fait à l’image de Dieu, sont nus et le serpent qui est rusé l’est également, car Le mot que la Bible emploie pour le serpent, rusé-intelligent (« eirom ») est très proche du mot nu (« aroum ערום « ) qui est employé en Genèse 2 : 25. Une idée forte se dégage dans le chapitre 2 de la création de l’épouse, c’est l’association d’idée entre bâtir le féminin d’Adam et construire parallèlement dans le ciel l’Epouse, la Jérusalem céleste.

Entrons dans le détail : en général, nous lisons dans nos bibles, quelles qu’elles soient : Dieu prit l’une de ses côtes,… Il  est  clair,  il  est  évident  que  le  mot  hébreu  que  l’on traduit  par côte  – tséla du  verbe tsala’, pencher  d’un  côté, boiter –  n’a  jamais,  au  grand jamais, voulu dire côte, mais côté. Car le mot tséla, « côté », désigne presque toujours, de manière abstraite, ce qui est à côté, ou encore les annexes latérales, distinctes du corps principal ; ce n’est jamais une côte. Toutes les fois qu’on le rencontre dans la Bible, ce mot est traduit par côté et les prochaines occurrences qui suivent la création de la femme, renvoient aux différents éléments du tabernacle et leurs côtés.  Une  seule  fois  il  est  traduit  par côte…  et  c’est  dans  ce  texte !  Il  n’y  a  aucune raison pour que ce qui est côté ailleurs soit « côte » ici !  Soyons clairs : le Seigneur Dieu prit un des côtés de l’Adam, soit sa moitié et referma la chair à sa place. Au verset 22 le texte ne dit pas que Dieu, de la côte qu’il avait retirée de l’homme, façonna une femme, mais qu’il façonna le côté qu’il avait pris de l’Adam en une femme, nuance. Poussons plus loin. L’homme au commencement fut fait à l’image de Dieu et rayonnait de la lumière divine, et la peau est venue couvrir la lumière. Or, en hébreu, le mot peau est obtenu en remplaçant, dans le mot lumière, la première lettre aleph (gutturale silencieuse) par la lettre ’ayn (gutturale sonore). La même transformation littérale fait passer du verbe or, racine du mot lumière (briller, illuminer), au verbe ’or, racine du mot peau, dont le sens est « dénuder, être mis à nu ». Comme un tabernacle de peau, l’homme contient le divin et Dieu le partage en deux parties distinctes comme celui donné en modèle à Moïse et dont la nudité de la chair cache la lumière de Dieu.

De l’Adam dont la chair cache la lumière, Dieu façonna,  le côté qu’Il prit de l’Adam pour former une femme. Façonna  est un mot beaucoup trop faible ! Le verbe ‘banah’ utilisé ici signifie bâtir, construire (en Genèse pratiquement toutes les occurrences de ce verbe concernent la construction d’une ville, tour ou autel). On pourrait dire : « Le Seigneur construisit le côté qu’il avait pris à l’Adam pour en faire une femme ».  Le verbe ‘banah’ est également utilisé quand une femme veut se « bâtir » une postérité au travers d’une autre femme, comme les matriarches avec leurs servantes et concubines.  En voyant ce que Dieu faisait en créant Eve, Satan comprit alors que c’est l’Epouse même de Dieu qu’Il venait de créer au travers de sa semence, ou génération, à venir. Et c’est à ce moment-là qu’il se dit en son cœur: Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut Esaïe 14. Pour Satan prendre le dessus sur Eve et la posséder spirituellement, équivalait donc à se saisir de la divinité et du trône de Dieu, et c’est ce qu’il va essayer de faire. Au centre du jardin il y a deux arbres, qui sont également deux associations. L’Arbre de vie représente l’association de Dieu et des hommes. L’arbre de la connaissance joue avec le terme hébreu connaissance qui signifie également unir dans la chair. L’idée de base est celle-ci : si vous restez unis à Moi, vous restez dans la lumière et vous vivrez, mais si vous unissez vous corps dans un esprit impur vous mourrez.

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Par le doute et le mensonge, le serpent va corrompre Eve en prenant l’ascendant spirituel sur elle et ainsi « bâtir » une nouvelle femme à son image. « Vous ne mourrez pas, mais serez comme Elohim ». Kelohim en hébreu, valeur numérique 666, symboliquement représenté par l’arbre de la connaissance ou de l’union charnel. La sexualité peut être considérée comme l’antithèse de la spiritualité, car rien n’est plus charnel que le sexe. Dieu on le sait, cherche avant toute chose à élever l’âme de l’homme spirituellement afin que dans l’Esprit, l’homme et Dieu se connaissent et ne forment plus qu’un. Puis, quand l’homme ou la femme a atteint sa pleine maturité spirituelle, alors Dieu conduit lui-même la femme vers l’homme afin qu’ils se connaissent et ne forment plus qu’un. Ainsi dans l’Esprit une nouvelle unité se construit bénit par le Père et qui va elle aussi devenir une source de vie, un arbre de vie. Bénit de Dieu la sexualité n’est pas un interdit ou une honte, bien au contraire, c’est même un aboutissement dans la volonté de Dieu, une bénédiction qui élève encore plus l’âme de l’homme, car l’amour et l’union dans l’amour, sont la clé des relations entre le créateur et sa création. L’amour à fait qu’aujourd’hui l’univers et l’homme existe. Mais le diable ne l’entend point ainsi et il sait qu’il peut corrompre les fils de Dieu par la chair.  Désormais le diable tient sa victoire. Il domine la situation, il couvre par le péché la femme, son esprit pénètre en elle et la possède. Le diable veut désormais que le couple divin se connaissent et ne forment qu’un dans son esprit, celui de la luxure, la lubricité, la honte de la perversion et du vice charnel. C’est dans cet état de perversion qu’ils pensent être comme Elohim, qu’Eve pense posséder les secrets de la vie et faire un homme, le posséder pour elle seule comme un dieu. Mais Eve a été trompé, ce n’est pas elle qui est devenue un dieu, c’est le diable qui la séduite par ses charmes et enchantements, pour la corrompre et voler sa couronne en pénétrant en elle. A ce stade, Eve a prêté son corps au diable et ils se connaissent pour former l’arbre du bien et du mal. Je développe ces choses plus longuement ici : http://lettrealepouse.free.fr/menora/babylone%202/bab01.htm

Comme le diable s’est emparé du côté (tséla)  d’Adam en possédant la femme, il va également vouloir la bâtir (banah) comme une épouse alternative, une concubine qui par sa postérité représentera la divinité recherchée par Satan. Mais Dieu intervient : Gen 3 : 14 L’Eternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15  Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et sa semence : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. Maintenant deux voies alternatives sont ouvertes par deux postérités qui se feront la guerre, jusqu’à ce que l’une l’emporte sur l’autre.

Désormais le féminin divin va devoir se reconstruire (banah), non plus par Eve, mais par sa semence en Jésus Christ, sa postérité. C’est dans cet esprit que se développe Matthieu 16 : 13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? 14  Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. 15  Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? 16  Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17  Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. 18  Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19  Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. 20  Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. Après tout ce que vous venez de lire, reprenez le texte mais en hébreu. « Tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Bâtir est ‘banah’ en hébreu, d’où l’on tire ‘eben’ la pierre et le fils ‘ben’ puisque ‘banah’ est également utilisé quand une femme veut se « bâtir » une postérité au travers d’une autre femme. Par Jésus, la semence divine, le fils (ben),  qui écrase la tête du serpent, le Verbe divin révèle comment Dieu restitue l’Epouse à son Fils le nouvel Adam. Car tu es Pierre (eben) et sur cette pierre  (eben) je bâtirai (banah) mon Église (Epouse) . Quand l’Esprit Saint pénètre l’Epouse et lui révèle qui est le fils (ben) et Epoux, alors sur cette pierre (eben), la révélation par le Saint Esprit, l’Epoux bâtira (banah) son Eglise et Epouse. L’Eternel a donc donné à son Fils une Epouse spirituelle qu’Il a bâti (banah) par génération successive comme ses enfants (banah) qui sont autant de pierres (eben) assemblant l’édifice (banah) qui est le temple du Dieu vivant. C’est pour cela qu’il est écrit de l’assemblée des fils de Dieu, Ap 21:2  Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux.  3  Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Mais ce que veut faire le Seigneur avec son Epouse, Satan, dans un esprit diamétralement opposé, cherchera à le reproduire par sa semence en Caïn. Très vite l’esprit qui l’anime se révèlera par le meurtre de son frère Abel (le souffle, l’esprit) et la malédiction qui le frappera. Puis Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit (Banah) ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc. Au travers de sa semence maudite, Satan va se bâtir toute une civilisation dont la ville sera le centre. Le monde et les villes deviendront les centres de développement de la semence du serpent, l’anti-Epouse divine, en quelque sorte. En Gen 11 : Ils dirent encore: Allons ! bâtissons (Banah)-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. Avec la tour de Babel, le premier défi religieux est lancé contre Dieu Lui-même. Désormais les ziggourats mésopotamiennes croîtrons en majesté, jusqu’à devenir une ville temple, Babylone. La porte du dieu de ce monde, Satan. Une fois le principe établit, il se poursuivra d’âge en âge, c’est l’image de la statue de Daniel.

Au terme des jours. Une fois le corps comme édifice constitué, le fils (ben) comme pierre (eben) d’angle principale brisera et écrasera l’épouse bâtit (banah) illégitimement par l’adversaire.  C’est ainsi que Daniel révèle la chute de Babylone et des royaumes qui lui succèderont. Daniel 2 Au temps de ces rois, le Dieu du Ciel dressera un royaume qui jamais ne sera détruit, et ce royaume ne passera pas à un autre peuple. Il écrasera et anéantira tous ces royaumes, et lui-même subsistera à jamais : de même, tu as vu une pierre se détacher de la montagne, sans que main l’eût touchée, et réduire en poussière fer, bronze, terre cuite, argent et or. Le Grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver. Tel est véritablement le songe, et sûre en est l’interprétation.

Les nuances sémantiques du Verbe divin échappent au plus grand nombre, car abstraites et sont difficiles à saisir, c’est pourquoi Paul dit en Eph 5 : 32  Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise. Mais l’Esprit Saint prend toujours le dessus et rétablit toutes choses. Si j’ai développé ainsi les choses, c’est pour faire le parallèle entre l’apostasie mariale qui se présente comme alternative à l’Epouse véritable. Dans le catholicisme, on inverse systématiquement les valeurs bibliques, tout en s’en accaparant la forme. Grâce au principe d’inversion des valeurs, la Vierge Marie devient la nouvelle Eve et le Pape le successeur de l’apôtre Pierre en se référant à Matthieu 16 qui parle de tout autre chose que de papauté

Associé Myriam, une humble servante, à la reine du ciel présentée comme la nouvelle Eve, ou comme l’Arche d’Alliance qui parait dans l’Apocalypse, revient à projeter l’ombre mariale sur l’ensemble de la Bible. Ce n’est plus Jésus qui est la Parole faite chair, Jean 1 : 14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père, mais c’est la Vierge qui se révèle dans le Verbe. La mariolâtrie est devenu au Moyen Age, l’expression d’une foi nouvelle qui a absorbé le principe messianique à son profit par une doctrine plaçant Marie de Nazareth comme l’égale de Dieu. Ce principe se développe au cœur des villes médiévales qui reprennent leur essor. Durant le haut Moyen Âge, le réseau des cités hérité de l’Empire romain s’est maintenu tout en changeant radicalement de fonction. La cité est devenue la résidence de l’évêque (appelé le defensor civitatis), chef-lieu de diocèse et centre de pouvoir du comte. Puis, Les villes, “assoupies” durant le haut Moyen Âge, se réveillent à partir du XIe siècle. Les richesses étant absorbées par l’Eglise, elles vont à partir d’édifices religieux toujours plus grandioses contribuer à l’essor des cités. La semence du serpent par Caïn revient à sa vraie nature, bâtir des villes, élever des tours et massacrer les fils de Dieu, jugés comme des hérétiques.




Le mystère des cathédrales – 15

14082011

Apocalypse 17 : 5 Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. S’il y a vraiment un endroit sur terre où ce verset prend une dimension spirituelle très particulière, c’est sur les portes des cathédrales où le message gravé dans la pierre révèle aux initiés, les mystères de la Grande Prostituée. Et si parmi ces nombreuses portes beaucoup illustrent ces mystères, la porte de la Vierge de la cathédrale Notre Dame de Paris est particulièrement remarquable dans ce sens.

Le nom de Babylone vient du pré-sumérien Babulu , que les Akkadiens décomposent en bab-ilim , la Porte du Dieu, devenu bab-ilani, la Porte des Dieux. Les Grecs ont traduit ce nom en Babulon , qui a été repris ensuite par les Européens. Babylone porte ce nom parce qu’elle était le centre spirituel du pays où les temples principaux étaient construits. La ville était le passage qui permettait l’accès aux dieux. Les jours de fêtes religieuses on y entrait par la porte cérémonielle d’Ishtar, qui était le syncrétisme de toutes les croyances babyloniennes. La porte bleue d’Ishtar, qui était l’entrée principale de Babylone, symbolise le ciel où vivent les dieux, et en suivant la voie royale en procession, le peuple « monte » donc vers ses dieux en passant symboliquement des portes célestes, la ville elle-même étant l’ultime porte. La déesse y était représentée par un lion et Marduk le dieu tutélaire de la ville par un taureau qui tue le dragon Tiamat pour en façonner le ciel et la terre. Marduk suscita pour les dieux sur la voute céleste des astres à leurs images, dont la division donnera le zodiaque. Ainsi le temps était marqué par les dieux et les saisons par la vie, la mort et la résurrection de la déesse Ishtar, la reine du ciel. Les adorateurs d’Ishtar l’appelaient « la Sainte Vierge », et ils la priaient d’intercéder auprès des dieux irrités. Dans Les religions de Babylonie et d’Assyrie, Edouard Dhorme, orientaliste français, déclare à propos d’Ishtar : “ Elle est la déesse, la dame, la mère miséricordieuse, celle qui écoute la prière, celle qui intercède auprès des dieux irrités. [...] Elle devient la déesse des déesses, la reine de tous les dieux. ” Pour un examen objectif des faits, voir l’étude très complète de E.O. James, Le culte de la déesse-mère dans l’histoire des religions, Editions Le Mail, 1989. Cet ancien professeur d’Histoire des Religions à l’Université de Londres étudie le développement de ce concept de divinité à partir de ses origines jusqu’à sa transformation chez les catholiques en Mater Ecclesia, principe vivant de l’Eglise, qu’on associa plus tard aux images de la Madone. De Babylone le culte de la Mère et de l’enfant se répandit jusqu’au bout du monde. Ce prototype babylonien est la source du culte ultérieur des déesses-mères Tous ces symboles vont maintenant retrouver une nouvelle place dans l’histoire au travers des cathédrales.

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Le Portail de la Vierge, largement restauré au 19ème siècle, est le portail de la façade occidentale situé à gauche. Il a été installé dans les années 1210-1220, donc après le portail Sainte-Anne. Il retrace, selon la tradition de l’Eglise catholique, la mort de Marie, sa montée au Paradis et son couronnement en tant que reine du Ciel. Juste au-dessus des deux portes, sur le linteau inférieur, trois prophètes à gauche, trois rois de l’Ancien Testament à droite, tiennent des phylactères indiquant que la promesse de Dieu a été accomplie : Jésus est venu sauver l’humanité. Juste au-dessus, sur le linteau supérieur, Marie repose sur son lit de mort entourée par Jésus et par les douze Apôtres. Deux anges placés à la tête et aux pieds de Marie soulèvent son linceul et l’emportent au Paradis. Au centre du tympan, nous retrouvons Marie, au Paradis, assise sur le même trône que Jésus. Elle est alors couronnée par un ange tandis que Jésus la bénit et lui donne le sceptre. Elle est ainsi devenue reine du Ciel, Regina Cæli, devant toute la Cour céleste composée d’anges, de patriarches, de rois et de prophètes installés dans les quatre voussures successives.  

Dans les tous débuts du christianisme, il n’est guère question de la Vierge Marie. Dans le Nouveau Testament, son rôle est très secondaire : elle n’est que la mère biologique de Jésus. Paul, quant à lui, ne fait aucune allusion à Marie, ni à Marie-Madeleine, d’ailleurs. Pour Paul, en effet, la nouvelle Eve, c’est l’Eglise, Epouse du Nouvel Adam : le Christ. Personne ne sait donc rien de la mort de Myriam de Nazareth, ni les circonstances, ni le lieu, ni le moment. Un texte apocryphe intitulé Dormition de Marie, dont l’auteur est inconnu mais que la tradition a attribué à un Pseudo-Jean, probablement écrit en grec à l’origine, entre le Ve et la fin du VIe siècle, et qui a eu de nombreuses versions, a largement diffusé un récit de la mort de Marie, sa dormition, dont l’empereur Maurice, au VIe siècle, a fixé la fête au 15 août.  En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle. Il s’appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle. Cet ensemble de textes est explicitement désigné par Gélase Ier en 495-496, comme étant « à ne pas retenir » car apocryphe, jugement qui porte sur cette compilation et non sur la croyance en elle-même. Selon cette tradition, Marie rencontre sur le mont des Oliviers un ange qui lui remet une palme de l’arbre de vie et lui annonce sa mort prochaine. Marie rentre chez elle et fait part de la nouvelle à son entourage. Miraculeusement, les apôtres reviennent des différents endroits où ils sont partis prêcher, afin de l’entourer. Jésus apparaît entouré d’anges pour recevoir l’âme de sa mère, qu’il confie à l’archange Michel. Les apôtres enterrent le corps au pied du mont des Oliviers. Quelques jours plus tard, Jésus apparaît de nouveau et emporte le corps au Paradis, où l’âme et le corps de Marie sont réunis.

C’est en Syrie, terre de la Déesse-Mère, que naît la source lyrique du culte de Marie. La maternité de Marie y apparaît comme le correspondant de la paternité du Père. Le premier chantre de Marie sera saint Éphrem (+373), moine originaire de Mésopotamie devenu ermite. Il s’adresse à Marie en soulignant la pureté de son âme comme celle de son corps, ce qui lui permet d’être la demeure de la grâce et de l’Esprit-Saint. Les Pères de l’Église ont insisté sur la chasteté de Marie, condition essentielle au rachat de l’humanité, déchue depuis la souillure primordiale. C’est par Marie que les chrétiens pourront rejoindre son Fils et obtenir leur salut. À la même période, dans l’Église latine, saint Ambroise a pour louer Marie des accents mystiques peu habituels chez les Occidentaux. Il donne la Vierge en exemple en tant que modèle de la virginité. À ses yeux, elle possède toutes les vertus féminines, soit la pureté, l’humilité, l’obéissance, la prudence, la compassion et le courage. Les cinq traités qu’Ambroise consacre à la virginité font de lui le fondateur de la littérature mariale. Dès ce moment, le culte de Marie Mère de Dieu se répand dans l’Église, et d’autant plus aisément que les écrits de l’évêque de Milan sont empreints d’une tendre piété.

Cette période de l’histoire de l’Église est marquée par l’affirmation des dogmes. Il devint donc nécessaire de proclamer la maternité divine comme un dogme. Cela eut lieu à la suite de deux conciles. Le premier se tint en 431 à Éphèse, patrie d’Artémis. C’est curieusement sur les ruines de son temple qu’est construite une église dédiée à Marie. Là, justement, dans la ville si fameuse pour la dévotion qu’elle vouait à Artémis (Diane pour les Romains), où l’image de cette déesse serait tombée du ciel, dans les murs du grand temple qui était dédié depuis 330 avant notre ère à la Magna Mater et qui contenait, selon la tradition, une résidence temporaire de Marie, le titre de ‘mère de Dieu’ pouvait difficilement manquer de lui être attribué. Ephèse fut le creuset où le culte païen de la déesse-mère fut christianisé et transformé en dévotion fervente vouée à Marie faite « Mère de Dieu ».  C’est aux chrétiens d’Ephèse que l’apôtre Paul avait annoncé une telle dérive (Actes 20:17-30, 2 Thessaloniciens 2:3).

 En 451, le concile de Chalcédoine proclama Marie Théotokos, c’est-à-dire Mère de Dieu. Ce terme est d’origine populaire et permettait à la sensibilité des chrétiens de s’exprimer dans la foi. Chez les Pères de l’Église grecque, Grégoire de Nysse, au IVe siècle, loue la fécondité spirituelle de la virginité. Marie a enfanté Jésus sans perdre cette qualité et elle a donc rendu possible le salut de l’humanité. Sa pureté est également une victoire sur la mort : selon Grégoire de Nysse, elle est montée au ciel comme son Fils. Cette assomption lui semblait naturelle du fait que la Vierge n’avait pas connu la corruption de la faute d’Ève et ne devait donc pas connaître celle du tombeau. Marie participait ainsi à la résurrection de son Fils. Quant à l’ouvrage de Jean Chrysostome sur la virginité, il est lié au grand mouvement monachiste du IVe siècle. La virginité apparaît dans son œuvre comme le signe même de la nouvelle alliance. Avant la venue du Christ, vivre selon la loi était irréprochable, mais désormais les catholiques sont appelés à vivre selon l’Esprit à l’exemple de Marie. Le mois de mai, dédié à la déesse Artémis, deviendra le mois de Marie. Au XII e siècle, Bernard de Clairvaux donne au culte marial une dimension jamais atteinte. La Vierge, qu’il nomme Notre Dame, devient la figure de proue de la chrétienté franque. Pour lui, le terme « Notre-Dame » désigne bien plus que la Mère du Christ : Elle est l’épouse du Verbe.

Nous voyons que par touches successives, Myriam simple servante de Dieu, devient ‘sainte Vierge’ et mère de Dieu enlevée dans le ciel pour y être couronnée ‘reine du ciel’. Fidèle à ses habitudes, l’Eglise catholique trouve toujours plus simple d’absorber le paganisme en le « christianisant » de manière trompeuse, afin d’absorber par syncrétisme le paganisme antique qui ainsi devient pérenne. On peut désormais établir un rapport étroit avec ‘ la grande Artémis des Ephésiens ’ (Actes 19:28) et la Vierge Marie et les grandes déesses d’autres peuples. Elle présente d’étroites analogies avec Cybèle la déesse phrygienne et d’autres représentations féminines de la puissance divine dans les pays d’Asie (Ma de Cappadoce, Astarté de Phénicie, Atargatis et Myletta de Syrie) et l’on peut constater que toutes ces divinités ne sont que des variantes d’un seul et même concept religieux qui renvoie à Babylone et sa déesse Ishtar.

Tout ce qui concerne l’histoire de Marie dans le catholicisme est faux. Aucune base biblique n’étaye les dogmes mariaux qui élèvent Myriam au rang d’une déesse à laquelle un culte est dévoué. Tout est inventé de toute pièce à partir de mythes et légendes qui ne sont que de pures fictions visant à rétablir l’adversaire, le diable, comme véritable dieu dans ce monde. Au travers de la Vierge, c’est tous les attributs du Christ qui sont progressivement transférés à la mère, afin que le principe de la divinité passe de l’un à l’autre. Différents autres éléments de la porte de la Vierge à Notre Dame de Paris nous le confirment.

Les cathédrales sont devenues l’expression physique de ce qu’annonça Paul en  Thessaloniciens 2:3 Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, 4  l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. D’abord vient l’apostasie, soit l’abandon des vérités de l’évangile au profit de nouvelles doctrines mensongères, comme le culte marial. Ceci permettra la montée en puissance de l’évêque de Rome qui se nomme Pape, alors que le Christ interdit à quiconque cette appellation : « N’appelez personne votre « père » sur la terre : car vous n’en avez qu’un, le Père Céleste. » (Mathieu 23:9) Le pape s’élèvera en gloire et en puissance pour s’assoir sur son trône dans la cathédrale siège de son autorité qui le révèle comme pontife suprême, avec pour titre officiel en latin « vicarius filii dei » ( vicaire du fils de Dieu ), soit le remplaçant du fils de Dieu. Ainsi d’interdit en interdit, une nouvelle religion appelée catholicisme verra le jour qui dépouillera le Christ de sa gloire et sa divinité au profit d’une reine du ciel et de son vicaire sur terre.  

 







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