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28112011

Zone euro : les marchés s’attaquent à l’Allemagne. Les investisseurs ont boudé la dernière émission allemande à dix ans de l’année. Sur les 6 milliards d’euros proposés, 35 % n’ont pas trouvé preneur. La Bundesbank a joué le rôle de pompier pour boucler l’opération. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et mis à l’épreuve la résistance de l’euro. L’émission obligataire à dix ans, la dernière de l’année, lancée mercredi par l’Allemagne, a rencontré une très faible demande, Berlin n’arrivant à placer que 3,6 milliards d’euros pour une offre de départ de 6 milliards d’euros. C’est dire que 35 % de l’émission de « bund », pourtant réputé comme la référence de la zone euro sur laquelle tous les investisseurs sont censés se précipiter, n’a pas trouvé preneur. Maintenant même l’Allemagne est attaquée !

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Comme prévu les choses avancent désormais rapidement. Et on sort l’armement lourd. Wall Street et la City associés aux trois hyènes, les agences de notation, s’avancent dans la vallée de Jezréel face à Méguido, pour la confrontation finale entre le dollar et l’euro. Le dollar et la livre anglaise ne survivant plus que grâce au quantitative easing, ils se sont associés car la planche à billet est désormais leur dernier soutient monétaire. Incapable de maintenir leurs têtes hors de l’eau, autrement qu’en s’appuyant sur ce qui flotte encore, c’est-à-dire l’euro, ils utilisent leurs dernières forces pour gagner quelques mois de répit avant de lâcher prise définitivement et couler à pic. Les financiers anglo-saxons vont donc mettre tous leurs moyens dans l’ultime confrontation. Maintenant le grain et l’ivraie vont être amenés dans la zone de battage et le temps des avertissements s’achève.

L’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, a averti dimanche l’agence d’évaluation financière américaine, Moody’s. Dans un « commentaire spécial » sur les pays européens, l’agence indique qu’elle considère toujours que la zone euro maintiendra son unité sans autre défaillance que celle de la Grèce, mais note que même ce « scénario ‘positif’ est porteur de conséquences très négatives pour les notes » des Etats européens.

L’agence, qui a récemment averti que la France pourrait perdre son « triple A », lui permettant d’emprunter à des taux avantageux sur les marchés, indique ainsi clairement qu’aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne, n’est à l’abri d’un abaissement de note.

« L’aggravation ininterrompue de la crise de la dette publique et des banques de la zone euro menace la qualité de crédit de tous les pays européens, écrit l’agence. Alors que la zone euro dans son ensemble possède une force économique et financière énorme, la faiblesse de ses institutions continue d’entraver la résolution de la crise et de peser sur les notes. En l’absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme, ou de stabilisation de ces marchés pour toute autre raison, le risque de crédit [associé aux pays européens] va continuer de monter. »

Tic tac, tic tac… Le chronomètre qui mesure les chances de survie de l’euro est implacable. Vendredi, après l’échec du sommet tripartite France-Allemagne-Italie à Strasbourg, les tensions ont atteint le point de non-retour sur les dettes italienne et espagnole : elles rejoignent des niveaux qui menacent désormais ces pays d’un scénario d’insolvabilité à la grecque. La Belgique, dont l’instabilité politique sans fin a été sanctionnée par l’agence Standard & Poor’s, qui l’a dégradée de AA+ à AA, suit le même chemin. La situation est désormais critique. La raréfaction du crédit, le « credit crunch », ne menace plus seulement le financement des entreprises, mais celui des déficits publics. Pour sortir de cette situation, tous les regards se tournent vers la Banque centrale européenne.

Paris et Berlin finalisent leurs négociations pour un nouveau traité de gouvernance: plus intrusif, il poussera les États à faire des réformes structurelles. Une réponse politique, alors que sur les marchés la crise s’aggrave. Ainsi Paris et Berlin travaillent sur la piste d’un nouveau pacte de stabilité exclusif, limité (sur le modèle du traité de Schengen) à quelques États membres de la zone euro, et renforçant leurs obligations budgétaires mutuelles. Un autre modèle consisterait à adopter une démarche purement bilatérale en incluant dans la révision en cours du traité franco-allemand de 1963 (traité de l’Elysée) une harmonisation poussée en matière sociale et fiscale. Ces deux modèles pourraient être mis en œuvre simultanément et permettraient d’éviter la lourde procédure d’une révision des traités. Le pacte exclusif viserait à rendre automatiques les sanctions sur les pays qui ne respectent pas leurs engagements budgétaires, en rendant possible le recours à la Cour européenne de justice pour les faire appliquer, à l’image de ce qui se fait en droit européen de la concurrence. Reste à savoir si le gage sera jugé suffisant par la BCE, ce qui lui permettrait de jouer à plein son rôle de sauveur, le nouveau statut de la BCE. Le Christ a désormais son remplaçant.




De la dictature de la politique monétaire, à…

23112011

Eh bien nous y voilà, bien au garde à vous devant la BRI, le FMI et la BCE. Vous pensiez être tranquille au beau milieu du continent de la liberté et des démocraties, alors ouvrez les yeux vous qui dormez profondément, allumez votre lampe, s’il vous reste de l’huile, et regardez votre destin, celui de votre endormissement coupable.

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On assiste depuis peu à un véritable concert, de toute part, demandant à la BCE d’intervenir pour soutenir les dettes publiques des pays de la zone euro, et déplorant qu’elle ne le fasse qu’à doses homéopathiques, sans calmer la panique des marchés. Pourquoi ne le fait-elle pas? L’explication la plus souvent rencontrée consiste à reprocher aux dirigeants de la BCE leur jusqu’au boutisme idéologique : la BCE serait un repaire d’idéologues romantiques, qui préfèrent un champ de ruines à déroger à leurs principes, hérités de la phobie allemande pour l’inflation. Cette explication est tout à fait plausible.

Mais on peut en trouver une autre : la BCE agit en fait de façon tout à fait rationnelle. Pour comprendre le comportement de la BCE, il faut commencer par oublier la macroéconomie et l’analyse standard de la politique monétaire et des banques centrales.

On ne peut comprendre l’action de la BCE qu’en comprenant qu’elle agit en acteur politique, et pas en agent technique. C’est de ce point de vue une banque centrale sans équivalent ailleurs. Une banque centrale normale agirait en fonction de la conjoncture, avec une politique expansionniste en cas de récession, voire en se comportant en prêteur en dernier ressort; pas la BCE. Elle est aujourd’hui engagée dans un bras de fer avec les gouvernements nationaux, dont l’enjeu est l’architecture institutionnelle de la zone euro à l’avenir. Dans ce but, elle mène une stratégie du bord du gouffre : s’approcher de la catastrophe pour obtenir ce qu’elle veut.

Le cas de l’Italie est exemplaire. En aout, Trichet a envoyé une lettre à Berlusconi indiquant la liste des réformes à accomplir pour « restaurer la confiance des investisseurs ». Sous la pression d’une hausse des taux d’intérêts sur la dette publique, le gouvernement italien a entrepris certaines de ces réformes, et la BCE a dans un premier temps mené des interventions sur la dette italienne pour calmer les marchés. Mais dès que les intérêts sur la dette italienne ont cessé de monter, Berlusconi a cessé de pousser les réformes au parlement; les interventions de la BCE se sont aussitôt ralenties. Les taux italiens se sont remis à augmenter de plus belle, jusqu’à ce que Berlusconi soit contraint à la démission. Si la BCE avait annoncé qu’elle ferait tout pour soutenir la dette italienne, Berlusconi serait encore au pouvoir. Berlusconi a d’ailleurs bien compris qui l’a fait déguerpir.

Pour tout le monde, en ce moment, l’Europe est sous la dictature des marchés, de leurs attaques spéculatives qui obligent à mettre des séides de la pieuvre Goldman Sachs aux commandes. Mais plutôt que se focaliser sur le méchant commode de service, on ferait mieux de constater que Draghi, Monti, et Papademos, sont avant tout des technocrates européens…

Ce ne sont pas les marchés qui imposent leur loi : ils ne sont que l’instrument de la BCE. Ce que les investisseurs veulent est facile à voir, la presse financière (notamment anglo-saxonne) est très claire; ils veulent que la BCE soutienne les dettes publiques et le système financier en jouant les prêteurs en dernier ressort, comme l’a fait la Fed au moment de la crise des subprimes. Les fluctuations de l’euro, les inquiétudes sur les dettes publiques, sont autant d’occasion pour les investisseurs de subir des pertes et des appels de marge. Si l’Europe était vraiment inféodée aux marchés, la politique de la BCE serait celle du soutien inconditionnel et sans failles aux dettes publiques. MF Global en a récemment fait les frais.

La BCE pourrait arrêter la panique des marchés en un instant, en imposant un plancher inconditionnel aux dettes publiques, mais ne le fait pas : elle n’accordera son soutien que lorsque que ses demandes d’action de la part des gouvernements européens auront suffisamment de chances d’être satisfaites. C’est à dire, une intégration européenne fédérale faite à ses conditions, et une perte drastique d’autonomie des gouvernements nationaux. Dans la stratégie de Liddel Hart, la guerre a pour objectif une paix satisfaisante. C’est exactement ce que fait la BCE : elle maintient la pression des marchés, juste assez pour que les gouvernements nationaux n’aient pas d’autre choix que de redresser leurs finances en menant les plans d’austérité et les réformes économiques souhaitées. Réforme du marché du travail en Espagne, de la rémunération de la fonction publique au Portugal, programme de Monti en Italie.

Et maintenant, c’est la France qui est dans le collimateur. Précisément, c’est la conception gaulliste de l’Europe, défendue par Chirac puis Sarkozy: celle d’une Europe gouvernée par les chefs d’Etat, au premier rang desquels, bien évidemment, la France. Depuis deux semaines, les taux de la dette publique française explosent, au point que les menaces sur le triple A français se font de plus en plus précises : de fait, la France n’emprunte plus aujourd’hui aux conditions d’un pays AAA, et le cours des CDS sur sa dette correspondent à une note largement inférieure. La tactique est simple : instrumentaliser la pression des marchés jusqu’au point ou, pour éviter de trop creuser l’écart avec l’Allemagne, les français seront obligés de céder et d’accepter un immense abandon de souveraineté, un contrôle strict de l’Europe sur le budget et les politiques nationales. La France sera alors un peu plus allemande, bien moins souveraine, et l’Europe plus fédérale.

Entretemps, on peut s’attendre à lire des pressions de toute part. Des dirigeants français demandant des efforts à la BCE, voire des rumeurs de désaccords entre ses dirigeants; des articles de la presse financière appelant la BCE à la rescousse du système financier; et des articles sur l’irrationalité des dirigeants de la BCE. C’est oublier que dans la stratégie du bord du gouffre, c’est celui qui apparaît le moins rationnel qui gagne. La rigidité idéologique apparente de la BCE prend tout son sens dans cette perspective.

Ce n’est pas la première fois que l’on voit une banque centrale faire de la politique. La dernière fois, c’était en 1993, au moment des attaques sur le système monétaire européen. A l’époque, Trichet avait défendu la parité franc-mark au prix du plus fort taux de chômage depuis la seconde guerre mondiale. Et la Bundesbank avait soigneusement choisi ceux qu’elle aidait, et ceux qu’elle laissait tomber (au premier rang, la livre sterling).

Il y a énormément de raison de redouter cette stratégie. Tout d’abord, elle se fait sur le dos des populations européennes. Le cas le plus tragique est celui de l’Espagne, dont le gouvernement a fait presque tout ce qu’on lui a demandé, subi malgré tout un taux de chômage effarant (pratiquement 50% de chômage des jeunes), et perdu les élections au profit de partisans de l’austérité budgétaire encore plus zélés. Surtout, cela revient à imposer de force l’intégration fédérale européenne, aux conditions de la BCE, par le chantage : c’est cela ou le chaos. Il se peut que le coût de cette politique finisse par apparaître tellement élevé que la tentation de quitter la zone euro soit la plus forte, parce que l’austérité qui restaure la croissance, ça ne fonctionne pas; même si cela fonctionne, cela revient à imposer le mariage à deux adolescents parce que la jeune fille est tombée enceinte. Ce genre de mariage est rarement heureux, et le ressentiment des populations européennes pourrait devenir explosif. L’exercice d’un tel pouvoir par la BCE est totalement antidémocratique.




Quand la Bête de l’Apocalypse se fédère

15112011

Comment faire reposer la gouvernance d’un continent entier, peuplé de 400 millions d’individus, sur la couronne d’une seule reine ? En substance la reine mentionnée ici est, la reine du ciel et mère de Dieu, Vierge immaculé représentant le corps mystique de l’Eglise.  Tout un édifice communautaire complexe, d’airain et d’argile, scellant des alliances fragiles repose sur une base aussi étroite qu’une simple pièce de monnaie frappée du sceau de la reine du ciel, symbole de son autorité suprême.

 

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http://schoenel.unblog.fr/les-elections-europeennes/

Nicolas Sarkozy c’est fait le chantre de la défense de l’euro, le héros du combat monétaire européen. Le président français  fait de la survie de l’euro, plus qu’Angela Merkel, une question de vie ou de mort.  «L’euro, c’est le cœur de la construction européenne. Laisser détruire l’euro, c’est prendre le risque de détruire l’Europe, c’est l’isolement de la France», avait déclaré à la mi-octobre Nicolas Sarkozy à Nice. Sauver l’Europe, c’est sauver la France, pourrait-on comprendre. Jamais la France et l’Allemagne ne renonceront à l’euro, dont la disparition aurait des effets « cataclysmiques », a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy devant le Forum économique mondial de Davos. « Je sais qu’il y a des gens qui doutent de la pérennité de l’euro« , a dit le président français. Mais « aussi bien (la chancelière allemande Angela) Merkel que moi-même, jamais nous ne laisserons tomber l’euro, jamais. » « L’euro, c’est l’Europe et l’Europe c’est 60 ans de paix sur notre continent. Donc jamais on ne laissera détruire l’euro, jamais nous n’y renoncerons« , a-t-il poursuivi. « La question de l’euro n’est pas seulement une question monétaire (…), c’est une question identitaire.« 

Mais Sarkozy ne combat pas seul. Ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble est l’un des piliers du gouvernement d’Angela Merkel. C’est à ce francophile convaincu, né en 1942 à quelques kilomètres de la frontière française, et poids lourd de la CDU, qu’Helmut Kohl avait confié la gestion de la réunification allemande en 1990. Victime d’un attentat qui, vingt ans plus tard, continue de le faire souffrir, il ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant. Ce travailleur acharné qui, en pleine crise grecque, a dirigé son ministère pendant plusieurs jours en 2010 depuis son lit d’hôpital, a, de l’avis de tous, une influence déterminante sur la politique européenne de Mme Merkel. En fin de carrière, cet homme d’Etat met tout son poids politique dans la balance pour que l’Allemagne accepte davantage d’intégration européenne. « On doit renforcer la gouvernance de l’Eurozone. Pour ce faire, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont fait des propositions à M. Van Rompuy. Il faut maintenant aller jusqu’à la modification des traités. C’est le chemin à emprunter pour montrer aux investisseurs du monde entier que la monnaie européenne est stable et que tous les Etats membres sont résolus à en faire une monnaie de réserve mondiale, stable et digne de confiance, et ce de façon pérenne. »

La stratégie du diable, que je suis le seul à dénoncer depuis des années sous cette forme, est très claire et aussi très simple. Noyer le monde chrétien dans une mer de dette, puis offrir comme unique bouée de salut, une monnaie garante de stabilité et de sécurité. Mais pour arriver à ce résultat il a fallu au paravent pousser les chrétiens dans la voie du consumérisme effréné, des plaisirs terrestres et du vice sans frein, qui entraina le monde dans une spirale toujours plus rapide où pour assouvir des besoins maléfiques et trompeurs, l’occident chrétien devenu riche, a dépensé tout son capital dans des chimères sataniques, jusqu’à vendre son âme au diable pour des plaisirs éphémères jamais inassouvis, qui pour se poursuivre une fois l’argent dilapidé s’endetta sans retenu, jusqu’à l’épuisement et l’effondrement moral et bancaire d’un monde noyé dans la dette de ses péchés.

Pour arriver à ses fins, Satan a d’abord corrompu tout le système politique, économique et religieux, pour le soumettre à Mammon. La chose ne s’est pas produite en un jour, mais sur une génération, UNE SEULE GENERATION. Aux Etats-Unis des télé-évangélistes multimillionnaires dirigent des mégachurches et prétendent parler au nom du Christ. Dans le monde des affaires, un petit nombre de banquiers et d’hommes d’affaires multimilliardaires gouvernent la planète financière. Dans le monde politique des avocats d’affaire comme Sarkozy en France, Christine Lagarde au FMI, ou des banquiers, prennent le pouvoir dans le monde. La crise de l’euro en est le révélateur le plus probant. On appelle au secoure de l’Europe en crise, ceux qui ont contribué à l’y enfoncer.

Le nouveau Président de la Banque Centrale européenne, Mario Draghi, a été responsable d’une division de Goldman Sachs chargée des fameux risques souverains. Le nouveau Président du Conseil italien, Mario Monti, est depuis 2005 International Advisor de cette Banque d’Affaires américaine, qui symbolise à elle seule les errements et les abus d’un certain capitalisme financier globalisé. Enfin, le nouveau premier Ministre grec Lucas Papadémos était le responsable de la Banque centrale grecque qui a maquillé, grâce aux montages frauduleux de cette même enseigne de Wall Street, les comptes de la Grèce pour l’aider à entrer dans la zone euro. On comprend dès lors que le diable soit content de ces nominations.

Les pyromanes responsables de l’incendie de la crise de la dette prennent le pouvoir en revêtant les habits avantageux du pompier. L’imposture est totale comme lorsque Pétain prétendait protéger les Français face à l’occupant allemand en signant la reddition. Leur plan est clair : réduire toujours plus les dépenses des Etats pour pouvoir payer les intérêts d’emprunt de la dette et maintenir ainsi les bénéfices d’un système financier prédateur, voire parasitaire.

Cette politique est bien sûr inique, mais elle est tout autant contre-productive. Contre-productive, car si tous les pays de zone euro, au même moment, freinent sur la plaque de verglas de la crise des dettes souveraines, le carambolage sera dévastateur. Comme pour la Grèce au cours des deux dernières années, les recettes fiscales et sociales vont s’effondrer, le déficit va continuer de croître, le PIB va reculer et la dette, aussi bien en proportion qu’en valeur absolue, va continuer à exploser…

Une seule solution existe. Elle est simple bien sûr, une Union fédérale européenne avec la banque centrale européenne comme préteur ultime à taux zéro. Mais l’Allemagne et le système financier la refuseront en l’état: car le financement des Etats surendettés par les Banques centrales à taux zéro pour se dégager de l’emprise des marchés financiers n’est pas soutenable. On va donc créer deux zones européennes, une fédérale avec une gouvernance unique, ou l’orthodoxie budgétaire allemande sera la règle, et une confédérale hors zone euro. Mais Il faudra d’abord tailler à la hache dans les budgets sociaux et réduire la surface des Etats nationaux, afin que l’Etat fédéral puisse prendre le relais.

Très controversée, l’idée d’une Europe « à la carte« , ou « à plusieurs vitesses » a refait surface à la faveur de la crise financière. Le principe étant d’accélérer l’intégration économique des pays de la zone euro, tout en ouvrant un peu plus l’Union européenne à d’autres Etats venant frapper à la porte de l’Europe. Une idée que Nicolas Sarkozy évoque ouvertement depuis plusieurs mois déjà. Dans un discours prononcé il y a un mois à Tbilissi, le chef de l’Etat avait ainsi suscité la surprise, et l’enthousiasme, de son auditoire géorgien en affirmant que « la Géorgie (devait) être libre d’exprimer son aspiration à se rapprocher de l’Union européenne et un jour à la rejoindre« . Une idée qui, également, plaît à l’Allemagne. Mais pas nécessairement aux autres membres de l’Union européenne qui craignent de se retrouver écartés.

Depuis des semaines, le président français répète pourtant à l’envi ce même message. De Bruxelles à Cannes, à ses collègues chefs d’Etat et de gouvernement ou face à la presse. « Il faut renforcer la convergence des politiques économiques dans la zone euro« . Il y a quinze jours à la télévision, Nicolas Sarkozy avait un peu plus précisé sa pensée. « Je pense qu’il n’y a pas assez d’intégration économique dans la zone euro, les 17, et qu’il y a trop d’intégration dans l’Union européenne des 27 qui va d’ailleurs s’élargir« . Et mardi à Strasbourg devant un parterre d’étudiants, il a franchi le pas en détaillant sa vision d’une nécessaire Europe à deux vitesses. « Nous sommes 27, il faut à l’évidence qu’on s’ouvre à terme aux Balkans. On sera 32, 33, 34, j’imagine que personne ne pense que le fédéralisme, l’intégration totale c’est possible à 33, 34, 35 pays« , a-t-il dit, ajoutant : « il y aura deux vitesses européennes, une vitesse vers davantage d’intégration dans la zone euro et une vitesse confédérale dans l’Union européenne« .

Le monde est désormais mûr pour une prise de pouvoir par Satan, sous la forme séduisante de la reine du ciel. Il l’est d’autant plus que sous la contrainte des marchés et d’une campagne médiatique très soutenue par les milliardaires qui contrôlent l’information, les hommes appellent de leurs vœux à la constitution de cette zone euro fédérale. En Italie ou en Grèce, les nouveaux chefs de gouvernement sont perçus comme des sauveurs et les anciens dirigeants comme des voyous. Les populations sont heureuses d’avoir des banquiers au pouvoir et sont désormais prêtes au sacrifice, comme une offrande volontaire sur l’autel de l’euro. La victoire de Satan est totale, ainsi que la défaite de la chrétienté dans le sens large. Le diable peut désormais marquer au fer rouge le front de l’Europe en y apposant de force le symbole de la couronne mariale des douze étoiles de l’euro.

Quant à moi, je dis malheur à ceux qui portent la marque de la Bête. Je dis malheur à ces pasteurs, évangélistes et prophétesses qui partagent la responsabilité par leur inaction coupable, du règne de Satan qui s’installe au pouvoir. Je dis malheur à ceux qui vont dans les églises et se comportent comme ceux du monde. Je dis malheur à ceux qui vont désormais voter pour des hommes politiques qui construisent le fédéralisme de la Bête de l’Apocalypse. Je dis malheur à ceux qui se nourrissent du pain de la Bête et communient dans le vin de la fureur de Dieu en pensant rendre un culte au Très Haut. Vous pensiez qu’en écoutant l’esprit de mensonge qui sort de la bouche de vos faux prophètes vous échapperiez aux malheurs à venir ? Sachez que c’est par vous qui vous dites chrétiens mais qui adorez la Bête, que  le jugement va commencer. 1 Pierre 4:17 Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu?




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9112011

A peine la poussière des gravats provoquée par l’effondrement de la Grèce retombe t’elle, que les marchés se cherchent une nouvelle cible et pas n’importe laquelle, l’Italie. Cette fois on s’attaque à du lourd et les dégâts vont être immenses.

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Le coût de financement de la dette de l’Italie a atteint de nouveaux sommets ce mercredi, au lendemain de l’annonce du départ du président du Conseil Silvio Berlusconi. Pour la première fois de l’histoire de la zone euro en 1999, le rendement des titres souverains à échéance 10 ans du pays a dépassé 7%. A midi, il touchait 7,6%.  Il s’agit d’un niveau jugé insoutenable à long terme. « Si l’on considère l’Europe, il faut être conscient que la zone euro ne peut survivre que si les rendements des obligations d’Etat de pays tels que l’Italie et l’Espagne restent proches de ou inférieurs aux niveaux actuels. Ces pays ne sont pas en mesure de supporter des niveaux beaucoup plus élevés pendant une période prolongée. », explique Ad van Tiggelen, stratégiste Senior chez ING IM.

Le gouvernement italien a peu apprécié les remarques de Nicolas Sarkozy sur l’Italie lors du dernier sommet européen et estime que le président français a favorisé les « attaques spéculatives » des marchés financiers à l’égard de l’Italie. Evènement rarissime, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, est monté au créneau pour s’en prendre à mots couverts à l’attitude du président français. Selon lui, et outre le fameux sourire échangé avec Angela Merkel à l’évocation de la situation italienne, les propos de Nicolas Sarkozy affirmant qu’en cas d’échec des négociations l’Italie serait la prochaine cible des marchés a provoqué des « attaques spéculatives ».

De toute façon ces attaques auraient eu lieu, car les américains n’ont plus d’autre alternative pour financer leurs déficits commerciaux et publics que de maintenir un feu roulant sur l’euro, pour tenter de sauver encore un peu le dollar. Mais tout cela n’est qu’affaire de temps et ils y viendront aussi tôt ou tard. Cependant il convient d’analyser la situation actuelle dans son fond. Si nous n’avions pas placé autant d’hommes politiques corrompus par la logique du pouvoir et de l’argent là où ils sont, aujourd’hui la crise de la dette n’existerait pas.   »Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ? » Luc 14:28-30

Quand vous mettez les pires individus au pouvoir, vous n’obtiendrez que le pire des résultats. Mais ces hommes ne sont que la représentation d’un résultat électoral, le choix d’une nation qui vote selon ses convictions. Ils sont la projection politique d’un corps électoral totalement corrompu que Paul décrit ainsi : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. » (II Tim. 3:1-5).

C’est une puissante prophétie sur l’avilissement du caractère, dans « les derniers jours ». Ce moment est arrivé — et les conditions empirent quotidiennement ! Regardez autour de vous. Le comportement des gens change rapidement — pour le pire. La meilleur preuve en est le choix politique de leurs élus. Ils votent ce qu’ils ont dans leurs cœurs et c’est le péché qu’ils choisissent.

La dégénérescence des attitudes et du comportement des gens est flagrante comparée à celle de la génération passée. Il y a toujours eu des actes de grande violence mais, maintenant, ils se produisent plus souvent. Il y a toujours eu des menteurs mais, maintenant, le problème de séduction est plus omniprésent. Il y a toujours eu de l’adultère mais, maintenant, le pourcentage de gens qui le commettent est plus élevé que jamais. Il y a toujours eu des divorces mais, maintenant, cela est beaucoup plus commun. Il y a toujours eu des jeunes irrespectueux. Bientôt toute une génération aura oublié le cinquième Commandement: « Honore ton père et ta mère. » Quoiqu’il y a toujours eu des vols, les statistiques révèlent que cela n’a jamais été aussi pire — même dans les pays les plus riches, où déjà les gens possèdent beaucoup plus de biens matériels juste à cause de l’endroit où ils sont nés !

On pourrait en dire davantage sur chaque terme ou phrase que l’apôtre Paul utilisa. Et, nous n’avons pas parlé de la pornographie, des enfants violentés, de la violence et la propension dans le sexe illicite, de l’usage de la drogue, de la haine et de la guerre ! Toutes ces conditions se sont combinées afin de créer un âge que l’apôtre Paul a décrit avec justesse comme « périlleux » — ou très dangereux ! Toutes ces choses indiquent que nous sommes dans les derniers jours !

Je me suis parfois demandé pourquoi tant de songes portaient sur la finance, il est clair aujourd’hui, avec les évènements actuels, que tout autre problème que celui de la dette est relégué aux Calendes grecques. Comment parler à des chrétiens de choses spirituelles quand leurs seuls préoccupations sont d’ordres matériels ? En leur ôtant leurs richesses terrestres, car alors peut être un petit nombre reviendra t’il aux richesses de la Parole divine. « Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » Matthieu 7:21-24




La guerre de la dette

30102011

Le 28 avril 2010 je titrais « La GUERRE monétaire commence ! ». Bataille monétaire et La dette – Songe sont deux dons spirituels qui annonçaient ce qui est en train de se produire en ce moment. En outre l’Esprit par la séries d’articles de janvier, nommée le ‘rappel de Bâle’, a largement mis en lumière tout ce que le diable trame dans le noir, vous n’êtes donc pas dans l’ignorance et aveugle, vous qui suivez ce blog. L’enjeu est clair, faire basculer la gouvernance politique, militaire et monétaire d’un continent à l’autre, des Etats-Unis vers l’Europe, que Lilith contrôle totalement maintenant avec l’appui de l’Eglise Rome. Désormais il est plus qu’évident que la guerre monétaire est déclarée entre les deux continents et le pilonnage de la Bête qui sort de la mer a commencé…

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Depuis que j’ai écrit mes séries d’articles sur la guerre monétaire, l’intensité des combats ne cesse de croître. Et les choses ne vont pas s’améliorer, loin de là, si je me réfère au dernier songe reçu : Des évènements en trombes (octobre 2011). Selon les données disponibles sur le site internet du Trésor, la dette publique américaine atteignait 14.790 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2011, soit 9% de plus qu’un an plus tôt, et équivalait à environ 99% du PIB américain. En termes absolus, le trou des finances publiques s’est creusé par rapport à l’exercice 2010 qui était de 1290 milliards, pour atteindre 1.300 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième plus gros déficit de l’histoire des Etats-Unis, après celui 1.416 milliards enregistré en 2009. En fait, malgré le recours à la planche à billets, rien ne s’arrange. Les Etats-Unis luttent pour leur survie économique.

Début août, les Etats-Unis ont repoussé le plafond de leur dette. Conséquence immédiate : ils ont perdu le sacro-saint « Triple A ». Normalement, une telle décision aurait dû bousculer le système financier mondial et les actifs de réserves des banques centrales. Mais pour l’instant, l’attentisme reste de rigueur. Tous les yeux sont sur l’Europe, considérée comme le danger le plus « urgent ».

Le 23 novembre prochain, les Etats-Unis doivent présenter un grand plan de réduction du déficit : 1500 milliards de dollars d’économies… sur 10 ans. Pour une dette de 15 000 milliards de dollars…

Et encore s’agit-il de la dette au sens strict du terme. Mais si elle est cumulée avec les dettes contractées par l’ensemble des collectivités sub-fédérales, on atteint un chiffre impressionnant : 21 000 milliards de dollars, soit 145,6 % du PIB. En rajoutant enfin les dettes des établissements et entreprises garanties par l’Etat Fédéral, l’endettement public passe à 24 000 milliards de dollars, soit 162 % du PIB. Veut-on continuer à se faire peur ? L’endettement privé c’est-à-dire, l’endettement des ménages et des entreprises (surtout les petites et moyennes) grimpe à 38 000 milliards de dollars, soit 257,3 % du PIB. Certes, la dette privée américaine est largement constituée par la dette hypothécaire, donc assise sur des actifs ! Certes, une partie de la dette sous forme de garantie donnée aux institutions publiques telles que Fanny Mae, qui garantit les encours de crédits hypothécaires, conduit à compter deux fois certaines dettes. Il n’en reste pas moins que la dette grecque, à côté de la dette américaine pourrait faire sourire (en ratio par rapport au PNB, bien entendu !).

Les étrangers sont de moins en moins convaincus que les Etats-Unis seront un jour en mesure de rembourser leurs dettes. Et leur sentence est implacable : par le passé, les achats de bons du Trésor US par les étrangers représentaient 50% du marché. La Fed et l’épargne privée (c’est-à-dire les fonds de pension) représentaient quant à eux 10% et 40% respectivement. Aujourd’hui, les achats de l’épargne privée ont disparu. Les étrangers n’achètent plus que 30% des émissions obligataires du Trésor US. Et la FED en absorbe quant à elle, la quantité colossale de 70%. A part Ben Bernanke, plus personne ne semble vouloir des obligations US. Pour l’instant, l’édifice tient…

Si le dollar tient encore aujourd’hui, malgré tout, c’est uniquement parce qu’en tant que devise de réserve mondiale, il bénéficie d’un statut ultra-privilégié que Charles de Gaulle qualifiait en son temps déjà de « privilège exorbitant ». Le maintien du statut du dollar est donc une question vitale, car s’ils perdaient cet ultime privilège, les USA coulent corps et âmes définitivement. Ceci explique pourquoi ils tirent à boulets rouges, via les agences de notation, sur l’euro et les PIIGS.

Cette manière de faire a un immense avantage pour le diable qui contrôle la finance mondiale. Il contraint l’Europe à prendre des mesures drastiques d’austérités pour sauver la monnaie de la reine du ciel, l’euro, tout en poussant l’Europe vers plus de fédéralisme, ce qui restructure en profondeur la Bête de l’Apocalypse. En agissant ainsi, Satan affaiblit le dollars et par le biais des Tee Partys  le fédéralisme américain. Le transfert des pouvoirs économiques et politiques d’un côté vers l’autre de l’Atlantique est désormais inéluctable. Mais pour l’heure on en est encore au sauvetage de l’euro.

Alors que l’on vient de sortir du psychodrame du sauvetage de la dette grecque, où nombres de « spécialistes » pronostiquaient l’effondrement ou la fin de l’euro, le président muté de chanoine en messie sauveur de l’Europe monétaire, nous affirme en prime time à la télé que l’euro et la Grèce sont sauvé. Ce devait enfin être le sommet européen capable de juguler la crise. Après l’échec du plan de sauvetage du 21 juillet, celui du 26 octobre devait stopper la spirale qui menace depuis des mois l’existence même de la monnaie unique. Nicolas Sarkozy n’avait lui-même cessé d’en dramatiser les enjeux, estimant que « l’avenir de l’Europe » était en jeu.

Sur le papier, le résultat est plutôt encourageant. Les dirigeants européens se sont enfin résolus à adopter la stratégie longtemps jugée gagnante par nombre d’observateurs : ils ont desserré l’étau de la dette grecque en effaçant 50 % des créances détenues par les banques. Ils ont accepté la recapitalisation de ces dernières pour leur permettre d’encaisser les chocs. Ils ont surtout élargi le fameux pare-feu destiné à éviter que l’incendie grec ne se propage à toute la zone euro : la capacité d’action du Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit passer de 440 milliards d’euros à 1 000 milliards. Trois mesures censées garantir qu’aucun autre pays ne demandera plus de remise de dette aux investisseurs privés. Les Européens s’y sont engagés collectivement.

Mais en fait, malgré le brassage de vent habituel du chanoine de France, les choses sont bien moins évidentes qu’il n’y parait de prime abord. La Grèce, elle est loin d’être tirée d’affaire. Selon les affirmations de Sarkozy, la dette du pays sera réduite de 100 milliards d’euros grâce à la participation accrue des banques. Mais Georges Ugeux, ancien vice-président exécutif international du New York Stock Exchange et patron d’une mini-banque d’affaires internationale, soupçonne les Européens de « maquiller les chiffres ». Selon ses calculs, les banques européennes ne détiennent que 81 milliards d’obligations grecques. Une fois déduit l’effort à fournir par les banques grecques elles-mêmes – qui devront être nationalisées pour encaisser le choc -, ce chiffre tombe à 32 milliards. Avec la décote de 50 % décidée mercredi, l’effort des banques n’est plus que de 16 milliards… sur une dette totale de 350 milliards ! Pas une goutte d’eau, mais presque ! Les autres créanciers, eux (BCE, FESF, Asset manager, hedge funds, autres banques centrales), ne participent en rien à l’effort. « Il aura fallu toutes ces discussions pour ne rien mettre sur la table ; je tombe des nues », lâche Georges Ugeux. Les Européens le reconnaissent eux-mêmes, la dette publique grecque ne devrait revenir à 120 % du PIB qu’en 2020. « Soit autant que la dette italienne actuelle, dont on nous dit déjà qu’elle est intenable », souligne Eric Dor.

La bataille en cours est donc très loin d’être finie. Clairement le diable enferme les nations dans une bulle de dette afin d’asservir l’humanité et surtout garder le contrôle de la planète par ce biais.  Plus que jamais dans le contexte présent, la prière du Notre Père gardée dans son contexte économique du moment, reprend tout son sens. « Notre père du ciel, que ton nom soit glorifié, que ton règne advienne,  que soit faite ta volonté sur la terre comme aux cieux ! Donne-nous ce jour notre pain essentiel ; remets nos dettes, comme aussi nous remettons à nos débiteurs ; et ne nous laisse pas persévérer dans l’épreuve, mais délivre-nous du Malin »




Vous avez aimé le Trich(eur)et, vous adorerez le Drag(on)hi

15102011

Ah que nous était vanté les vertus de l’euro avant sa mise en place, notamment sa vertu principale qui serait de contenir l’inflation. Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coutait en moyenne 262 loyers ? Mais la valse des étiquettes n’est pas mal non plus avec en 10 ans avec une augmentation de 100% du prix de la baguette ou de l’essence et de 200% du lait  ou d’un fromage.

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Outre la stabilité des prix promise, qui s’est muée en valse des étiquettes avec l’euro, les tricheurs et menteurs qui nous gouvernent nous assurèrent qu’avec une nouvelle monnaie et des traités qui mènent vers le fédéralisme, le continent s’assurait sa stabilité et une croissance soutenue. Las, aujourd’hui, le continent où devait couler le lait et le miel, est bien laid et a pris un goût de fiel et à la place coulent le sang et les larmes. On pourrait donc penser qu’avec du recul, les européens réagiraient pour arrêter la folle course vers le néant. Eh bien, non ! On va en remettre une bonne couche….

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a recommandé mercredi face aux députés européens que soient rapidement renforcés les fonds propres des banques européennes. Cette recapitalisation devrait suivre le seuil préconisé par l’Autorité bancaire européenne (ABE), favorable à un relèvement du ratio de fonds propres de 9% d’ici à juillet 2012, contre les 7% fixés actuellement par le Processus de Bâle III devant entrer en vigueur en 2013. Les banques auront entre six et neuf mois pour s’y conformer, faute de quoi elles devront accepter une recapitalisation par les pouvoirs publics.

Une fois qu’elle sera en possession de toutes les données qui lui sont actuellement transmises par les banques, l’Autorité bancaire européenne préparera une proposition de recapitalisation des établissements systémiques des Vingt-Sept en vue de la réunion des ministres européens des Finances qui doit avoir lieu le 21 octobre, à l’avant-veille du sommet européen du 23 octobre. Les banques devront faire appel à des sources privées de capitaux, appuyées par le soutien des autorités nationales si nécessaire. Dans l’hypothèse où ce soutien ne serait pas possible, le recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) serait envisageable mais uniquement en dernier ressort.

Avec un tel “effort de recapitalisation, coordonné et ciblé”, Bruxelles espère éviter un risque de contagion de la crise au sein de la zone euro. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a ajouté dans une dernière intervention, que “la crise a atteint une dimension systémique”. Face à un risque de défaut de paiement grec, la dette d’Athènes serait donc rééchelonnée, une décote comprise entre 30% et 50% pour les détenteurs privés d’obligations grecques étant désormais envisagée, au lieu des 21% initialement prévus.

Concernant le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la dotation pourrait s’élever à 2 500 milliards d’euros, José Manuel Barroso désire “maximiser” sa possibilité d’actions, via un mécanisme financier dit d’”effet de levier” sans apport de garanties financières nouvelles par les Etats. La Commission recommande aussi que le remplacement du FESF par un fonds permanent, le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), soit avancé à la mi-2012 au lieu de 2013. L’élargissement des compétences du Fonds décidé le 21 juillet dernier reste toutefois conditionné par son approbation par le parlement slovaque, qui doit se prononcer à nouveau ce vendredi.

Le plan Barroso de sortie de crise, présenté mercredi au Parlement européen, ne fera bondir ni les États membres ni les marchés, car il n’avance que des propositions déjà dans l’air. Son intérêt principal est ailleurs : pour la première fois depuis le début de la crise grecque, il fait un paquet de toutes les mesures à prendre. “Simultanément et urgemment”, précise le président de la Commission européenne.

Je suis certain que pour 99% des européens, ce qui est écrit en italique n’est que du charabia et reste incompréhensible et c’est bien ce que veulent nos chers élus démocrates épris de liberté. Afin de faire passer aux forceps le Fonds européen de stabilité financière (FESF), on a fait revoter les slovaques jusqu’à ce que ça passe, comme les irlandais avec le traité de Lisbonne. Les votes concernant l’Union européenne sont donc à effet de cliquet, toujours en avant sans jamais revenir en arrière par voie de référendum populaire. Sous un verni démocrate, un coup d’Etat permanent est en cours en Europe, qui nous amène progressivement via la défense de l’euro, à un asservissement total des peuples et des nations aux structures financières qui doivent contenir les dettes. Voyons maintenant comment le diable met en place son royaume des ténèbres au cœur de la Bête de l’Apocalypse, l’Union européenne. 

LA SUITE…




Les banksters à l’oeuvre

4102011

Grâce à des produits dérivés, les banques américaines avaient permis à la Grèce de « camoufler » une partie de sa dette. Au fait de ces informations, elles en auraient aujourd’hui profité pour spéculer sur la baisse de sa qualité d’emprunteur. On connait le résultat…

Mais la bankstérisation des établissements financiers n’est pas seulement l’apanage des Anglo-Saxons, les français sont pas mal dans les magouilles en tous genres. Pris au piège dans la guerre monétaire en cours, les premières victimes collatérales du conflit apparaissent, le franc suisse et par ricochet les emprunteurs en franc suisse. Au départ, les taux étaient très alléchants mais depuis que le franc suisse s’envole, les emprunts que certaines collectivités ont contractés sont devenus des charges insupportables. Beaucoup sont concernées par ces emprunts toxiques. Certaines ont même décidé de porter plainte. «On nous avait dit de ne pas s’inquiéter. Avec un taux à 2,96%, on était content. C’était très avantageux». Quand, en 2005, la commune de Ploeren, près de Vannes, contracte un emprunt de 3,7millions d’euros sur 30 ans auprès de Dexia pour construire un espace culturel, le maire, Corentin Hilly, croit avoir fait une très bonne affaire. 2,96%, qui dit mieux? Mais cette bonne affaire va, quelques années plus tard, tourner au cauchemar financier quand le franc suisse, sur lequel est indexé l’emprunt, s’apprécie considérablement par rapport à l’euro. Il a y quelques mois, quand la parité était à 1,04 franc suisse(CHF) pour un euro, ce n’est plus 150.000€ d’intérêts que la commune devait verser chaque année à Dexia, mais au moins le triple. Le taux d’intérêt dépassait alors les 20%. Aujourd’hui, alors même que la Suisse vient de fixer un cours plancher de 1,20 CHF pour 1euro, il avoisine encore les 14%. Ploeren n’est pas la seule commune ayant sur les bras, ce type d’emprunts. Les collectivités concernées préfèrent rester discrètes et les directions régionales des finances publiques se refusent à rendre publics leurs noms. Mais grâce à Libération on en sait beaucoup plus.

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Communes, départements, régions, hôpitaux : 5 500 collectivités locales et établissements publics français ont souscrit des emprunts toxiques, selon un document confidentiel de la banque Dexia, rapporte Libération, qui publie la carte de France des collectivités locales ayant contracté des produits financiers fournis par Dexia qui pourraient risquer, dans certains cas, de les conduire à la ruine. C’est ici : http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/

Et aujourd’hui, nos gouvernements totalement corrompus par l’argent et des « affaires » sans fin, défont ce qu’ils ont fait hier. La banque franco-belge Dexia, rattrapée par la crise trois ans après avoir échappé de peu à la faillite, va tout droit vers un démantèlement qui ferait d’elle le premier établissement européen victime de la crise de la dette. Le gouvernement, sur tous les fronts, planche sur un projet de nouvel établissement public issu d’un rapprochement entre la CDC, La Banque Postale et Dexia. Ceci, alors que pendant 20 ans nos gouvernements successifs s’appliquaient à démanteler et à privatiser les institutions financières publiques. Co-actionnaires, les deux Etats français et belge sont montés au créneau pour afficher leur engagement à sauver une nouvelle fois le groupe en apportant « leur garantie aux financements » qu’il a levés. « Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers », ont affirmé dans un bref communiqué, les ministres des Finances des deux pays, François Baroin et Didier Reynders.

Le Crédit local de France a été créé, 1ère étape du processus de privatisation, en 1987 sous le gouvernement Chirac. Il a regroupé, sous un nouveau statut de droit privé, les activités financières de la Caisse des dépôts et consignations tournées vers le financement des projets des collectivités locales : une mission de service public par excellence. En 1991, sous le gouvernement socialiste, le Crédit local est partiellement privatisé et la moitié de son capital est mis en bourse. En 1996, sous le gouvernement Juppé, la fusion avec le Crédit communal de Belgique achève la privatisation. En 2008, Dexia n’est pas loin de la faillite ! Entre temps, on a assisté à la dérive vers une gestion spéculative, au détriment en particulier des collectivités locales. Le comble : c’est le gouvernement belge pour 3 milliards d’euros et la CDC française pour 3 autres milliards renflouent Dexia pour qu’elle continue à être une banque privée.

Et rappelons-nous de la banque Natixis, dont l’action a en moins de deux ans perdu près de 95% de sa valeur. Natixis a été constituée en 2006 après la fusion de Natexis, filiale des Banques populaires avec CDC-Ixis, filiale des Caisses d’épargne. CDC-Ixis avait été constituée en 2001, en tant que filiale de droit privé, sous le ministère de Fabius. CDC-Ixis a regroupé un tiers des activités financières de la Caisse des dépôts et consignations, prétendument « concurrentielles ». Les agents de la Caisse des dépôts et leurs syndicats s’étaient opposés avec force alors à ce détournement de fonds publics vers les marchés financiers au détriment des investissements d’intérêt public. La privatisation pure et simple du capital était programmée. Elle a eu lieu en 2004 avec la prise de contrôle par la Caisse nationale des caisses d’épargne, dont le statut semi-public avait également été supprimé sous la « gauche plurielle ».

Mais les gouvernements totalement soumis et financés par les banksters, décident enfin d’agir et d’emprisonner des gens suite à toutes ces affaires. Depuis presque trois semaines, des manifestants campent dans un square près de Wall Street, à New York, pour protester contre l’emprise des banques et du grand capital et la situation économique inquiétante. « Nous sommes les 99 % de la population qui ne tolérons plus la rapacité et la corruption des 1 % restants. Nous nous servons des tactiques révolutionnaires du Printemps arabe pour arriver à nos fins et nous encourageons l’usage de la non-violence », explique le site du mouvement OccupyWallSt.org.

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Les rassemblements ont été à peu près pacifiques jusqu’au week-end dernier. 700 militants ont en effet été arrêtés pour avoir bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn, refusant de prendre le passage pour les piétons malgré les mises en garde de la police. Dans le même temps se sont tenues des manifs à Chicago, Boston, Los Angeles et dans d’autres villes. Du coup, après avoir longtemps ignoré le mouvement, dont ils ne savent pas très bien quoi penser, tous les médias se mettent à en parler.

Mais pendant que les US arrêtent leurs « indignés », Goldman Sachs place tranquillement un de ses anciens directeurs à la direction de la BCE, sans doute en remerciement de ses services rendus. Mario Draghi, prend la succession de Trichet à la Banque centrale européenne. Il présidait la banque d’affaires américaine au moment où celle-ci, dans les années 2000, aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics. Son rôle va être de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne.

On pouvait jusqu’ici s’interroger sur les raisons qui poussaient la BCE et Jean-Claude Trichet à s’opposer de façon virulente – y compris face à la chancelière allemande – à toute idée d’une quelconque restructuration de la dette grecque. Cette attitude semblait incompréhensible puisque tous les analystes, y compris les économistes des banques, s’accordent à considérer que la Grèce ne pourra pas assurer le service de sa dette dans les actuelles conditions contractuelles. Un rééchelonnement, voire une annulation partielle semblent de l’avis général inévitable. Vouloir retarder l’échéance ne fait qu’aggraver les dégâts économiques et sociaux provoqués par les plans d’austérité brutaux et impopulaires imposés aux Grecs.

Le nomination de M. Draghi clarifie donc les choses. La BCE défend non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée par Les Echos a le mérite de quantifier clairement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l’Union, « la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd’hui à 1.450 euros ».

Le « sauvetage » de la Grèce est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque – mais aussi espagnole et irlandaise – des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens. Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ».




La bataille de Palestine 3

27092011

Quand la Bête de l’Apocalypse montre ses crocs. Le Parlement européen a donné son feu vert mardi à un accord commercial entre l’Union européenne et les territoires palestiniens quelques jours après la demande historique d’adhésion à l’ONU d’un Etat de Palestine. L’accord, conclu en avril dernier, doit permettre l’exportation directe vers l’UE des produits agricoles – sauf les fruits et légumes – et de pêche des territoires palestiniens d’ici au début de 2012.

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Cet accord est, en l’état, surtout symbolique car les Palestiniens restent tributaires d’Israël pour une grande partie de leurs échanges commerciaux et l’Autorité palestinienne ne contrôle qu’une part de la Cisjordanie. « Il s’agit d’envoyer un signal à la région et montrer notre engagement en faveur d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien basé sur la reconnaissance de deux Etats », a expliqué la député européenne grecque Maria Eleni Koppa qui défendait le texte au Parlement.

Pas de produits issus des colonies illégales

Le Parlement européen a insisté pour que les produits agricoles issus des « colonies illégales » israéliennes en Cisjordanie ne puissent pas accéder au marché européen avec des tarifs préférentiels. « Je veux être clair là-dessus, la Commission européenne essaye de s’assurer qu’il n’y a pas de produits venant des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés dans l’UE« , a affirmé, avant le vote, le commissaire européen chargé de l’Agriculture, Dacian Ciolos.

Lors de la signature de l’accord, la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, avait indiqué que « faciliter le commerce palestinien est un élément crucial du processus de construction étatique que l’Union européenne soutient politiquement et financièrement ». Concrètement, l’accord supprime les droits de douane sur les importations des produits agricoles, des produits agricoles transformés, des poissons et des produits de pêche palestiniens. Ces nouvelles dispositions ne s’appliquent toutefois pas aux fruits et aux légumes qui restent soumis à un droit de douane.

Signé pour une période de dix ans, l’accord sera révisé dans cinq ans et pourra éventuellement être renouvelé. L’Autorité palestinienne reste le plus petit partenaire commercial de l’Union européenne. En 2009, les exportations palestiniennes vers l’Union se sont élevées à quelque 6,1 millions d’euros et les exportations de l’Union vers l’Autorité palestinienne à 50,5 millions d’euros.

Mais cela fait longtemps déjà que la Bête de l’Apocalypse œuvre contre Israël, le contraire eut été étonnant. L’aide financière européenne aux Palestiniens remonte à 1971, quand l’Union européenne a versé sa première contribution au budget de l’Office de secours et des travaux des Nations Unies (UNRWA) pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient. Depuis, l’Union européenne est devenue le plus grand donateur d’aide au développement dans le Territoire palestinien occupé. De 1994 à la fin de 2009, l’Union européenne a engagé environ 4,26 milliards € d’aide aux Palestiniens à travers différents instruments géographiques et thématiques. L’objectif global du soutien de l’Union européenne est d’assurer la création d’un état palestinien viable, indépendant et démocratique qui puisse vivre en harmonie avec Israël et ses autres voisins.

Depuis la signature de la Déclaration de Barcelone en 1995, l’Autorité palestinienne a été un partenaire à part entière dans le Partenariat Euro-Méditerranéen. Dans ce cadre, un Accord d’Association Intérimaire sur le Commerce et la Coopération régissant les relations bilatérales entre l’Union européenne et l’Organisation de libération de la Palestine (PLO) au nom de l’Autorité palestinienne a été signé en février 1997. Cet accord prévoit un cadre global pour la coopération et la mise en place progressive d’une zone de libre-échange. Depuis le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000, la mise en œuvre de l’Accord d’Association Intérimaire est devenue de plus en plus difficile.

En 2004, l’Autorité palestinienne a été parmi les premiers pays partenaires à être inclus dans la Politique Européenne de Voisinage. A ce but, l’Union européenne a préparé un rapport sur le pays décrivant la situation générale en Territoire palestinien occupé. En mai 2005, l’Union européenne et l’Autorité palestinienne sont convenus d’un plan d’action de la Politique Européenne de Voisinage fixant les priorités d’un commun accord.

Le Mécanisme Palestino-Européen de Gestion et d’Aide Socio-Economique PEGASE (disponible seulement en anglais), lancé le 1er février 2008, est le mécanisme européen de soutien aux Palestiniens. S’appuyant sur l’ancien programme Mécanisme International Temporaire, PEGASE soutient le Plan Palestinien de Réforme et de Développement (PPRD) triennal, qui a été présenté par le Premier Ministre Salaam Fayyad lors de la Conférence des donateurs à Paris en décembre 2007. PEGASE prend en charge les coûts récurrents de l’Autorité palestinienne (salaires et pensions, familles palestiniennes vulnérables, les arriérés dus par l’Autorité Palestinienne au secteur privé) et des projets de développement dans les quatre secteurs du PPRD (gouvernance, développement social, secteurs économique et privé, infrastructures publiques). Jusqu’à la fin de 2009, PEGASE a également payé la provision de combustible pour la production d’électricité à Gaza.

En 2009, l’Union européenne a engagé 219 millions € pour les dépenses récurrentes de l’Autorité palestinienne, 10.5 millions € pour des projets de renforcement institutionnel, 22 millions € pour la reconstruction du secteur privé dans la bande de Gaza, 1,5 millions € pour le projet régional de l’eau « EXACT » (Executive Action Team) et 18 millions € pour un soutien aux’infrastructures publiques.

En juin 2010, l’Union européenne a déjà engagé plus de 210 millions € pour les dépenses de l’Autorité palestinienne. 69 millions € supplémentaires sont en cours d’engagement pour des projets de développement social et économique et des projets de renforcement institutionnel qui soutiennent le « Plan de deux ans pour un État » annoncé par l’Autorité palestinienne en août 2009.

Le nouveau cadre de financement pluriannuel pour 2011-2013 est actuellement en cours de négociation. Pour 2011 295 millions € ont été alloués au Territoire palestinien occupé.

La situation des réfugiés palestiniens continue à recevoir beaucoup d’attention de l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat et d’autres sources budgétaires. Depuis 2000, une contribution annuelle moyenne de plus de 100 millions € a été donnée à UNRWA. L’Union européenne apporte une contribution annuelle au Fonds Général de l’UNRWA de 66 millions € pour la période de 2007 à 2010 dans le cadre d’une «déclaration commune». L’Union européenne et ses États membres sont les principaux donateurs d’UNRWA. Ce financement sert à couvrir les services essentiels du programme de base d’UNRWA dans les domaines de la santé, l’éducation et des services sociaux et est essentiellement utilisée pour payer les salaires des enseignants, des médecins et des travailleurs sociaux actifs dans les camps de réfugiés. En outre, l’Union européenne a apporté son soutien à la réforme de développement organisationnel d’UNRWA (1 million € chaque année) depuis 2008 et fournira 1 million € supplémentaire pour soutenir l’organisation des Jeux d’été mis en eouvre par UNRWA pour les enfants réfugiés à Gaza cette année.

En outre, l’Union européenne fournit une aide humanitaire (géré par la DG ECHO) et soutient des projets spécifiques. En 2009, la contribution de la DG ECHO aux activités d’UNRWA s’est élevée à 21,33 millions €.

Depuis 1994 et les Accords d’Oslo, l’aide de l’Union européenne s’est concentrée sur l’aide au développement et le renforcement insitutionnel d’un futur État palestinien. Une série de projets a été mis en œuvre dans les secteurs de la santé, l’éducation, la justice, l’aide aux Petites et Moyennes Entreprises, infrastructures et environnement, ainsi que concernant le renforcement des capacités dans les ministères de l’Autorité palestinienne. Cependant, avec le déclenchement de la deuxième Intifada en septembre 2000 et la grave détérioration de la situation économique et sociale qui mettent en cause la viabilité de l’Autorité palestinienne, l’Union européenne a modifié son assistance pour faire face à la nouvelle situation, tout comme les autres bailleurs de fonds.

Tout d’abord, l’Union européenne a augmenté son soutien financier d’une moyenne annuelle de 137 millions € (1994-1999) à une moyenne annuelle de 250 millions € (2000-2005). Deuxièmement, l’assistance a été réorientée afin de fournir davantage d’aide financière directe à l’Autorité palestinienne tout en continuant à aider l’Autorité palestinienne à se préparer pour un État palestinien, à relancer l’économie et à répondre aux besoins humanitaires urgents.

En 2006, suite à la formation d’un gouvernement de l’Autorité palestinienne dirigé par le Hamas et la décision subséquente par Israël de retenir l’impôt palestinien et les recettes douanières qu’ils collectent pour le compte de l’Autorité palestinienne, la situation humanitaire et socio-économique s’est détériorée dans les Territoire palestinien occupé.

En réponse à cette exercice, la crise socio-économique et humanitaire, le Quartet (groupe comprenant l’Organisation des Nations Unies, les Etats-Unis, l’Union européenne et la Russie, établie à Madrid en 2002 pour arbitrer le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien) a approuvé une proposition par l’Union européenne en mai 2006 pour établir le Mécanisme International Temporaire (TIM) afin d’assurer de délivrer directement l’aide aux Palestiniens.

Au cours de la période 1994-2006, l’Union européenne a donné plus de 2,7 milliards € en soutien au peuple palestinien.

Pendant ce temps, une crise humanitaire menace 80 millions de personnes dans le besoin alimentaire dans les 27 pays européens.

Pour comprendre ce qui se joue en ce moment, il faut remonter vingt-cinq ans en arrière quand Coluche obtient de taper dans les stocks européens pour les mettre sur la table des Restos du cœur. À l’époque, il coûte moins cher de se débarrasser de la surproduction agricole plutôt que d’entretenir les stocks dont on ne sait que faire. Mais, pour une fois, le cynisme du réalisme a du bon. Peu importe le sac, pourvu qu’on ait du grain. Ainsi naît le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). Il pèse aujourd’hui 23 % des approvisionnements des Restos du cœur, 35 % de la distribution des Banques alimentaires et 50 % des rations du Secours populaire. C’est ce programme qui est aujourd’hui condamné à mort.

Pourquoi ? Aujourd’hui, les stocks sont vides. La hausse vertigineuse des prix des matières premières a mis le feu aux greniers. Rajoutez un zeste de spéculation et une bonne dose d’effet pervers des biocarburants et voilà notre belle Europe face à des frigos déserts. Pour tenir le rythme de son aide alimentaire, il lui faudrait acheter la farine et le lait sur les marchés, aux prix de ces marchés où la charité n’est pas une valeur prise en compte dans le calcul des traders. Dans ces conditions, certains pays comme notre voisine l’Allemagne ne sont pas d’accord avec la poursuite de l’aide alimentaire. Avec elle, une poignée d’États ont porté l’affaire devant la Cour de justice qui leur a donné raison et a précisé les conditions de la générosité : écouler les stocks, oui. Mais il n’y en a plus ! Acheter sur le marché, non. Concrètement, l’aide alimentaire serait divisée par cinq en passant de 500 à 113 millions d’euros !

Pour l’heure, l’intransigeance tient la corde. Les ministres européens de l’Agriculture n’ont pas trouvé de solution cette semaine et se sont donné un nouveau rendez-vous le 20 octobre. Si les choses restent en l’état, au mieux, cette année, les Restos du cœur n’auraient que 1/8e de ce que l’on avait. Et en 2013, cela tomberait à zéro. Ce qui représente 23% du budget alimentaire des Restos. Le quart des repas. Mais l’Union a d’autres priorités bien plus importantes.




US residents Brace for Impact…

27082011

US residents Brace for Impact“ .Ce titre dans les medias US me rappelle le titre d’un ancien article de mon blog : USA-irways “Brace for impact” http://schoenel.unblog.fr/2009/01/16/brace-for-impact-usa-irways-preparez-vous-au-choc/ , j’y voyais à l’époque une image de l’aigle américaine qui s’écrasait dans les eaux de la finance newyorkaise. Aujourd’hui c’est toute la ville de New York  qui se prépare au souffle d’Irène qui va se déchaîner sur la city. Ce n’est plus l’aigle qui va vers les eaux, mais les eaux des cieux qui vont vers l’aigle US.

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Après le tremblement de terre qui a frappé la côte est des Etats-Unis, mardi 23 août, c’est au tour de l’ouragan Irene de venir perturber le quotidien de millions d’Américains. Irène est, dans la mythologie grecque, la déesse de la paix. Eirené signifie la paix. Chez les Romains c’était Pax, qui représentait la paix et ses bienfaits, l’abondance et la richesse.

Un ouragan de « paix » va donc s’abattre sur la ville. Les trois principaux aéroports de la région de New York seront fermés aux vols intérieurs et internationaux, à l’arrivée, à partir de samedi midi (18h00 à Paris) en raison de l’ouragan Irène. Des cieux vierge pour faire place au souffle de la paix. Les Etats-Unis ont sonné la mobilisation générale sur la côte Est avant l’arrivée d’Irène, qui pourrait causer jusqu’à 10 mrds de dollars de dégâts. Irène frappera la Caroline du Nord samedi puis remontera sur New York dimanche. Obama, qui a écourté un séjour dans le Massachusetts, a sommé les Américains de prendre la tempête au sérieux. A New York, le maire M.Bloomberg a fait évacuer 250’000 habitants, une mesure inédite. Véritable « monstre », Irène mesure un tiers de la longueur totale de la côte Est des USA. En raison de la taille exceptionnelle de l’ouragan, qui présente des conditions cycloniques sur un rayon de 150 km et des vents puissants sur plus de 460 km, le NHS craint une importante montée des eaux dans les zones côtières.

Irene a plusieurs particularités: «née» le 15 août avec l’Assomption de la Vierge, d’une onde dépressionnaire venue d’Afrique qui a traversé l’Atlantique, cette tempête est la première de l’année à gagner les «galons» d’ouragan dans cette région du monde. De plus, ce phénomène est l’un des rares à monter vers le nord pour gagner le cap Hatteras et New York. Le dernier ouragan à l’avoir fait est Gloria, en 1985. Vendredi, Irene a été rétrogradée de catégorie 3 en catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, avec des vents de 175 km/h, mais le NHC prévoit un nouveau renforcement aujourd’hui. Il devrait atteindre New York dimanche.

L’ouragan sur les financiers newyorkais devrait être mis en relation avec le discours de Bernanke le gouverneur de banque centrale à l’occasion du Grand symposium de la Fed au bureau de Kansas City de la banque, à Jackson Hole dans l’État américain du Wyoming. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, avait beaucoup fait l’an dernier pour la célébrité de la ville du Wyoming. C’est là qu’il avait évoqué l’hypothèse que l’institution lance un deuxième assouplissement quantitatif baptisé « QE2 » par les experts (Quantitative Easing 2). D’un montant de 600 milliards de dollars, mis en œuvre de novembre 2010 à juin 2011, il faisait suite à une première expérience de 1.180 milliards de rachats de titres exotiques entre décembre 2008 et mars 2010. Au total, ces deux plans ont gonflé le bilan de la Fed (la totalité de ses engagements financiers), qui a crû de 800 milliards de dollars en moyenne avant la crise, à près de 3.000 milliards ces dernières semaines ! Cette annonce avait immédiatement tiré les rendements obligataires américains vers le bas et poussé les Bourses vers le haut.

Maintenant Bernanke souligne que la reprise économique post-crise aux États-Unis est moins solide que ne le prévoyait la Réserve fédérale (Fed, banque centrale du pays), pourtant celle-ci n’entreprendra pas dans l’immédiat de nouvelle vague d’assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE), soit de l’argent gratuit pour alimenter en pure perte la finance américaine, comme par le passé. Dans 70 % des cas lorsque l’économie américaine retombe sous 2 % de croissance annuelle, cette décélération de l’activité est sanctionnée par une replongée en récession des Etats-Unis. Les derniers chiffres du PIB américain se sont avérés très décevants avec une croissance de 1,3 % au 2e trimestre et une révision à la baisse du 1er trimestre à + 0,4 %. La chute du Philly Fed, l’indice d’activité de la FED de Philadelphie, a renforcé le sentiment d’une détérioration rapide de l’économie outre-Atlantique.  

D’où qu’ils viennent, les indicateurs économiques avancés laissent entrevoir le pire : le « double dip ». Plus douloureux que la double peine, ce double plongeon, comme le nomment les conjoncturistes, décrit une situation de rechute de la croissance après une mini-reprise. Et comme un malade mal remis de sa grippe qui sort en boîte et se retrouve avec une grosse pneumonie, l’économie mondiale affectée en 2008 n’a pas recouvré sa santé comme ont voulu le croire les optimistes. Loin de là. Et plutôt qu’une pneumonie, c’est un cancer métastasé : crise de la dette dans les pays développé, Etats-Unis, France, Japon, etc, crise  de la monnaie unique, crise bancaire généralisée.  Le danger du « double dip » vient surtout de ce que 2011 vient après… 2008. La déroute de la planète finances en 2008 a conduit à la fois à la socialisation des dettes privées, c’est à dire à son transfert sur les comptes des états, et la mise en place d’importants plans de relance. Conséquence : une hausse de plus de 20% de l’endettement public en moyenne. Un coût faramineux qui ne saurait pas être renouvelé. Tel est le piège. 2011, c’est 2008 en pire, mais en prime, on a plus de traitement pour le malade, si ce n’est aux Etats-Unis à faire tourner sans fin la planche à billet. Cette fausse paix monétaire que représente le Quantitative Easing américain, annonce un vent mauvais…




Avec vigueur dans la rigueur pour l’euro

25082011

La bataille entre l’euro et le dollar entre dans une nouvelle phase. Alors que les spécialistes et les experts qui n’avaient pas vu venir la crise des subprimes, continuent d’annoncer la fin de l’euro et l’éclatement de la zone monétaire de l’Union, des mesures énergiques sont prises notamment dans les pays du sud, pour justement faire face aux problèmes. A contrario chez les US il est urgent de ne rien faire, si ce n’est de continuer à vivre à crédit. Ils l’ont montré lors des négociations calamiteuses sur le relèvement du plafond de la dette, qui ont duré plusieurs mois et ont abouti à un accord minimaliste, voté in extremis le 1er août. Hostiles à toute intervention de l’Etat fédéral et farouchement opposés aux hausses d’impôts, les Républicains, pressurés par leur aile droite du Tea Party, s’opposaient aux propositions démocrates pour réduire la dette et exigeaient des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Si un accord a finalement été trouvé au détriment des démocrates, l’incapacité à coordonner une réponse politique à la crise de la dette a poussé Standard & Poor’s à dégrader la note des Etats-Unis (de AAA à AA+) pour la première fois de leur histoire.

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Mais la mère de toutes les batailles monétaires va se jouer en 2012. Pendant et après les élections aux Etats-Unis, en France et en Russie. Mercredi, à Matignon, Fillon – redevenu Premier ministre à temps plein depuis que Nicolas Sarkozy a décidé de se glisser dans les habits d’un président « tradi » de la Ve République – était seul aux commandes. La dette, la dette, la dette : le mot est revenu sans cesse. Pas question que la France perde comme les US son fameux « triple A » parce qu’elle céderait aux sirènes du laxisme. Dans ce combat majeur pour sauver l’euro, le hors d’œuvre vient d’être servit aux français, avant de passer au plat principal après les élections.

Les mesures de rigueur annoncées mercredi par François Fillon ne constituent que le premier acte d’une pièce qui pourrait s’intituler « A la poursuite du déficit ». En effet, ce plan d’austérité concerne les exercices 2011 et 2012 avec, en ligne de mire, la réduction du déficit public à 5,7 % du PIB cette année, puis à 4,6 % l’année suivante. Mais, pour 2013, la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à ramener son déficit à 3 % du PIB. Un effort colossal que les économistes évaluent – au minimum – à 30 milliards d’euros. Pour tenir un tel rythme d’économies, le gouvernement français ne peut pas uniquement compter sur la croissance, d’autant qu’il vient de réviser ses prévisions à la baisse. « On ne réduit pas un déficit aussi rapidement en ne misant que sur la croissance, commente Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas. L’Etat va devoir geler ses dépenses et augmenter ses recettes. » Suppression des niches fiscales, hausse des impôts ou révision de la politique de remboursement des médicaments : le deuxième acte s’annonce douloureux.

La campagne présidentielle de 2012 aux Etats-Unis sera également économique ou ne sera pas. Alors que les derniers indicateurs macroéconomiques publiés ce jeudi sont dans le rouge (l’indice des conditions d’activité de la Fed a chuté en août à son plus bas niveau depuis mars 2009, augmentation des inscriptions au chômage plus importantes que prévu depuis début août, chute inattendue des reventes de logements), Barack Obama va (re)lancer les hostilités sur l’épineuse question de la croissance et des déficits publics « peu après le Labor Day », la fête du Travail qui se tient le 5 septembre. Dans un discours à la nation que ses partisans prédisent « d’envergure », le président va présenter un plan en deux volets pour créer des emplois et relancer la croissance, mais aussi réduire les déficits à long terme. A un an de l’élection présidentielle, ce grand débat sur les comptes de la nation risque fort de tourner en inauguration sanglante de la campagne de 2012. Ce n’est plus une surprise : les deux camps ont une vision diamétralement opposée de la gestion économique du pays. La bataille entre les deux camps s’annonce donc épique. Surtout que d’après les fuites savamment orchestrées par la Maison Blanche, c’est un euphémisme de dire que le plan d’Obama ne plaira pas aux Républicains. Pour créer des emplois et relancer la croissance, le président va proposer… davantage de dépenses !







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