GILAD SHALID ENFIN LIBRE!

18102011

Enfin la liberté pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit ! Après cinq ans de captivité, le jeune homme a été libéré mardi par le Hamas et est arrivé en Israël en hélicoptère. Après avoir revêtu un uniforme de l’armée israélienne, le jeune homme a pu étreindre ses parents sur la base militaire de Tel Nof, dans le sud du pays. «Shalom Gilad, bienvenue pour ton retour en Israël. C’est bon de t’avoir à la maison», lui a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, citant une chanson populaire.  «J’ai ramené votre enfant à la maison», a encore dit le Premier ministre aux parents de l’ex-otage.

 

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Lettre adressée le 17 octobre aux familles de victimes du terrorisme par le Premier ministre israélien. C’est une réponse à tous ceux qui déplorent le prix à payer pour faire rentrer Guilad Shalit à la maison. Si tant est que l’accord tienne jusqu’au bout. Ce que l’on ne peut qu’espérer de tout cœur, ce que j’espère, ayant suivi le calvaire de Guilad et ayant rencontré son père et son frère et connaissant leur douleur infinie.

Jérusalem, le 17 octobre 2011

Chères familles,

C’est avec le cœur lourd que je vous écris. Je comprends et je connais votre douleur.

J’appartiens à une famille endeuillée qui compte aussi des victimes du terrorisme. Mon frère a été tué dans l’opération de sauvetage des otages d’Entebbe.

Je sais que vous avez le cœur lourd et que vos blessures ont été rouvertes ces derniers jours, que vos pensées ne sont pas aisées.

De nombreux doutes m’ont accompagné tout au long des négociations portant sur l’accord pour le retour du soldat qui a été enlevé, Guilad Shalit. Vous avez toujours été dans mes pensées.

La décision concernant la libération de Guilad Shalit a été parmi les plus difficiles que j’ai jamais prises. Cela a été difficile pour moi pour les mêmes raisons que cela est difficile pour vous, chères familles.

Dans la décision de faire rentrer Guilad à la maison, j’ai été confronté à la responsabilité qu’a le Premier ministre d’Israël de ramener tous les soldats qui sont envoyés pour protéger nos citoyens.

Moi aussi, quand je suis allé au combat au nom de l’Etat d’Israël, j’ai toujours su que L’Etat d’Israël n’abandonne pas ses soldats et ses citoyens.

Face à ce désir fort de faire rentrer à la maison un soldat capturé il y avait la nécessité de limiter le lourd prix que l’Etat d’Israël aurait à payer pour l’enlèvement de Guilad Shalit voici cinq ans.

Je sais que le prix est très lourd pour vous. Je comprends combien il est difficile d’accepter que les êtres mauvais qui ont perpétré des crimes odieux contre vos proches n’auront pas payer le prix qu’ils méritent.

Pendant ces moments, j’espère que vous trouverez un réconfort dans le fait que moi-même et la nation d’Israël toute entière, vous étreint et partage votre douleur.

Vos proches seront à jamais dans mon cœur,
Bien à vous, avec douleur et un profond chagrin pour vos proches,

Benyamin Netanyahou

 

« C’est une immense joie de voir la libération de Gilad Shalit, mais c’est un sentiment d’amertume pour nous de devoir libérer des terroristes qui ont commis des atrocités sur le territoire d’Israël ». Avi Pazner, le porte-parole du gouvernement israélien, n’a pu contenir son regret au moment de l’annonce de la libération de Gilad Shalit.

A Gaza, près de 200 000 personnes sont sorties dans les rues pour accueillir les ex-prisonniers. Une cérémonie officielle, organisée par le Hamas, se tient pour célébrer ce jour de fête nationale.  Car pour obtenir la libération de son soldat, Israël a accepté de libérer au total 1.027 prisonniers, dont 477 immédiatement. Et parmi ce millier de détenus figurent plusieurs dangereux personnages.

A commencer par Zuher Jabrine, le fondateur des brigades Ezzedine al-Qassem pour le nord de la Cisjordanie. Véritable « ennemi public » en Israël, il avait été condamné à la prison à vie en 1993 pour plusieurs assassinats et pour une tentative ratée d’attentat à la voiture piégée.

De nombreux détenus purgeaient une, ou plusieurs, peines de prison à perpétuité. Comme une jeune femme condamnée 15 fois à la prison à vie pour avoir servi de chauffeur à un kamikaze qui s’était fait sauter dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem en août 2001. L’attentat avait fait 15 victimes dont sept enfants, et avait beaucoup marqué l’opinion publique israélienne.

Ou encore Iyad Abou Hasna, qui a purgé 23 des 30 années de sa condamnation pour son appartenance à la branche armée du Hamas et son implication dans des attaques contre des Israéliens.




Et maintenant la Turquie

3102011

Vous aviez été prévenus, mais vous n’avez pas cru, alors voici venu le temps de l’Epouse parole qui s’apprête pour son Epoux parole qui a été fait chair, et qui a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. Aujourd’hui, le simple fait de croire à l’enlèvement avant les tribulations est à considérer comme la marque la plus évidente d’une absence totale de vie par l’Esprit. Car les tribulations vont aller de concert avec les douleurs de l’enfantement pour l’Epouse. Désormais tout ce qui s’opposera à l’union divine deviendra une source de malédiction. Ceci étant vrai pour les Vierges sages des nations et pour Israël.

Vous vouliez la paix ? Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a apporté le 13 septembre un soutien appuyé à la reconnaissance d’un Etat palestinien et n’a pas épargné Israël lors d’un discours prononcé devant la Ligue arabe au Caire au début d’une tournée en Afrique du Nord censée affirmer le rôle de la Turquie dans la région. «La reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas «une option mais une obligation», a estimé le chef du gouvernement turc conforté par l’opinion publique arabe en ce qui concerne les dissensions actuelles entre Ankara et Israël. «Il est temps de hisser le drapeau palestinien aux Nations unies. Hissons le drapeau palestinien et qu’il devienne le symbole de la paix et de la justice au Moyen-Orient. Apportons notre contribution à l’établissement d’une paix et d’une stabilité bien méritées au Moyen-Orient».

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Lors de l’opération Arc-en-ciel qui a eu lieu dans la ville de Rafah, Erdogan a dénoncé la «terreur d’État» de l’État israélien. Le 27 mars 2010, il déclare que «considérer Jérusalem comme la capitale indivisible de l’État hébreu, comme le font les Israéliens, est une folie. Jérusalem est la prunelle des yeux du monde musulman (…) et on ne peut accepter aucune atteinte israélienne à Jérusalem et aux lieux musulmans», lors du Sommet annuel de la Ligue arabe. Suite à l’abordage de la flottille pour Ghaza, Erdogan a tenu un discours avec des mots très durs à l’assemblée du pays, dénonçant un acte de «terrorisme d’État», dénonçant une «attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine». Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait jugé «impossible» que la Turquie normalise ses relations avec Israël en l’absence d’excuses pour le meurtre de 9 Turcs de la flottille de la paix pour Ghaza, le 31 mai 2010. La Turquie ne voulant pas se déjuger a réagi au Rapport Palmer.

La Turquie a renvoyé début septembre l’ambassadeur d’Israël et suspendu les accords militaires avec son ancien allié, les responsables israéliens refusant de s’excuser pour un raid contre un bateau turc se dirigeant vers Gaza, le 31 mai 2010 dans les eaux internationales, au cours duquel neuf Turcs avaient été tués. Les relations ont tourné encore plus à l’aigre lorsque M. Erdogan a menacé de faire escorter militairement les navires turcs qui auraient l’intention d’atteindre la bande de Gaza, territoire palestinien dirigé par le mouvement islamiste radical Hamas et qui est sous blocus israélien.

Jusqu’à ce jour, la Turquie avait sur ses avions de chasse et navires de guerre des radars empêchant de tirer le moindre missile sur un pays ami. Même si l’ordre était donné de tirer contre un avion israélien, le radar aurait empêché l’exécution de l’ordre. Les radars ont été modifiés : Erdogan permet désormais à ses troupes de viser Israël. La nouvelle identification “ennemie” est d’ores et déjà mise en place sur tous les avions de chasse et la plupart des bateaux de la marine. Cette information, publiée par un quotidien turc, vient après que la Turquie ait expulsé l’ambassadeur d’Israël, coupé les liens militaires et commerciaux, menacé d’envoyer son armée dans les zones de production de gaz d’Israël

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé début septembre que les forces navales de son pays escorteraient désormais les bateaux turcs transportant de l’aide humanitaire à Gaza, après le refus d’Israël de s’excuser pour l’assaut meurtrier d’un navire turc en mai 2010. « Désormais, nous ne permettrons plus que ces bateaux soient la cible d’attaques de la part d’Israël comme cela a été le cas avec la flottille de la Liberté, car Israël fera alors face à une riposte appropriée », a ajouté M. Erdogan, selon une traduction en arabe de ses propos tenus en turc.

carteforageisrael.jpg« La Turquie sera ferme sur son droit à contrôler les eaux territoriales dans l’est de la Méditerranée » et « a entrepris des mesures pour empêcher Israël d’exploiter unilatéralement les ressources naturelles » de cette région, a-t-il averti. « Israël a commencé à proclamer des droits sur les zones économiques exclusives en Méditerranée », a-t-il ajouté « Mais vous verrez qu’Israël n’aura jamais ces droits car la Turquie, en tant que garant de la République turque du nord de Chypre, a entrepris des mesures dans la région et sera ferme comme elle s’attachera à son droit de contrôler les eaux territoriales dans l’est de la Méditerranée », a-t-il ajouté.

Des navires de guerre turcs harcellent depuis jeudi des bateaux israéliens qui transportent des marchandises à l’est de la mer méditerranée, en s’approchent d’eux et en leur donnant l’ordre de modifier leur parcours. Les Israéliens préfèrent ne pas réagir à ces agressions. Des sources navales occidentales ont suivi les déploiements de la marine turque et israélienne notant que « La Tuquie et Israël sont dans une constante démonstration de force dans la méditerranée orientale, augmentant le risque d’une confrontation qui pourrait rapidement devenir hors de contrôle » L’armée de l’air a cependant effectué des raids de reconnaissance au-dessus de la zone où se déploie l’armée de mer turque.

En conséquence, à la suite des manœuvres qui menacent les activités économiques, des navires de guerre israéliens ont pris la mer pour la zone industrielle du sud de l’île de Chypre, où se situent les aires de forages du nom d’Homer Ferrington et exploitées par la société Noble Energy. Les travaux ont commencé le 19 novembre, malgré l’hostilité déclarée de la Turquie. Cette zone se trouve à 160 km au sud de Chypre, et est proche du forage israélien Léviathan. Des responsables des armées européennes suivent avec intérêt les développements régionaux, avec le positionnement de l’armée turque qui a poussé l’armée de mer d’Israël à prendre également position dans la région.

Et pendant ce temps en Palestine. Les dirigeants palestiniens font flèche de tout bois : après avoir saisi le Conseil de sécurité en vue d’obtenir la reconnaissance d’un Etat palestinien, membre à part entière de l’ONU, les voici qui se tournent vers l’UNESCO pour obtenir la même chose. Mercredi prochain, le conseil d’administration de l’organisation en débattra. A priori, la demande sera agréée. Il appartiendra ensuite à l’assemblée générale de confirmer cette décision. Ce qui permettra aux palestiniens de solliciter l’inscription de sites et de villes palestiniennes au Patrimoine de l’humanité. Bethlehem sera la première sur la liste…




Anniversaire de guerre

20032011

Il est d’une ironie amère de noter que l’anniversaire du début de la guerre en Irak tombe précisément ce week-end », rappelle outre-Manche The Independent. « Huit ans après les batailles de Bagdad et Bassorah, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne dans un autre pays arabe. L’héritage de l’Irak hante chaque action. Rappelons que sur la base de mensonges grossiers, G. W. Bush avait sans mandat de l’ONU décidé d’attaquer l’Irak, avec le succès qu’on sait…

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Ironie de Dieu ? Un nouveau chef de guerre revient sur le devant de la scène pratiquement le même jour 8 ans après, en France cette fois-ci. Après avoir accumulé les scandales, décrédibilisé la France à l’internationale, notamment en invitant Kadhafi à l’Elysée, voilà que par un incroyable tour de prestidigitation politicien, notre supra-président retourne son passé politique calamiteux pour devenir le chef de file d’une coalition qui part en guerre contre l’innommable à qui tant d’armes françaises furent vendues. Après avoir fait durer le suspense diplomatique en jouant sur le côté dramatique de la situation libyenne pendant des semaines, voilà que tel le messie, notre président se trouve une nouvelle fibre de sauveur du monde.  

C’est la première fois, depuis son élection, que Nicolas Sarkozy revêt son costume de chef de guerre. Conscient du poids sur ses épaules, il a interrogé ceux qui, avant lui, ont traversé cette épreuve. Ainsi a-t-il, selon nos informations, longuement consulté Jacques Chirac, qui avait dit non à la guerre en Irak. Sans doute son prédécesseur l’a-t-il convaincu de ne pas partir seul, sabre au clair. 15h45, hier : c’est donc au nom d’une coalition de six pays que Sarkozy lance l’opération militaire contre Kadhafi. « Notre détermination est totale! » menace-t-il, en direct sur les chaînes françaises mais aussi sur CNN et la BBC. Deux heures après la fin du sommet de l’Elysée, les avions de la coalition frappent, dans une scénographie millimétrée.   

Mais à l’Elysée, l’heure est à la fausse modestie. On ne parle pas de guerre, mais « d’opération de soutien au peuple libyen ». C’est d’ailleurs un nouveau concept onusien qui sous-tend l’opération, dit-on : « On appelle cela la responsabilité de protéger. Ça remplace le devoir d’ingérence inventé par Bernard Kouchner. » Si le président fait profil bas, c’est aussi parce qu’il sait que ses détracteurs le compareront volontiers à George W. Bush, intervenu en Irak en 2003 sans feu vert de l’ONU. Cette semaine, il a donc tenu à prouver le contraire, arrachant un mandat des Nations unies avec la résolution 1973…

Surtout, Sarkozy veut jouer collectif, après un début rocambolesque qui l’a vu reconnaître en solo le Conseil national de transition libyen et fait le forcing pour aboutir à une résolution de l’ONU. La réunion de l’Elysée largement médiatisée et organisée comme un sarkoshow, n’avait pas d’autre but que d’afficher la photo de famille des 19 « partenaires » européens, nord-américains et surtout arabes. Mission accomplie : « Les Arabes soutiennent la résolution », a clamé Amr Moussa (Ligue arabe) lors du déjeuner. « Soixante-quinze pour cent des Espagnols sont derrière moi », a précisé Zapatero. Sarkozy avait même invité Merkel, surprise, lui glissant, grand seigneur : « C’est bien normal »

En pôle position, le président sait qu’il prend des risques en cas de bavure. Mais il est persuadé d’avoir les Français derrière lui. « Si tout se termine bien, ce sera un triomphe. Il était dans les cordes et le voilà qui réunit le monde entier à ses pieds! » Ose même un proche, l’œil rivé sur 2012. Pour bien garder la primauté en tout, symboliquement, les Français ont tiré les premiers. Deux heures à peine après la déclaration de Nicolas Sarkozy. Quelques blindés ont été détruits près de Benghazi. Désormais la France est en guerre.

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US go home / IRAN at home

23082010

Les communicants de Téhéran ne s’arrêtent plus. Depuis début août, c’est une pluie d’annonces qu’ils distribuent. D’abord, la marine iranienne a pris livraison de quatre nouveaux sous-marins de poche   susceptibles d’être utilisés dans le Golfe. Puis la mise en route de la centrale nucléaire de Bouchehr   a été annoncée et concrétisée, sous les auspices de Moscou, ce samedi. Peu avant, Téhéran diffusait les images d’un test de missile sol-sol Qiam d’une portée de 1500 kilomètres et qui, selon les médias, a des « aspects techniques nouveaux et une capacité tactique unique ».

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Et ce n’est pas fini. Ce dimanche 22 août, Mahmoud Ahmadinejad a présenté avec fierté un drone « bombardier »   d’une portée de 1000 km et construit par l’Iran. Dénommé « Karrar » (assaillant, en persan), ce drone est « un messager de la mort pour les ennemis » mais reste « porteur d’un message de grandeur pour l’humanité », selon les mots utilisés par le président iranien. Et ce lundi, son ministre de la Défense a inauguré les lignes d’assemblage des deux vedettes rapides   , « Seraj » et « Zolfagar » (lire l’encadré) qui peuvent être équipées de lanceurs de missiles et déployées pour des missions de patrouille ou des opérations d’attaque.

Outre sa centrale, l’Iran va entamer la construction d’un troisième site d’enrichissement d’uranium au premier semestre 2011, a annoncé lundi un haut responsable, en dépit d’une résolution de l’ONU sanctionnant cette activité. « Nous avons terminé la localisation des dix futurs sites d’enrichissement, et la construction d’un de ces sites commencera avant la fin de l’année (iranienne, le 20 mars 2011) ou au début de la prochaine année », a dit le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi, cité par la télévision d’Etat. Ce sera le troisième site d’enrichissement iranien après celui de Natanz (centre), et celui de Fordoo, au sud de Téhéran, actuellement en construction.

Téhéran avait été condamné entre autres pour avoir dissimulé la construction en cours d’un deuxième site d’enrichissement à Fordo, dans une zone montagneuse à une centaine de kilomètres au sud de Téhéran. « La conception des nouveaux sites est actuellement en cours », a ajouté M. Samareh Hachémi. M. Salehi avait déclaré, en février : « Les deux sites auront chacun la même capacité (…) que le site d’enrichissement de Natanz. » Le site de Natanz, le seul dont dispose actuellement l’Iran, peut contenir jusqu’à 50 000 centrifugeuses. « Les nouveaux sites seront construits au cœur des montagnes [pour] être protégés contre toute attaque », avait précisé M. Salehi.

L’enrichissement d’uranium est l’aspect le plus controversé du programme nucléaire iranien controversé et le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 9 juin une nouvelle résolution assortie de sanctions économiques demandant spécifiquement à Téhéran de suspendre cette activité. Selon les autorités, le nouveau site devrait avoir la même capacité que celui de Natanz. La seule usine d’enrichissement d’uranium actuellement en activité peut accueillir jusqu’à 50.000 centrifugeuses mais n’en abrite pour l’instant que 8.582, selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en mai. Natanz a déjà produit près de 2.500 kilos d’uranium enrichi à 3,5%, à raison d’une centaine de kilos par mois, selon ce rapport. Téhéran a également commencé, toujours à Natanz, d’enrichir de l’uranium à 20% en février, officiellement pour fabriquer du combustible nécessaire pour son réacteur de recherche médicale à Téhéran. Début juillet, l’Iran avait annoncé avoir déjà produit quelque 20 kilos de cet uranium hautement enrichi qui inquiète particulièrement les Occidentaux.

Israël a laissé entendre dans le passé qu’il était probable qu’il attaquerait les installations nucléaires iraniennes si le régime de Téhéran tentait de fabriquer une bombe atomique qui serait considérée comme une menace directe contre le territoire israélien. L’Etat hébreu estime que l’Iran n’est qu’à quelques mois d’y parvenir, alors que les services de renseignement américains pensent désormais que cela prendra plus de temps. Les Etats-Unis ont persuadé Israël qu’il faudrait un an ou plus à l’Iran pour construire une arme nucléaire, atténuant l’éventualité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires iraniennes, rapporte le New York Times jeudi soir, citant des responsables. « Nous pensons qu’ils en ont environ pour un an » au mieux, a estimé le principal conseiller du président Barack Obama sur les questions nucléaires, Gary Samore, cité par le quotidien. Selon ce conseiller, il s’agit du temps minimum nécessaire à l’Iran pour construire une arme nucléaire, sur la base des installations existantes et de sa capacité à transformer ses réserves d’uranium faiblement enrichi en matériau de qualité militaire. M. Samore a indiqué que les Etats-Unis pensent que les inspecteurs internationaux détecteraient en quelques semaines toute action iranienne en ce sens, laissant largement assez de temps aux Etats-Unis et à Israël pour élaborer une réaction.

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Outre le démarrage de la centrale, les Gardiens de la révolution iranienne auraient réussi à se procurer 4 systèmes de missiles S-300 secrètement, alors que la Russie refuse toujours officiellement de vendre à Téhéran ses systèmes de défense anti-aérienne, a annoncé l’agence de presse iranienne Fars. Deux de ces systèmes ont été transférés depuis le Bélarus, et les deux autres sont de provenance inconnue. La possession iranienne de ces systèmes de missiles compliquera la tâche à l’armée de l’air israélienne en cas d’attaque contre les sites nucléaires iraniens. Ces batteries qui dépassent les Patriot américains en performance, compliquerait toute attaque contre le site des installations atomiques de Téhéran ou du moins la rendrait coûteuse, étant donné qu’aucun avion de chasse ne peut échapper à un missile tiré par le système S-300 et ce quelle que soit l’altitude prise par cet avion. Manifestement les russes auraient voulu sécuriser ‘leur’ centrale, au cas où…

Les Russes après avoir voté avec virulence des sanctions contre l’Iran, déploient des S-300, et chose rare, respectent leur engagement sur Boushehr… Les Turcs ne respectent pas les sanctions contre l’Iran, à l’instar des Russes et des Chinois qui ont pourtant voté des sanctions contre les Mollahs. L’Arabie Saoudite et certains états du Golfe, ne cachent plus leur collaboration avec les USA et Israël. Nos médias traditionnels diffusent des infos à la chaîne, et personne n’y comprend plus rien, tant les informations sont contradictoires… Que devons-nous déduire de tout ce remue-ménage ?

Toute la politique géostratégique de la région va être bouleversée par les perses, car parmi les décisionnaires iraniens, il en est qui sont mus par des objectifs eschatologiques où la lutte religieuse est l’impératif subordonnant tous les autres. Une lutte incluant non seulement la destruction d’Israël mais aussi celle des valeurs du monde des «croisés», autrement dit des chrétiens, comme l’illustrent des manuels d’enseignement iraniens. La centrale de Bouchehr n’est que l’arbre qui cache la forêt nucléaire iranienne, dont le but inavoué est de sanctuariser le pays grâce à l’arme nucléaire. Une fois l’arme acquise, ainsi que les vecteurs pour la transporter dans le monde entier via un pseudo programme de recherche spatial, le pays pourra se targuer d’être le leader musulman de la lutte contre les ennemis de l’Islam.

Mais outre les rêves eschatologiques d’Ahmadinejad  l’Iran se trouve au cœur d’une bataille de Titans, un jouet aux mains des Chinois, des Russes et autres Américains et Occidentaux dans le redécoupage d’un ordre mondial. En second lieu, l’on peut constater que jamais une zone de tensions n’aura été aussi vaste depuis la seconde guerre mondiale. De la Corée du nord à l’Amérique latine, en passant par l’Inde, le Pakistan sans oublier l’Afghanistan, la multiplication des risques d’explosion est inquiétante. On navigue sur un nuage de soufre…




7 ans déjà…

24112009

L’Iran s’est engagé dans une nouvelle démonstration de force à l’intention des Occidentaux et d’Israël. Les cinq jours de manœuvres militaires qui ont débuté depuis dimanche doivent en effet montrer la capacité des forces armées à défendre les sites nucléaires contre une attaque aérienne. Par ailleurs, dans une allusion explicite à une éventuelle attaque israélienne, le commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution, Amir Ali Hajizadeh, a affirmé que «les F-15 et F-16 (israéliens) seront piégés par notre défense antiaérienne et annihilés» s’ils se risquent à une telle attaque.

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SEPT ANS DEJA

Amorcé à Genève le 1er octobre 2009, le nouveau cycle de négociations entre les grandes puissances et le régime iranien a débouché sur un plan d’évacuation de l’uranium illégalement enrichi, pour transformation en combustible en Russie et en France (21 octobre 2009). Les dirigeants iraniens laissent en suspens leur réponse et les Occidentaux redoutent la fuite en avant. Voici sept ans que les négociations durent et l’Iran sera bientôt au seuil du nucléaire militaire.

L’affaire iranienne aura été le banc d’essai du Soft Power revendiqué par les Européens. Désireux de montrer à l’allié américain les vertus de la diplomatie et du dialogue, le Haut Représentant pour la PESC et les ministres des Affaires étrangères de l’UE-3 (France, Allemagne, Royaume-Uni) s’engagèrent bien vite sur ce front diplomatique. En octobre 2003, ils obtinrent de Téhéran la promesse d’une coopération plus étroite avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), non sans tergiversations et pas de deux.

Il faudra les pressions conjuguées des puissances occidentales, avec en toile de fond la menace virtuelle de bombardements américains, pour que les dirigeants iraniens se résignent, en novembre 2004, à suspendre l’enrichissement de l’uranium. Momentanément. Les rebondissements de la guerre en Irak accroissent les marges de manœuvre de l’Iran et l’élection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, en octobre 2005, lève les inhibitions. Les accords passés sont rompus et l’enrichissement reprend. En parallèle, Téhéran teste des missiles balistiques et acquiert des lanceurs lourds, suffisamment puissants pour mettre sur orbite un satellite.

Inexorablement, le scénario du pire s’actualise. Les faits sont relativisés et les atermoiements offrent au régime une ressource stratégique majeure : le temps. Bientôt, il sera trop tard. Ainsi l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations, en octobre dernier, et les aménités diplomatiques ont-elles suscité les commentaires lénifiants d’usage. Les uns et les autres voudraient tant que la guerre de Troie n’ait pas lieu. Las ! Le régime iranien tergiverse et divers signes laissent à penser qu’il pourrait refuser les dernières propositions de l’AIEA (transfert du stock national d’uranium vers la Russie et la France, pour transformation en combustible, et retour en Iran).

Article associé : Triomphe en Iran de Mahmoud Ahmadinejad




Le «Camp de la paix»….

27052009

Sur les rives du détroit d’Ormuz, aux Emirats Arabes unis le président Français a inauguré mardi 26 mai la première base française interarmées à l’étranger depuis plus de 50 ans. L’implantation de cette base projette la France dans une zone mondiale sous tension, mais aussi incontournable en ce qui concerne le dossier énergétique. Elle découle également de la volonté française annoncée dans le Livre Blanc de la défense de 2007, validé en 2008, de créer des « zones prioritaires » pour la présence de l’armée. Enfin elle intervient quelques semaines après l’annonce des essais réussis du missile iranien Sajil-2, capable d’atteindre Israël, les pays du Golfe et le sud-est Européen…

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En inaugurant hier à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) une base militaire, le président Nicolas Sarkozy fait amorcer à la France un spectaculaire virage géostratégique. Pour la première fois, la République a construit une installation de défense permanente hors de son aire d’influence traditionnelle, formée par ses anciennes colonies d’Afrique.

Pour saisir cette évolution, il faut placer l’inauguration de cette base en face de cette autre initiative française: lors de son récent séjour à Yaoundé, le premier ministre François Fillon a signé un accord avec le Cameroun, qui ne stipule plus le recours à l’intervention militaire française. Alors que depuis les indépendances formelles des ex-colonies, il était systématiquement prévu que l’armée de l’ancienne métropole pût être appelée à l’aide par les gouvernements africains. Vraisem­blablement, les futurs accords entre la France et les pays d’Afrique revêtiront tous cet aspect non militaire, à court ou moyen terme.

Désormais, la France détourne un peu le regard de son passé africain pour le braquer vers le présent, illustré par cette région riche en tensions militaro-politiques et en… pétro­dollars: le Golfe. D’ailleurs, profitant de son passage aux Emirats arabes unis, Nicolas Sarkozy tente de convaincre les dirigeants de la région d’acquérir du matériel de guerre français, dont le fameux avion de combat Rafale que le groupe Dassault essaie également de vendre à la Suisse.

Cette présence française aux Emirats constitue aussi la suite logique de la réintégration de Paris au sein du commandement de l’OTAN. Désormais, les efforts militaires occidentaux se concentrent sur cette région de tous les dangers. Un conflit nucléaire entre Israël et l’Iran ne peut être écarté. Or, les monarchies sunnites du Golfe sont au moins aussi inquiètes qu’Israël par la prééminence de l’Iran et de son chiisme militant. En s’implantant de manière permanente dans cette zone du monde, les français souhaitent occuper une position dissuasive. « Si l’Iran attaque les Emirats arabes, il attaque aussi les français » a-t-on déclaré.

Inauguré un an et demi à peine après le lancement du projet, le «Camp de la paix» français doit héberger dès juillet plus de 400 soldats sur trois sites. Une base navale et de soutien logistique dans le port d’Abou Dhabi, une base aérienne où stationnera un détachement d’au moins trois avions de combat et un camp d’entraînement au combat urbain en zone désertique.

C´est la première fois depuis cinquante ans, depuis les indépendances africaines exactement, que la France ouvre une base militaire permanente hors de son territoire national. C´est aussi la première fois que les Français s´implantent ainsi de manière permanente dans une région d´influence anglo-saxonne.

Annoncée lors du dernier voyage de Nicolas Sarkozy aux Émirats arabes unis, en janvier 2008, inaugurée dix-huit mois plus tard seulement, la création de «la base du président» a été gérée de A à Z par l´Élysée, dans le plus grand secret. Et pour cause : elle illustre le changement de position stratégique de la France. Publié il y a tout juste un an, le livre blanc sur la défense avait annoncé le virage géostratégique de la France, dont les intérêts se déplacent chaque année un peu plus à l´est, le long d´un arc de crise allant de l´Atlantique à l´océan Indien, devenu depuis la fin de la guerre froide le centre de toutes les tensions et la région du monde où les risques terroristes sont les plus grands. Pour Nicolas Sarkozy, la création de la base est «le signe que notre pays sait s´adapter aux nouveaux enjeux et aux nouveaux défis, qu´il est prêt à prendre ses responsabilités et à jouer tout son rôle dans les affaires du monde».

Cette base s’inscrit dans la logique sarkozienne du livre blanc : apurer les accords secrets passés avec des pays amis – dont certains, qui dataient de la période postcoloniale, étaient dépassés -, les renégocier afin de rationaliser notre présence à l´étranger. Mais aussi les rendre publics et les faire ratifier par le Parlement.

 

«Aucun débat». L’établissement de cette base résulte d’un accord de défense signé en janvier 2008 avec les Emirats arabes unis, dont Abou Dhabi constitue l’entité dominante sur le plan politique et militaire. Selon ce texte, Abou Dhabi finance les infrastructures et Paris prend en charge les frais d’équipement et de fonctionnement.

Mais ce qui n’a pas été dévoilé, c’est la partie secrète de l’accord, ce à quoi s’est engagé Paris en cas de menaces contre la sécurité de son allié. Bien sûr, Abou Dhabi ne souhaite pas que cette partie soit rendue public. Dans l’opposition française, on le déplore : «C’est une question de principe. Le Parlement, qui est codécisionnaire en matière de défense, devrait au minimum être informé sur le contenu de cet accord et pouvoir en débattre. Déjà, le choix de cette base n’a fait l’objet d’aucun débat alors qu’elle nous place de facto dans une zone dangereuse», souligne le député socialiste François Lamy.

Le déni de démocratie et le menssonge, sont véritablement le mode de fonctionnemnt de  ce gouvernement!

« Vous êtes désormais plus un royaume, avec un roi qui décide à peu près tout. Vue de l’étranger, la France n’est plus vraiment considérée comme une démocratie parlementaire. » Bernard Bertossa, procureur général de Genève,

 




Nétanyahou premier ministre

31032009

Nétanyahou s’allie avec l’extrême-droite et gouverne

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Une porte-parole du Likoud a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi un premier accord de coalition. Il est intervenu entre le parti de droite du premier ministre israélien pressenti, Benyamin Nétanyahou, et Israël Beiteinou, une formation d’extrême droite.

Les parties en sont venues à cette entente après des négociations qui ont duré plusieurs heures. Ainsi, le député Avigdor Lieberman, qui dirige la formation d’extrême droite, va obtenir le ministère des Affaires étrangères.

Israël a, depuis mardi 31 mars, l’un des gouvernements les plus pléthoriques de son histoire. Il est marqué à droite et la présence des travaillistes dans la coalition ne change pas véritablement sa nature. Avec Benyamin Nétanyahou, le chef du Likoud, c’est la droite classique, qui revient au pouvoir dix ans après son éviction par Ehoud Barak, chef de file des travaillistes, aujourd’hui associé en tant que ministre de la défense. L’amertume est vive dans les rangs des héritiers d’Yitzhak Rabin, les rebelles à cette alliance contre-nature digérant mal cette participation à un exécutif traduisant, selon eux, un repli sur lui-même de l’Etat juif.

La faillite morale de la Ligue Arabe.

Le 21ème sommet de la Ligue arabe, qui vient de se terminer à Doha, a apporté son soutien  »unanime » au président soudanais Omar el-Béchir contre lequel la Cour Pénal Internationale a, début mars, lancé un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les 22 membres de la Ligue arabe comme les 53 Etats de l’Union africaine (UA) se sont prononcés contre le mandat d’arrêt et ont entamé des procédures auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il suspende la procédure.

« Nous soulignons notre solidarité avec le Soudan et notre rejet des décisions de la CPI contre le président Béchir », est-il écrit dans la déclaration finale.

Tellement prompt à condamner Israël pendant la guerre de Gaza en parlant de génocide palestinien, et pourtant le Darfour c’est 300.000 morts (source ONU) soit 200 guerres de Gaza.

El-Béchir n’est pas seulement un génocidaire, mais aussi un grand ennemi d’Israël.  

El-Béchir a étudié dans une académie militaire du Caire et a servi dans l’armée égyptienne pendant la guerre du Kippour contre Israël en 1973. Homme de guerre aimant les conflits, notamment avec Israël comme le démontre le bombardement d’un convoi d’armes pour le Hamas.

Désert soudanais, mi-janvier. Un convoi de 23 poids-lourds transportant des armes est bombardé. Selon différentes sources, trente à quarante personnes – des Soudanais, des Ethiopiens et des Erythréens – sont tuées sur le coup.

L’affaire est d’abord révélée par un quotidien soudanais, Sudan Tribune, avant d’être relayée – et confirmée – par la chaîne américaine CBS, le New York Times et aujourd’hui le magazine Time. Selon plusieurs sources, les camions transportaient des armes légères, des missiles antichars, des explosifs et, selon la presse israélienne, des missiles Fajr iraniens d’une portée de 70 kilomètres. En provenance d’Iran, cet armement était destiné, toujours selon ces sources, au Hamas. Il aurait dû ensuite être convoyé par des contrebandiers à travers le désert du Sinaï puis introduit dans la bande de Gaza grâce aux centaines de tunnels creusés sous la frontière égyptienne..

Informée de la livraison prochaine de missiles iraniens au Hamas, raconte le magazine Time, l’armée israélienne aurait alors mis en place un dispositif militaire conséquent: drones, chasseurs-bombardiers F-16, avions-ravitailleurs et hélicoptère de l’aéronavale. L’hebdomadaire, qui cite deux sources militaires israéliennes haut placées, précise que l’attaque a eu lieu alors que l’Etat hébreu était encore engagé dans son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza. En revanche, une autre attaque – visant cette fois-ci un bateau iranien transportant des armes devant être débarquées à Port-Soudan – se serait déroulée le 11 février, soit bien après la fin du conflit.

Interrogé sur ces faits, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, s’est refusé à tout commentaire. « Dans notre situation, on ne peut se payer le luxe de parler trop« , a-t-il déclaré, ajoutant toutefois: « Nous devons faire ce qu’il faut et rester tranquille. »

Force est de constater que la guerre asymétrique que mène l’Iran via le Hamas et le Hezbollah reste d’actualité. Ce qui motive encore plus l’Etat Israélien pour une intervention en Iran.

Si les États-Unis ne mettent pas fin au programme nucléaire iranien, Israël s’en chargera lui-même, a indiqué Benjamin Netanyahou lors d’une entrevue accordée au journaliste Jeffrey Golberg avant son investiture à titre de premier ministre de l’État hébreu.

«La présidence d’Obama a deux grandes missions : remettre l’économie d’aplomb et empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires.»

«Vous ne voulez pas qu’un culte messianique et apocalyptique entre en possession d’armes atomiques. Quand le croyant au regard exalté prend les rênes du pouvoir et contrôle les armes de destruction massive, alors le monde devrait commencer à s’inquiéter, et c’est ce qui se passe en Iran.»




Cessez-le-feu à Gaza

18012009

Après qu’Israël a proclamé samedi soir un cessez-le-feu unilatéral, le Hamas a, à son tour, annoncé dimanche un cessez-le-feu et donné une semaine à l’armée israélienne pour se retirer de Gaza. L’armée israélienne a entamé dimanche un « retrait progressif » de la bande de Gaza, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, annonce une porte-parole de l’armée. Plus tôt, des témoins avaient indiqué que l’armée israélienne avait quitté des positions clés dans et autour de Gaza-ville, se redéployant à proximité de la frontière avec Israël. Le bilan de la crise s’établissait samedi, après 22 jours, à 1.155 morts et 5.136 blessés du côté palestinien, 14 tués – dix soldats et quatre civils – et 150 blessés du côté israélien.

Israël a ouvert un hôpital de campagne à la frontière de la Bande de Gaza pour prendre en charge les malades et blessés du petit territoire palestinien et éventuellement faciliter leur évacuation vers des établissements de l’Etat hébreu, selon les autorités.

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Mini-sommet à Charm el-Cheikh. Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche que si le Hamas cessait les tirs de roquettes, Israël devait « quitter Gaza », à l’issue d’un mini-sommet international à Charm el-Cheikh (Egypte). Pour sa part, le président égyptien Hosni Moubarak a appelé dimanche à un « soutien international » au plan de l’Egypte pour la fin durable des violences dans la bande de Gaza. Nicolas Sarkozy souhaite «profiter de cette crise» dans la bande de Gaza «pour remettre sur la table l’idée d’une grande conférence qui permettrait de poser les bases d’une paix durable» au Proche-Orient. Cette «grande conférence» pourrait se tenir «dans les toutes prochaines semaines», a suggéré le président français depuis l’Égypte. «Les armes doivent se taire» à Gaza, mais «ce n’est que le commencement», a-t-il dit, en saluant les cessez-le-feu annoncés par Israël et le Hamas. Désormais, «il faut mettre un terme au trafic d’armes», a-t-il ajouté. «Nous sommes un certain nombre de pays à avoir proposé (…) de mettre à la disposition d’Israël comme de l’Egypte tous les moyens techniques, diplomatiques ou militaires, notamment navals, pour aider à la fin de la contrebande des armes».

Puis Nicolas Sarkozy est allé en Israël, où il doit dîner avec cinq chefs de gouvernement européens et avec le premier ministre israélien Ehud Olmert.

Pendant toute la durée de l’offensive, les 22 membres de la Ligue arabe se sont querellés sur l’opportunité de réunir ou pas un sommet extraordinaire consacré à Gaza, confirmant leur division entre deux camps pro et anti-Hamas.

Le Qatar, un petit pays du Golfe riche en gaz naturel, a mené un bras de fer avec l’Egypte et l’Arabie saoudite et réclamé à trois reprises un sommet extraordinaire que la Ligue arabe a dit ne pas pouvoir réunir « faute de quorum ». L’Arabie saoudite a alors pris l’initiative de réunir jeudi dernier à Ryad un sommet des six monarchies pétrolières du Golfe, dont le Qatar, qui, selon elle, « a ressoudé les rangs du CCG ».

Mais dès le lendemain, le Qatar organisait à Doha un mini-sommet de 12 pays arabes, avec la participation des chefs des groupes palestiniens radicaux basés à Damas, dont Khaled Mechaal, le leader du Hamas, mais aussi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le coût de la guerre à Gaza est encore provisoire, mais on peut l’estimer tout au plus à 5 milliards de shekels.Il s’agit du coût direct de la guerre, qui sera supporté par le budget de l’Etat. A priori, il s’agit d’un coût modéré qui représente à peine 1,5% du budget de l’Etat.

La crise économique mondiale a coûté aux pays arabes 2500 milliards de $ ces quatre derniers mois, essentiellement sur les marchés action, et à cause de la chute des prix du pétrole. 60 % des projets de développement au Moyen Orient ont été repoussés ou annulés.




Sarkozy en Egypte

7012009

Nicolas Sarkozy estime qu’ »un petit espoir naît grâce à l’Egypte »

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Esaïe 31:1  Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, Qui s’appuient sur des chevaux, Et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, Mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, Et ne recherchent pas l’Eternel!

Nicolas Sarkozy a obtenu mardi soir 6 janvier du président égyptien, Hosni Moubarak, qu’il fasse un premier pas en faveur de la paix à Gaza en présentant une proposition de cessez-le-feu immédiat impliquant un meilleur contrôle de la frontière entre le territoire palestinien et l’Egypte pour supprimer les trafics d’armes aux milices du Hamas. Il a été suivi par le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, qui a annoncé l’ouverture d’un « couloir humanitaire » à Gaza tandis que l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies déclarait que son pays prenait « très, très au sérieux » cette perspective.

Le Hamas a enfin confirmé qu’il discutait d’une trêve avec l’Egypte.

Le Hamas gagne les cœurs en Cisjordanie.

Jamais Qaddura Fares, un leader du Fatah, n’avait imaginé que sa mère, une femme de 78 ans, puisse un jour, après avoir regardé les bombardements sur Gaza à la télévision, lui jeter à la figure: «Que la honte soit sur vous, Fatah!» Et qu’il découvrirait sur le cahier d’écolier de sa propre file, âgée de 8 ans, des dessins représentant les guérilleros du Hamas affrontant les chars israéliens, toujours à Gaza.

«Toute la génération des 16-20 ans se range derrière le Hamas. La guerre ne profite qu’à lui seul. Si elle continue, les gens vont voir en Ismaël Hanieh (qui dirige le gouvernement Hamas à Gaza, ndlr) un prophète».

« Radio-Orient », qui est pourtant arabe, musulmane et pro-palestinienne, et qui multiplie les appels aux dons au profit des Palestiniens, ne manque pas de souligner ce matin qu’au moins une des écoles de l’UNRWA bombardées hier à Gaza contenait un stock d’armes et de munitions. Leur explosion a provoqué la catastrophe.

“Ce n’est pas la première fois que le Hamas tire des obus de mortier et des roquettes à partir d’écoles, tout en exploitant la population civile. Il a déjà été prouvé il y a plusieurs mois par un enregistrement effectué par un drone que des roquettes sont tirées depuis les établissement gérés par l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés (UNRWA)”

Image de prévisualisation YouTube

Après ce qui précède, il devient légitime de s’interroger sur les capacités mentales et de discernement de certains « penseurs et intellectuels » qui osent encore défendre le Hamas ou le Hezbollah en Occident.

En février 2008, un responsable du Hamas, Fathi Hammad, saluait en direct à la télévision les « acteurs au sein du Hamas et de la population palestinienne qui ont réussi à transformer la mort en véritable industrie ». Aujourd’hui, il doit se réjouir de la rentabilité de celle-ci.




Sarkozy au Proche Orient

5012009

Ce n’est pas du tout par hasard que les Israéliens ont décidé d’engager une opération terrestre sur Gaza ce samedi soir.

La date de la venue de Nicolas Sarkozy à Jérusalem a joué un rôle important dans le choix du jour de l’attaque terrestre. Le Président Français va tout faire et surtout n’importe quoi s’il pense que cela peut le faire briller sur la scène internationale.

Le président du MoDem François Bayrou a estimé lundi que la visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient en pleine offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza faisait courir « un risque de dispersion » de l’action de l’Union européenne dans la région.

« Si vous avez chacun des pays de l’Union européenne qui s’exprime en son propre nom, ça veut dire évidemment que l’Union européenne n’a pas de voix et si l’Union européenne n’a pas de voix, eh bien nous ne pouvons pas nous faire entendre », a-t-il insisté.

Vite. Vite avant que Barack Obama ne prenne ses fonctions, Nicolas Sarkozy veut continuer à jouer les maîtres du monde en sifflant la fin de la mauvaise querelle entre Israéliens et Palestiniens. Contraint de céder la place de la présidence tournante du conseil de l’Union européenne à la République tchèque, Nicolas Sarkozy ne veut plus se contenter de la seule scène hexagonale jugée trop étroite. Le président français s’est auto désigné émissaire de la paix et se rendra de son propre chef lundi et mardi au Proche-Orient, court-circuitant au passage la mission diplomatique officielle de l’Union Européenne.

Paris et l’UE plaident communément pour une trêve, mais la France et sa diplomatie parallèle y ajoutent l’entrée de l’aide humanitaire dans les territoires palestiniens. A défaut d’aide d’humanitaire, samedi ce sont les troupes israéliennes qui pénétraient dans le territoire palestinien.

Lors de son premier voyage officiel dans l’Etat Juif en juin 2008, le président Français avait déclaré: “Le peuple français s’est rangé depuis votre naissance à votre côté. Je suis venu vous dire que le peuple français sera toujours à votre côté quand l’existence de votre Etat sera menacée“. Aujourd’hui qu’il conviendrait de joindre le geste à la parole on se rend compte qu’avec des « amis » pareils on a plus besoin d’ennemis.

Retour à Netzarim.

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La malédiction de Sharon va pouvoir s’éteindre lui qui était responsable du démantèlement de cette colonie.  Hier soir, la bande de Gaza était coupée en deux, du point de passage de Karni à l’ancienne colonie juive de Netzarim qu’occupaient 150 Merkava et Achzarit (des transports de troupes chenillés). A partir de cet axe est-ouest, les chars et l’infanterie ont attaqué les faubourgs de Gaza City. D’autres colonnes blindées israéliennes progressaient depuis les points de passage de Beit Hanoun (nord), Nahal Oz (centre) et Kerem Shalom (sud). Les colons ont été remplacé par des tanks, quel enseignement !

 

 







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