Jeu d’échec planétaire

14042011

Si on ramenait l’Histoire du monde à un simple jeu d’échec, alors l’Occident chrétien va prochainement perdre sa pièce maitresse, la reine.

Dans la première moitié du XX ème siècle, une nation c’est indiscutablement hissée au premier plan, c’est les Etats-Unis d’Amérique. Cette nation fut aussi la plus chrétienne, surtout après le réveil d’Azuza Street. Devenue la pièce maitresse chrétienne du camp occidental, elle sut se mobiliser et vaincre pratiquement à elle seule les fascismes de la première moitié du siècle. Cette partie achevée, commença une nouvelle partie entre l’Est et l’Ouest, le communisme et le capitalisme. Mais le déclin spirituel US est désormais engagé et la reine América  n’est plus maitresse du jeu. Vietnam, scandales, désindustrialisation, déficit et dette toujours grandissants, le pays faiblit. La victoire sur l’Est ne sera pas du fait de la reine, mais du roi, le pape de Rome. Le pape polonais qui soutînt activement Solidarnosc et toutes les révolutions des pays de l’Est, contribua à l’effondrement du bloc de l’Est et de la Russie. 

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Si le jeu d’échec planétaire se jouait principalement au XX ème  siècle entre les grandes nations occidentales dites ‘chrétiennes’, la nouvelle partie qui commença avec le XXI ème siècle se jouera principalement entre l’Occident et les nations d’Asie et du  Sud, le fameux BRIC. Cette fois l’Occident ne sera pas confronté à ses propres démons, comme l’argent ou le fascisme, mais il sera confronté à des cultures, des religions, des pratiques commerciales et des armées qui lui sont étrangères. La rapidité avec laquelle les choses évoluent, en dit long sur l’effondrement moral et spirituel de l’occident. Ces nations ne jouent plus avec Dieu, mais contre Dieu, car les blancs sont devenus gris, mêlés de pratiques impures, immorales, irréligieuses, etc…

Esaïe 63 : 3 J’ai été seul à fouler au pressoir, Et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi; Je les ai foulés dans ma colère, Je les ai écrasés dans ma fureur; Leur sang a jailli sur mes vêtements, Et j’ai souillé tous mes habits. Au jour du jugement, le Seigneur s’étonne d’être resté seul, aucune nation n’est plus avec Lui, ce qui attise Sa colère et Le conduit à en finir définitivement avec elles. Mais toutes les nations ne seront pas jugées de la même manière. L’Europe (la Bête de l’Apocalypse) connaîtra un traitement de faveur particulier. Considérée comme Babylone, l’Europe sera traitée comme telle. Mais les Etats-Unis ne sont pas corrompus de la même manière et donc connaissent un jugement différent.

Pour ce qui me concerne, c’est clairement par les Etats-Unis que le jugement du monde commence. Cette hyper puissance doit disparaitre pour laisser la place à l’Europe, afin que celle-ci prenne toute sa place dans les écritures. Le dévoilement de la procédure est révélé par les l’ouverture des premiers sceaux de l’Apocalypse. Les chevaux qui apparaissent, sont pour moi les valeurs d’une nation, toujours la même, mais qui évoluent dans le temps. Aujourd’hui nous sommes pleinement dans le troisième sceau, qui annonce la ruine et la misère. Quelques données factuelles, pour faire le point.

Après d’interminables négociations politiques, les parlementaires américains sont parvenus vendredi soir à un accord sur le budget fédéral pour 2011. Ils ont passé un accord permettant de maintenir le gouvernement en activité pour quelque temps encore. Mais la bataille autour du déficit des Etats-Unis ne fait que commencer, que ce soit sur le budget de l’année prochaine ou, à plus long terme, sur la dette. Mais les Etats-Unis sont passés à deux doigts du blocage de l’administration fédérale et pourtant, les 38,5 milliards de dollars de coupes budgétaires prévues ne représentent que 0,26% de la dette fédérale. Le psychodrame à suspense est typique de la vie politique américaine où tout est affaire de compromis… Cependant, c’est la première fois que les Etats-Unis se retrouvaient au bord du défaut de paiement (shutdown). En 1995 et 1996, ce cas de figure s’était produit à deux reprises. Les Etats-Unis étaient à l’époque un pays prospère mais les républicains avaient juré de torpiller Bill Clinton en empêchant le vote du budget. Quinze ans plus tard, les Etats Unis sont un pays en quasi-faillite. L’argent pour boucler les fins de mois fait réellement défaut. Il y a 15 ans, le Congrès ne parvenait pas à trouver un accord pour affecter les dépenses. Cette fois-ci, il s’agit de tomber d’accord sur les coupes et la suppression de programmes sociaux. Ce sera dans tous les cas douloureux pour beaucoup d’Américains. Un livre pour illustrer cela: «La fin du dollar»
Le destin des Etats-Unis est désormais tracé : pour chaque dollar dépensé par les Etats-Unis, 41 cents sont empruntés. Les Américains vivent très largement au-dessus de leurs moyens et, à ce rythme, le crash n’est plus loin. En outre, un autre psychodrame se prépare déjà, d’ici à mai 2011. Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, a prévenu la semaine dernière les membres du Congrès que le gouvernement atteindra la limite maximale de la dette le 16 mai prochain. Une limite fixée à 14 300 milliards de dollars, alors que la dette américaine s’élève déjà à 14 200 milliards de dollars. Le Congrès sera alors contraint de relever cette limite pour éviter de mettre le pays en état de non-paiement. Le dollar va donc poursuivre sa descente vers l’abime. En mars, l’administration américaine a perçu 150,9 milliards de dollars d’impôts et de taxes. Mais elle a dépensé sur la même période 339 milliards de dollars. Si on y ajoute le rachat des bons du Trésor arrivés à échéance sur le mois, on atteint même les 1 052,8 milliards de dollars de dépenses. Pour 1 dollar qui rentre dans la poche de l’Etat, 7 en sortent. A part ça tout baigne…

Et en 2011, les emprunts pour financer à la fois le déficit public et le remboursement des dettes publiques qui viennent à échéance cette année, vont atteindre 29% du PIB, deux fois plus que les pays européens à problème. Les Américains ont fait un choix opposé à l’Europe. En Europe, deux ans après la crise, nous avons décidé de diminuer les déficits budgétaires, de faire rentrer les flots de dépenses dans le lit du fleuve. Aux États-Unis, c’est l’inverse : l’argent public continue d’inonder le pays, comme le Nil submergeait antan ses rives d’Egypte. Le déficit va ainsi dépasser 10% des richesses produites dans le pays pour la troisième année consécutive. C’est un trou deux fois plus profond que dans la zone euro. Avec cette injection massive d’argent public, l’Amérique roule plus vite que l’Europe, mais pour l’instant elle ne roule plus, elle vole, car le bord du précipice est franchi !

Si on observe le tableau de bord de l’économie américaine, cela ressemble bien plus à celui d’un stuka en piqué, qu’à celui d’une rutilante voiture américaine roulant sur la route du progrès. http://www.usdebtclock.org/




L’euro, toujours plus royal

27032011

Le Conseil des Chefs d’Etats européens réuni à Bruxelles les 24 et 25 mars s’est accordé sur le contenu d’un « Pacte pour l’Euro » qui reprend l’essentiel du prétendu « Pacte de compétitivité » voulu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Alors que l’économie européenne ne renoue pas avec la croissance et que l’Union compte désormais plus de 16 millions de chômeurs, les conclusions du Conseil   européen imposent des choix draconiens : une austérité renforcée, des coupes sombres dans les dépenses publiques, remettent en cause le financement des filets de protection sociale.

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« Nous avons adopté le « Pacte pour l’euro ». [...] Nous avons un accord complet sur le mécanisme de stabilité européenne (MSE) [...] même dans les détails« , a affirmé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors d’une conférence de presse tenue vendredi matin. M. Van Rompuy avait également dit, quelques heures avant le sommet, que le Conseil européen se trouvait « à un tournant dans la gestion de la crise de l’euro ». « Nous avons accompli un changement inimaginable des instruments politiques, … c’est la plus grande réforme de l’Union économique et monétaire depuis la création de l’euro « , a-t-il conclu, qualifiant cette évolution de « saut quantique ».

 « En terme de gouvernance économique, nous réalisons aujourd’hui une véritable percée. [...] Le cadre fondamental a été adopté ce jour« , s’est félicité le président de la Commission européenne José Manuel Barroso au cours de la même conférence de presse. Comme il fallait s’y attendre, face à la crise financière provoquée par les banksters, les dettes de la mafia financière sont reportées sur les Etats qui doivent maintenant gérer des déficits accrus. Lilith en profite pour réajuster sa couronne européenne, avec toujours plus de poids dans l’autorité politique de l’Union. Pas après pas, l’ultime lien qui unit les peuples européens ne sera plus que monétaire. L’euro, devient le symbole de l’Europe, sa raison d’être ontologique et une forme d’incarnation mystique des valeurs de Satan. Balayé les rêves idéologiques, politiques et sociaux, il ne reste plus maintenant que la mer se retire, que la Bête de l’Apocalypse, dans son expression brutale qui imprime de manière indélébile sa marque diabolique sur le front et la main des européens. Au-dessus de vos têtes flotte le drapeau de la couronne mariale de la reine du ciel et dans vos mains vous tenez sa marque monétaire. Satan vous a vaincu et vous fait plier les genoux. La malédiction est sur vous !

Ce Pacte constitue bel et bien une nouvelle déclaration de guerre sociale en Europe. Sous le prétexte de maîtriser les déficits publics et d’instaurer une «gouvernance économique», l’UE va conditionner son aide aux États membres en difficulté à des plans drastiques d’austérité et mettre en œuvre de redoutables politiques de régression sociale, avec un caractère structurel. Au menu: Remise en cause de l’indexation automatique des salaires, blocage des salaires, relèvement de l’âge de la retraite, attaques sur les services publics et la sécurité sociale, liquidation des prépensions, inscription dans la constitution des États membres d’un plafond maximal de dette publique, etc… L’esclavage monétaire commence dans toute sa brutalité.

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Même dans la très libérale Angleterre, entre 300.000 et 400.000 personnes ont défilé dans les rues pour exprimer leur désapprobation des coupes budgétaires opérées par le gouvernement conservateur. On n’avait pas vu autant de manifestants dans les rues de Londres depuis les mouvements sociaux nés des profondes réformes de la période Thatcher. Les Britanniques ont battu le pavé en masse, pour dénoncer l’austérité mise en place par le premier ministre David Cameron. Voici un peuple qui regarde toujours avec une certaine moquerie les grèves de l’autre côté du “Chanel”, en France donc, et qui ne mégote plus en matière de mouvements sociaux !

Après l’Irlande, la Grèce, le Portugal, l’Islande… Voici donc la Grande-Bretagne prise dans la nasse de la remise à niveau de ses finances publiques. La France n’en fera pas l’économie. Après les élections présidentielles, beaucoup d’experts nous prédisent une hausse des impôts pour tenter de combler nos déficits.

Au Portugal, pris dans la tempête économique, le navire portugais  a choisi de se séparer de son barreur. Le Parlement ayant rejeté les mesures d’austérité, le Premier ministre Socrates a démissionné. Les peuples comme leurs dirigeants, sont brisés les uns après les autres pour être soumis à l’autorité royale de l’euro.




111… 222… 333… 666…

19032011

Alors que le Moyen-Orient est toujours en ébullition, tout comme les réacteurs de la centrale de Fukushima au Japon, un autre séisme, économique celui-là, se prépare inéluctablement aux Etats-Unis. Le déficit budgétaire des Etats-Unis a atteint un record mensuel absolu de 222 milliards de dollars en février, selon des chiffres publiés jeudi par le Trésor à Washington.

C’est plus que le record précédent qui remontait au mois de février 2010. Avec ce nouveau déficit, les finances de l’Etat fédéral sont restées dans le rouge pour le vingt-neuvième mois d’affilée. Les recettes de l’Etat ont augmenté pour atteindre 111 milliards de dollar, tandis que ses dépenses progressaient pour s’établir à 333 milliards. Février est le cinquième mois de l’année budgétaire. Le déficit cumulé depuis le début de l’exercice, le 1er octobre, s’approche des 666 milliards de dollars. La crise est finie nous dit-on, puisque les banksters se emplissent de nouveau les poches et même plus qu’avant la crise. Mais l’Etat qui a repris les dettes pourries du système financier corrompu US, est lui complètement ruiné.

Confrontée à une catastrophe naturelle et à un risque nucléaire, l’économie japonaise doit en plus faire face à l’appréciation de sa monnaie. Jeudi, le yen a atteint un record depuis la Seconde Guerre mondiale face au dollar, au point que le G7 s’est mis d’accord pour une action concertée des grandes banques centrales pour freiner la tendance.

En matière de taux de change, les réactions des monnaies ne sont pas toujours conformes à ce à quoi on pourrait s’attendre : lors de la crise des subprimes, le dollar s’est lui aussi apprécié alors que la crise était partie des États-Unis. Grâce à l’utilisation massive de la planche à billet et en menant conjointement une guérilla active contre l’euro via les agences de notation qui dégradaient régulièrement les ‘PIGS’, l’illusion du dollar comme monnaie de réserve était entretenue de manière tout à fait artificielle. Chose qui ne fonctionne plus, car l’euro s’apprécie, malgré les attaques américaines.    

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Part déclinante du Dollar US dans les transactions internationales (série N°1) et dans les réserves mondiales de change (série N°2) – Sources : BRI / FMI / Wall Street Journal, 03/2011 

Aujourd’hui, le yen n’est pas l’objet d’attaques spéculatives à la baisse, tout simplement parce que le Japon n’a pas de besoin – ou très peu – de financement externe. Son appréciation est liée à des anticipations des investisseurs qui s’attendent à ce que les assureurs japonais rapatrient leurs fonds pour faire face aux dépenses importantes liées à l’indemnisation des victimes du séisme et du tsunami. Le retour des liquidités très importantes que les assureurs japonais possèdent à travers le monde, converties en monnaie nationale, devraient en effet entraîner la hausse du yen.

Trois mois de révoltes arabes et les monarchies du Golfe qui ouvrent en grand les vannes budgétaires pour calmer les esprits locaux, entrainera la chute du « mur des pétro-dollars », qui va se traduire courant 2011 par l’arrêt, ou du moins un grand ralentissement, des achats massifs de Bons du Trésor US par les pays du Golfe. En plus la hausse du pétrole brut bien au-dessus de 100 USD le baril, paupérise un peu plus les consommateurs US, la décision de PIMCO et autres fonds obligataires de vendre toutes leurs obligations d’État (US principalement) et de ne plus en acheter, le tsunami japonais impliquant que le Japon devra dorénavant garder pour sa reconstruction les sommes qu’il investit dans les obligations d’Etat US -alors que les déficits intérieurs comme extérieurs US explosent- et la chute des actions un peu partout ce qui affaiblit les intermédiaires financiers US surtout -très engagés dans les spéculations boursières-, cela commence à faire beaucoup. Clairement le monde ne financera plus le consommateur US.

Le Japon et les pays du Golfe représentant à eux seuls 25% du total des 4.400 milliards USD de la dette fédérale US (Décembre 2010), Avec la Chine (20% des Bons du Trésor US) qui est plus que réticente à continuer d’acheter des dettes US, le marché américain n’a désormais plus qu’un seul acheteur : la Réserve fédérale US. Washington est désormais une sorte de « nef des fous », ballotée par les évènements, sans stratégie, sans volonté, sans capacité d’action. Ajoutons, que l’indice des prix alimentaires américains a grimpé de 3,9% en février, sa plus forte hausse mensuelle depuis pratiquement 40 ans. L’indice des prix énergétiques a flambé de 3,3% quant à lui en février. La Fed considère généralement l’indice des prix hors alimentation et énergie, ce qui paraît plutôt « commode » par les temps qui courent.

La conjonction des évènements n’est pas fortuite, l’accélération des désastres au niveau mondial, liés aux guerres, révolutions et crises économiques, devraient ouvrir les yeux de plus d’un. Notez que comme les aiguilles d’une trotteuse qui tournerait autour de la plaque Pacifique en partant du Chili, la Nouvelle Zélande, le Japon aujourd’hui, on se rapproche de la Californie et de son « Big One »…   




L’île du bonheur

13032011

Luc 21 : 25 Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues.
26 Des hommes rendront l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra sur la terre, car les puissances célestes seront ébranlées.

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Japon. Toute la technologie des hommes ne saurait endiguer une pareille catastrophe. En réduire les effets, d’accord, mais sûrement pas maîtriser sa cause… Il faut imaginer une plaque de 400 km qui glisse sous le Japon. L’archipel tremble comme jamais, avec une magnitude battant les records d’autres siècles, dont la magnitude a été revue à 9 sur l’échelle de Richter. Venu du Pacifique, le bien mal nommé, un tsunami géant ravage les régions côtières. Dans le ciel de Tokyo, les immeubles frémissent et tanguent, tel le navire d’Achab ballotté par de métaphysiques tempêtes. Et Baudelaire, là-haut, sur l’échelle de Richter : “Ô mort, vieux capitaine !” Ce souffle d’apocalypse ramène le plus moderne des pays à une ancestrale humilité. L’Empire du Soleil Levant, malgré sa formidable expertise scientifique, se trouve frappé de stupeur, lui qui s’est hissé au sommet des pays industrialisés. Le système sophistiqué d’alerte, l’héroïque discipline des populations et la qualité des bâtiments parasismiques ont certes évité un carnage plus terrible encore. Mais ce qui demeure éclatant, au bout du compte, c’est l’impuissance des hommes contre la nature déchaînée.

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Fukushima = l’île de la chance ou du bonheur, c’est selon. Pour l’instant le fuku/chance est en train de fondre comme les cœurs de leurs réacteurs 1 et 3. C’est le principe même de la société technologique et marchande qui est en train d’exploser en vol. La civilisation issue de la semence du serpent par Caïn trouve désormais sa vraie mesure dans le sens où elle va vers son autodestruction. Une manière de souligner la folie collective de notre société totalement corrompue par l’argent, est de suivre la logique financière du plus grand réassureur au monde. Munich Re va augmenter son dividende et poursuivre son programme de rachat d’actions afin de satisfaire ses actionnaires après un exercice 2010 marqué par un bénéfice net légèrement inférieur aux attentes. Munich Re a maintenu son objectif de réaliser cette année un bénéfice net stable par rapport à 2010, autour de 2,4Mds d’euros. « Mais il ne sera possible d’atteindre cet objectif que si l’impact des catastrophes naturelles du reste de l’année demeure inférieur aux attentes »…

Etats-Unis. La crise grecque était de la petite bière, comparée à ce qui se passe actuellement aux États-Unis. C’est l’impasse financière américaine qui devrait donner froid dans le dos. L’endettement collectif des États-Unis a progressé de 0,6 % en 2010 pour atteindre 50 531,8 milliards de dollars au 31 décembre, selon des chiffres officiels publiés jeudi à Washington. Ce chiffre, qui est de trois fois et demie la dernière estimation officielle du PIB du pays pour 2010, représente l’intégralité de la dette publique et privée. On l’obtient grâce aux tableaux de la comptabilité nationale publiés par la Banque centrale américaine (Fed) en additionnant la dette des ménages, des entreprises non financières du secteur public (36 295,5 milliards de dollars) et celle du secteur financier (14 236,3 milliards). Il est cependant encore incomplet, puisqu’il ne tient compte que de la dette circulant sur les marchés financiers, et donc pas des retards de versement de l’État fédéral, des États fédérés et des collectivités locales aux diverses caisses de sécurité sociale que ceux-ci sont censés alimenter. Il réduit, ce faisant, la dette de l’État fédéral de plus de 4 600 milliards de dollars (si on recoupe le chiffre de la Fed avec les données du Trésor), et de 2 000 à 3 000 milliards de dollars celle des États fédérés et des collectivités locales. Bref, à la louche les US ont une dette de 60 000. 000 000 000 $…




Les vagissements de la Bête

12032011

« Nous avons un accord sur le Pacte pour l’euro« , a annoncé le président de l’UE Herman Van Rompuy. Le dispositif concerne les pays de la zone euro mais aussi les pays de l’Union européenne n’utilisant pas la monnaie unique, «sur une base volontaire». Il est désormais acquis que la zone euro se dotera d’un «Pacte de compétitivité», rebaptisé «Pacte pour l’euro». Il définit une politique économique commune que chaque Etat s’engage à respecter sous la surveillance de la Commission et de ses pairs, le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, lequel sera institutionnalisé.

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Que proposent donc les autorités européennes pour remédier au vice de conception des traités actuels ? Les dirigeants de l’Union, la Commission et le FMI prétendent renforcer la solidarité entre les pays de la zone euro en pérennisant le Fonds de stabilité. Curieuse solidarité en vérité. Loin de redonner aux États des marges de manœuvre par rapport aux marchés financiers, cette réforme veut resserrer l’étau. Les traités européens voulaient imposer aux États la discipline des marchés. Maintenant que ceux-ci ont montré leur incapacité à se discipliner eux-mêmes, il s’agit non de les mettre hors d’état de nuire, mais de suppléer leurs mécanismes défaillants par des instruments politiques (les fameuses « conditionnalités ») qui imposeront directement aux États les objectifs de la finance. D’une certaine manière l’Europe est mise sous tutelle renforcée de l’Euro comme seule marque d’autorité.

La Confédération européenne des syndicats (CES) a dénoncé ce pacte, jugeant que les propositions sur la table « visent à exercer une pression à la baisse sur les salaires et à entraver les négociations collectives » et à casser « l’Europe sociale ». Le mouvement syndical européen trouve profondément injuste que les travailleurs paient pour les folies des marchés financiers. Les propositions actuelles visent à exercer une pression à la baisse sur les salaires et à entraver les négociations collectives et l’autonomie des partenaires sociaux. Si cette approche est confirmée et institutionnalisée, c’est tout le concept d’Europe sociale qui est définitivement enterré. Dans le contexte inflationniste actuel, ce pacte faustien agira comme une chape de plomb sur une part toujours grandissante de la population européenne qui à terme est condamnée à la paupérisation. A la dette publique, s’ajoutera la dette privée et tous les citoyens européens comprendront, mais trop tard, que celui qui les gouverne est le diable, représenté par la couronne mariale de la Reine du ciel frappée sur l’euro.

Clairement Satan force les choses sous la pression des évènements internationaux. Imprimer sa marque (Euro), dans l’esprit et le geste des dirigeants européens est devenu la priorité absolue, car le diable connait les écritures. Ap 14:9  Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, 10  il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’agneau. 11  Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. Satan construit une humanité qui devient ennemie de Dieu quand elle porte la marque de la Bête. Au-delà d’une simple mainmise sur l’autorité terrestre, l’enjeu est bien plus important qu’il n’y parait, car il s’agit aujourd’hui de savoir qu’elle est l’autorité spirituelle que les hommes vont choisir pour définir le destin de l’humanité.

C’est l’autorité messianique du millénium comme shabbat de l’Eternel qui se joue. Car ce que veut remettre en cause le diable c’est ceci : Ap 20:4  Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. Il y a une graduation dans l’engagement pour Jésus-Christ et le degré le plus élevé dans l’engagement pour Christ n’est pas uniquement de donner sa vie à cause du témoignage de Jésus ou de l’évangile, mais dans la fin des temps de ne pas se soumettre à l’autorité de la Bête, car ceci est considéré comme une adoration de la Vierge, soit de Satan lui-même. Chose que le Seigneur ne pardonne pas.




La gouvernance par le 666

20022011

Depuis que l’euro est devenue la marque spirituelle du diable et l’Union européenne son expression temporelle, évacuer les sujets inhérents à ces deux matières sous le prétexte qu’ils n’ont pas de caractères religieux est au mieux un grand signe d’aveuglement, au pire de la folie. 1Co 2:14  Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Personnellement j’aime à me complaire dans cette folie qui permet le jugement et le discernement spirituel. Elle laisse apparaître de manière évidente le distinguo entre l’homme animal et l’homme spirituel. Ainsi leur jugement réciproque révèle leur nature d’homme à l’image de Dieu ou de d’animal attaché à la Bête. C’est ce transfert progressif et régulier de toute une société, institutions religieuses comprises, de l’homme à l’animal qui permet au terme des jours que cette Parole s’accomplisse : Ap 13:11  Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon.  

Le dragon antique est un grand serpent, et comment parle le serpent ? Genèse 3 : 4 Le serpent dit à la femme: “non! vous ne mourrez pas 5 Car Elohim le sait : du jour où vous en mangeriez vos yeux se décilleraient et vous seriez comme Elohim, connaissant le bien et le mal. Je reprends un extrait de l’étude sur « la semence du serpent » pour illustrer mon propos. Elohim est présenté à Eve comme connaissant le bien et le mal, sous-entendu qu’Il ne forme qu’un en Lui, mariés ensemble, le bien et le mal… Elohim est présenté à Eve comme étant l’arbre de la connaissance du bien et du mal et si Eve veut être comme Elohim, alors Eve aussi doit connaître le bien et le mal… Eve Dieu te ment, dit le serpent, tu es aveugle, tes yeux sont fermés, tu es ignorante, Dieu te cache la vérité, car Lui Il sait, Il connaît, presque le même mot est employé plus loin en parlant de la connaissance, Il connaît la connaissance, Il sait Lui que si tu goûtes et manges de son fruit « tel Elohim » tu seras. Le mot Ke Elohim signifie comme Elohim et a pour valeur numérique 666. C’est à partir de ce texte qu’est repris cette valeur numérique dans l’Apocalypse Ap 13:18  C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. Ce que nous enseigne tout ceci, c’est que le diable ambitionne d’inverser toutes les valeurs bibliques en sa faveur, afin que les hommes pensent et parlent comme le serpent.

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La symbolique de l’arbre spirituel est donc essentielle dans le langage sémiologique. Il ne faut pas s’étonner de le retrouver comme marqueur temporel dans les institutions de ceux qui parlent comme le serpent, c’est la marque de leur maître. Retrouver ce langage sémiologique sur l’euro français est donc logique. Couronne mariale qui entoure le cœur d’un magen David au centre duquel apparait l’Arbre, qui lorsqu’on l’inverse permet de lire directement 666.  Le principe vaut également pour Israël où l’arbre est représenté par la Ménorah, mais là c’est l’Eternel qui marque son territoire. Si vous ne savez pas reconnaitre ces signatures spirituelles, alors votre nature est manifeste.

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Mais revenons à Satan et son œuvre d’asservissement à la Bête. Son action vise à soumettre de plus en plus d’hommes à sa domination, et les contraindre à la soumission par la dette est visiblement le moyen choisi. C’est vrai pour les Etats qui sont sommés de défendre l’euro au prix d’un sacrifice social inouï, mais c’est vrai également pour le simple citoyen européen. En France grâce à l’action continue de nos gouvernements successifs, un quart de nos 25 millions de salariés, soit 6,25 millions de travailleurs, gagne moins de 9.000 € par an, c’est-à-dire 73% du Smic.

«Il y a trois sortes de mensonges : les petits, les gros, et les statistiques.» Pour en vouloir autant à celles-ci, Mark Twain devait sans doute être plus à l’aise avec la littérature qu’avec les mathématiques. Le romancier américain se fait le porte-parole de ceux pour qui les chiffres ne sauraient décrire la réalité sans la pervertir. Sa critique porte en réalité non pas sur les statistiques elles-mêmes, mais sur ce qu’on leur fait dire.

Prenons, par exemple, la distribution, au sens statistique, des revenus des salariés. Le chiffre le plus communément retenu pour décrire cette réalité sociale est la médiane, qui sépare les salariés en deux parts égales. Ainsi, en 2008, 50% d’entre eux touchaient moins de 1.450 € nets par mois, et 50% plus. Sauf que dans ces calculs ne sont pas englobés l’ensemble des 25 millions de salariés que compte la France métropolitaine.

L’Insee doit, depuis peu, publier un indicateur supplémentaire qui prenne en compte leur totalité : ceux qui ont connu des périodes de chômage, des petits boulots, ou qui travaillent à temps partiel. Bref, tous les salariés qui ont travaillé au moins un jour dans l’année. Et le résultat donne alors à voir une autre France d’où émerge un lumpenproletariat structurel, révélé par les magazines FO-Hebdo ou Marianne. Faire grandir les inégalités et la pauvreté est un acte par nature antéchrist, mais aussi contraire aux valeurs républicaines qui prônent l’égalité et la justice.  Ce n’est pas seulement le principe de la démocratie que l’inégalité est en train de détruire, c’est l’idée même de société. Nous subissons donc une profonde mutation structurelle de nos sociétés, car la racine sur laquelle elles se développent est de nature spirituelle, et cette nature est animale car issue du serpent.

Le renversement des valeurs est la conséquence directe du recul de la foi en Dieu. Au fur et à mesure que l’une progresse, l’autre recul, et les valeurs s’inversent. Pour illustrer cela, prenez une pièce d’un euro de 1999 dans votre main, Dessiné par l’artiste Joaquim Jimenez, est représenté un arbre, évoquant la vie, et qui figure au centre d’un hexagone dont l’extension dessinerait une étoile de David. Tournez doucement la pièce dans votre main, une fois à l’envers apparait I-666. 1 étant un des noms de l’Eternel, ‘l’Eternel est un’, suivit de la valeur 666, il suffit de lire maintenant, « si tu n’es pas un animal ».




Du raïs au sultan

12022011

Il aura fallu dix-huit jours pour que les manifestants de la place Tharir au Caire et des autres grandes villes de l’Egypte parviennent à leur fin : le départ du pouvoir de Hosni Moubarak. Alors qu’un vent révolutionnaire chasse les familles dirigeantes d’Egypte et de Tunisie, toutes parties avec quelques milliards dans les poches, nos démocraties occidentales qui les avaient tant soutenues, se découvrent des vertus nouvelles pour entendre la voix des peuples. Le moment pour le changement en Egypte « est maintenant », a affirmé jeudi la chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton après le discours du président égyptien Hosni Moubarak. « Le président Moubarak n’a pas encore ouvert la voie pour des réformes plus rapides et plus profondes », a déploré la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères après que le président Moubarak eut refusé d’annoncer sa démission. « Nous allons porter une attention particulière à la réponse du peuple égyptien dans les prochaines heures et jours », a ajouté Mme Ashton dans un communiqué. « Je vais rester en contact avec les autorités égyptiennes pour dire la nécessité d’une transition démocratique ordonnée, sensée et durable », a-t-elle dit. « Le moment du changement, c’est maintenant », a-t-elle souligné. « Les attentes des citoyens (égyptiens) sont légitimes et le changement ne peut attendre », a affirmé de son côté le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.

Les pauvres ont donc eu raison des riches dans deux pays arabes. Et dans nos pays riches, les pauvres ont-ils eu raison des riches après la crise des subprimes ?

En 2008, alors que la crise des subprimes vient d’éclater, on pouvait lire ceci dans les journaux économiques : John Paulson [Paulson & Co] : le « sultan des subprimes » encaisse 3 milliards de dollars. http://www.lefigaro.fr/marches/2008/05/23/04003-20080523ARTFIG00523-john-paulson-le-sultan-des-subprimes.php

Plus fort que George Soros ! Un certain John Paulson vient d’accéder à la célébrité en raison des monumentales commissions que lui ont rapporté les « subprimes ». Les prêts immobiliers à risques des Etats-Unis viennent de lui permettre d’empocher la bagatelle de 3 milliards d’euros. Ces milliards, il les avait essentiellement gagnés en misant sur l’effondrement des subprimes, ces titres hypothécaires basés sur des emprunts pourris qui ont miné la planète finance. Fabrice Tourre : vous vous souvenez ? C’est ce trader français qui, à la City de Londres, oeuvrait à ‘fourguer’ aux clients de sa banque (Goldman Sachs) un CDO (collaterized debt obligation) intitulé Abacus 2007-AC1 adossé à des emprunts subprimes aux performances qui allaient vite s’avérer calamiteuses. ‘Nous sommes au service des clients, mais ne sommes pas leur conseil’, avait déclaré le jeune Tourre pour justifier son comportement. Qui donc, croyez-vous, avait demandé à Goldman Sachs de ‘structurer’ ce produit pourri pour pouvoir miser contre – short, en langage boursier – et empocher les sommes investies par les gogos qui faisaient confiance à Abacus ? John Paulson, qui avait versé à la banque d’affaires 15 millions de dollars à cet effet.

John Paulson est chargé de la sélection des titres hypothécaires à inclure dans le produit, tout en pariant sur leur baisse. De fait, il jouait directement contre les clients de Goldman Sachs, et ce à leur insu. Ces derniers achetaient le produit dans l’espoir qu’il s’apprécie, suivant l’argumentaire commercial de Goldman Sachs. Or John Paulson avait tout intérêt à sélectionner les titres les plus susceptibles de s’effondrer. Ce qu’il a fait. Et il a gagné son pari. En avril 2007, les investisseurs achetaient le produit. Fin janvier 2008, 99% du portefeuille d’Abacus était dégradé par les agences de notation. C’est ainsi que les clients de Goldman Sachs ont perdu plus d’un milliard de dollars… qui sont allés directement dans la poche de John Paulson. Goldman Sachs n’a encaissé qu’une vingtaine de millions sur l’opération. Cela dit, d’autres paris massifs (que nous décrivons plus loin) ont permis à la banque, elle aussi, d’empocher plusieurs milliards en se positionnant contre ses clients.

En avril 2010 Goldman Sachs Group est accusée de fraude par l’autorité des marchés financiers américains, qui lui reproche d’avoir trompé les investisseurs lors de la conception et la commercialisation d’un produit financier complexe lié à des prêts immobiliers « subprime ». Selon la plainte de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, Paulson & Co, un important gestionnaire de « hedge funds » (fonds spéculatifs) dirigé par le milliardaire John Paulson, a collaboré avec Goldman Sachs pour créer un CDO (« collateralized debt obligations »), dénommé Abacus tout en misant sur la baisse de la valeur de cet instrument.

Après la mort de son frère Virginio à cause du sida, l’épouse de Nicolas Sarkozy a créé une fondation avec ses proches en mars 2007, active en Italie et en France. La Fondation Virginio Bruni-Tedeschi est en partenariat avec l’Unesco et finance un projet d’éducation (risques et prévention) au VIH et au Sida dans plusieurs pays d’Afrique australe.

Carla Bruni-Sarkozy a profité de son voyage à New York en avril 2010, pour lancer la première action de sa fondation aux Etats-Unis. Objectif : amener les arts et la culture aux plus défavorisés, des deux côtés de l’Atlantique. C’était la présidente de la fondation qui était invitée ce lundi matin au FIAF (French Institute Alliance Française), mais c’est son mari qui a pris la parole, pour expliquer que la fondation de son épouse allait « développer un programme ambitieux de scolarisation dans les milieux défavorisés, marié à un projet culturel d’envergure » raconte un des invités triés sur le volet -la liste avait été strictement limitée à 20 personnes par l’Elysée. Le président français a également remercié les membres du conseil d’administration du FIAF pour le soutien à l’action de son épouse. Chaque année, 25 élèves américains et français, de milieux défavorisés,  recevront des bourses pour leur permettre de se rendre de l’autre côté de l’Atlantique afin de passer un an dans une école d’art. Le programme sera financé par un don d’1,5 million de dollars fait à la fondation Carla Bruni Sarkozy par John Paulson, patron d’un des plus gros hedge funds new-yorkais. C’est la belle manière ; pour les tenants de la Midas Touch, de payer leurs impôts par le biais de fondations, humanitaires ou politiques, ou les deux à la fois c’est encore mieux, pour redorer le blason de la spéculation.

En juin 2010 Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont publié une lettre commune dans laquelle ils formulent plusieurs propositions pour contrer la crise financière. Ils demandent notamment à la Commission européenne « d’accélérer » ses travaux pour un « encadrement renforcé » des marchés. Objectif : juguler la spéculation, accusée de déstabiliser le système financier européen.  Dans le collimateur des deux dirigeants européens, les pratiques financières à risques comme les dérivés de crédit, les fameux CDS (credit default swap), à l’origine de la crise des subprimes et les ventes à découverts. Une technique boursière qui permet à des opérateurs de vendre des titres qu’ils ne possèdent pas encore avec l’espoir de les racheter à moindre prix.

Juillet 2010. La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a accepté de payer 550 millions de dollars pour mettre un terme à une plainte pour fraude, a annoncé jeudi 15 juillet 2010 le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, dans un communiqué. « Un demi-milliard de dollars, c’est la plus forte amende jamais infligée à une société de services financiers dans l’histoire de la SEC », a souligné le responsable des poursuites du régulateur, Robert Khuzami.

Janvier 2011 on peut lire ceci dans les médias. Le gestionnaire de fonds spéculatif John Paulson a gagné plus de cinq milliards de dollars à titre personnel en 2010, un record. Il avait déjà engrangé près de quatre milliards de dollars en 2007 en misant contre les crédits immobiliers subprimes. Connu pour ses déclarations fracassantes, souvent à rebours de la tendance, John Paulson avait déclaré début 2010 qu’il anticipait une forte reprise économique et un rebond des prix de l’immobilier. Il a également beaucoup investi dans l’or, dont le cours a fortement progressé l’an passé. Depuis que ses fonds ont gagné 15 milliards de dollars en pariant contre le marché immobilier en 2007, John Paulson est considéré comme un oracle par ses pairs du secteur des fonds spéculatifs.




L’ »arnaque américaine »

11022011

En attendant l’éruption imminente du volcan arabe, la Tunisie et l’Egypte n’étant que les premiers soubresauts d’un mouvement bien plus large, un petit regard sur la ‘riche’ Amérique parait nécessaire. Car la situation du monde arabe est en partie liée à ce qui se passe chez l’Oncle Sam.

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Depuis le début de la décennie 2000, le partage des revenus se déforme violemment au détriment des salariés aux Etats-Unis, générant des profits inutiles, qui ne contribuent pas à la croissance. Le soutien de la demande des ménages, nécessaire en raison de la faiblesse des hausses de salaires, s’est alors fait :

- de 2002 à 2007, par la hausse de l’endettement des ménages, dont les crédits subprimes, d’où la crise de 2007 – 2009 ;

- depuis 2009, par le déficit public qui a comme cause essentielle le soutien du revenu des ménages ; il impose la monétisation de la dette publique, d’où l’excès de liquidité, les hausses des prix des matières premières et les dérèglements financiers et sociaux qui en résultent.

Un excellent article de Marc Fiorentino sur l’ »arnaque américaine » de 2011, explique bien ce qui se passe en ce moment. http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110209trib000599974/le-plus-gros-detenteur-de-la-dette-americaine-n-est-plus-la-chine-c-est.html

L’administration Obama, qui voulait réformer les pratiques bancaires, fait ce qu’aucune banque, ni aucun escroc de haut vol, n’a jamais tenté. Il faut dire qu’ils n’en sont plus à une contradiction près : les vingt plus grosses banques américaines vont verser pour 2010 un montant record de rémunérations : 135 milliards de dollars alors qu’Obama devait briser Wall Street, l’appât du gain et les bonus. Michael Douglas a raison de dire en 2010 : « Greed is not just good, it’s legal. » Passons. Le problème de ce tour de prestidigitation, ô combien impressionnant, est qu’il ne pourra plus être utilisé en 2011. Vous allez comprendre pourquoi. Les taux montent. La Fed perd donc tous les jours de l’argent sur les 1.100 milliards d’emprunts d’État qu’elle a avalés…. Avec des matières premières en folie, du fait entre autres de ce « quantitative easing », des valeurs d’actifs qui montent sous l’effet de la spéculation, des banques qui reprennent leurs plus mauvaises habitudes, les taux grimpent. Doucement mais sûrement. Et il suffit que cette hausse s’accélère pour qu’on découvre que tout cela n’est qu’une gigantesque arnaque.

Tout se passe comme si après avoir dynamité la maison des Américains en encourageant la finance casino, la Fed offrait de l’argent gratuit — peu importe que ce soit de la monnaie virtuelle — à Wall Street. Dans quel but ? Acheter de quoi réparer les dégâts tandis que les stratèges et les traders filaient à Las Vegas pour jouer cet argent au black jack ou à la roulette… et augmentaient chaque jour un peu leur mise. La ‘bankstérisation’ de la finance américaine, a donc d’une certaine manière, par l’inflation sur les matières premières alimentaires, contribuée à l’explosion sociale du monde arabe. Mais le retour de manivelle ne va tarder, car les taux remontent en flèche sur les marchés obligataire.

La Fed rajoute chaque jour une nouvelle barre d’uranium dans le réacteur nucléaire financier. Chaque jour, sa production augmente — c’est la hausse des cours –, et il en va de même pour la radioactivité — c’est l’inflation des marchés spéculatifs. Cela fait longtemps que les économistes instruits des leçons du passé ont prévenu qu’elle aurait dû s’arrêter avant d’avoir lancé son « QE2″. Rien n’y fait : Wall Street veut que pleuvent les kilowatts et que Las Vegas brille de mille feux, tout comme en octobre 2007 quand le Tchernobyl des dérivés de crédit s’apprêtait à exploser.

Pendant que les Etats-Unis continuent de creuser leur tombe, les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont réaffirmé leur volonté d’aboutir fin mars à un plan global « anticrise » pour consolider la zone euro. Le couple franco-allemand a proposé un « pacte de convergence et de compétitivité », qui n’est rien de moins qu’un laminage social de la zone euro. La chancelière Angela Merkel a souligné qu’elle souhaitait que les pays de la zone euro se mettent d’accord sur quelques points clefs en matière d’harmonisation fiscale et sociale à mettre en oeuvre pour marquer la détermination de tous à aller « vers une nouvelle qualité de la gouvernance économique ». Ce pacte vient s’ajouter au programme de réformes en cours pour renforcer le Fonds de soutien européen et au renforcement du Pacte de stabilité destiné à mieux contrôler les déficits et l’endettement des Etats membres.

Sur le constat, a souligné le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, aucun dirigeant ne peut nier la nécessité d’une plus forte coordination des politiques économiques de la zone euro, la crise de la dette souveraine constituant une formidable opportunité pour un véritable bond en avant dans l’intégration économique. Ce nouveau pacte avec le diable, éloigne de plus en plus l’Europe de l’Amérique, et il ne fait plus l’ombre d’un doute que le sort des US est désormais scellé.




Le FMI entre en guerre (monétaire)

29012011

Depuis que les médias ont repris la suite de mes articles sur la guerre monétaire j’ai réorienté mes articles sur des sujets différents. Mais cela n’enlève rien à l’intensité spirituelle qui se cache derrière le conflit monétaire en cours. Outre la monnaie qui n’est que le dessus de l’iceberg, une lutte de fond concernant la gouvernance mondiale est en cours. Un nouveau royaume, ayant une structure et architecture totalement différente apparait de plus en plus au grand jour. Analysons l’actualité par le biais du ‘Notre Père’. Pour ce faire j’utiliserais la traduction littérale. http://www.eglise-orthodoxe.eu/pdf/notre_pere.pdf

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton Règne vienne
Que ta Volonté soit faite
comme au ciel ainsi sur terre

Donne-nous aujourd’hui notre pain substantiel
Et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs,
Garde-nous de consentir à la tentation
mais délivre-nous du malin.

Cette prière peut être scindée deux parties, le royaume des cieux et et celui terrestre du malin. Une étude exhaustive de cette prière serait intéressante à faire, mais ce n’est pas l’objet de cet article. Quand Jésus l’a prononcé, c’était inspiré par l’Esprit-Saint de Dieu, qui désire ardemment que ce qui est dans le ciel se reflète ici-bas sur la terre. Le diable bien sûr voit les choses d’un tout autre œil, et prend ces paroles à l’envers afin que sa volonté satanique s’exerce sur « la terre comme au ciel ». Notez que seul le français inverse le terme de la prière du Christ dans ce sens, car les paroles exactes sont l’inverse.

La prière satanique s’exprime de manière concrète ainsi :
Moi le malin je vous ai emprisonné
Parce que vous avez cédé à la tentation
Désormais je vous noie sous un torrent de dettes
Et je vous retire ainsi votre pain quotidien.

Moi le diable je fais ma volonté
sur la terre et j’attaquerai le ciel.
Mon règne total vient
Parce que vous souillez le Nom
du Dieu sauveur qui es au ciel.

Etablir le royaume de Satan de manière totale selon les écritures, c’est voir la Bête de l’Apocalypse ou la Statue de Daniel dans son expression entière.  Cela fait maintenant des années que sur ce blog,  je cible de manière précise ce que représente ces images spirituelles, soit l’Europe et le catholicisme. Mais il faut que tout cela prenne une dimension planétaire et universelle, pour cadrer avec les écritures. Ainsi les institutions internationales, doivent impérativement s’incorporer dans la structure de base de la Bête.

Voilà encore, comment un pas de plus est fais dans cette direction.

Le FMI vante les mérites de l’Europe dans la rigueur budgétaire

Le Fonds monétaire international a encouragé jeudi les efforts des pays européens pour réduire leurs déficits budgétaires, et blâmé les Etats-Unis, le Japon et le Brésil pour leurs dérapages, dans des prévisions sur les finances publiques des grandes économies mondiales.

Plutôt que de revenir sur le thème de la crise de la dette en Europe, le FMI vante les mérites de la rigueur adoptée par trois pays en zone euro (Allemagne, Espagne et France) ainsi que le Royaume-Uni.

Certes ils ne sont pas tirés d’affaire. Sur les marchés de la dette, « les tensions seront particulièrement prononcées au premier semestre de l’année, période pendant laquelle les pays de la zone euro entreront en concurrence avec d’autres pays avancés cherchant à refinancer environ 5.000 milliards de dollars d’emprunts », a prévenu le FMI. Mais « la pression des marchés est jusqu’à présent restée limitée à un petit nombre d’Etats membres de la zone euro » (Grèce, Portugal et Irlande), ajoute le document.

A l’inverse, et malgré la croissance, « le rythme du rééquilibrage budgétaire ralentit cette année dans quelques grands pays », ont noté les économistes du FMI. Le jugement le plus sévère concerne les Etats-Unis, qui font cavalier seul dans la relance en espérant réduire le déficit par la croissance. Pour le FMI, le déficit budgétaire américain va s’aggraver lors de l’exercice 2011, pour être le plus élevé du G20, à 10,8% du PIB. Le Bureau du budget du Congrès l’estimait mercredi à 1.480 milliards de dollars, soit davantage que le record de l’exercice 2009.

Le Japon, qui cumule une dette publique colossale (227,5% du PIB estimés pour cette année), est aussi tancé. « La baisse déjà modeste du déficit global prévue pour 2011 a été réduite » par un supplément de dépenses approuvé par les députés en novembre, a constaté le FMI.

Pour M. Cottarelli, les différents avertissements lancés par les agences de notation à Washington et Tokyo, comme l’abaissement d’un cran de la note du Japon jeudi par Standard and Poor’s, « soulignent l’urgente nécessité de concevoir des plans plus spécifiques pour réduire le déficit ».

Comme vous pouvez le constater, de plus en plus, le FMI avec DSK à sa tête, devient un élément structurant majeur de la Bête européenne, dans le sens ou par le biais de la dette, elle se détourne des Etats-Unis pour soutenir l’Europe. La dégradation de la note américaine sur ses dettes n’est plus qu’une question de semaines. Après, la remise en question du dollar comme monnaie internationale sera ouvertement posée comme étant essentielle. La perte du statut de monnaie de réserve pour les US signera leur ruine totale et l’établissement définitif du royaume de la bête par Satan.




Jamais, nous ne laisserons tomber l’euro, jamais !

27012011

Le 41e Forum économique mondial (WEF) réunit jusqu’à dimanche 2.500 participants dans les Alpes suisses. Trente-cinq chefs d’Etat et de gouvernement, 80 ministres, huit dirigeants de banques centrales et 1.400 acteurs du monde de l’économie assistent à la réunion, qui a pour thème cette année « Normes communes pour une nouvelle réalité ».

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Le président français Nicolas Sarkozy a défendu jeudi à Davos, devant un parterre de grand patrons, sa volonté de mettre en place à la tête du G20 une meilleure régulation du système monétaire ou des marchés des matières premières, et promis de défendre l’euro jusqu’au bout. Au détour d’une question, Nicolas Sarkozy s’est livré à une défense sans ambiguïté de l’euro. « Je peux vous assurer que, aussi bien Mme Merkel que moi-même, jamais, vous m’entendez jamais, nous ne laisserons tomber l’euro, jamais« , a-t-il lâché sous les applaudissements, évoquant les « conséquences cataclysmiques » d’une disparition de l’euro. « Donc, à ceux qui voudraient parier contre l’euro, faites attention à votre argent (…) parce que nous sommes bien décidés à défendre l’euro de façon structurelle », a-t-il ajouté. « Les conséquences d’une disparition de l’euro pour nous seraient si cataclysmiques que nous ne pouvons même pas l’imaginer. » « L’euro, c’est l’Europe et l’Europe c’est 60 ans de paix sur notre continent. Donc jamais on ne laissera détruire l’euro, jamais nous n’y renoncerons », a-t-il poursuivi. « La question de l’euro n’est pas seulement une question monétaire (…), c’est une question identitaire. »

Après de pareilles paroles, dans le monde entier, toutes les églises chrétiennes devraient sonner le tocsin et tout Israël sonner du cor tant l’heure est grave. L’intensité de la charge spirituelle qui repose sur cette monnaie est telle, que ce n’est pas la voix d’un homme politique qui défend l’Union européenne que l’on entend, mais bien le cri de rage et de guerre de Lilith qui défie Dieu et le monde. « L’euro, c’est l’Europe« , revient à clairement donner une identité à l’Union, celle de la reine du ciel. Non seulement la Bête est formée, mais elle se plait à vagir de plus en plus puissamment. Ne conteste-t-elle pas l’hyper puissance américaine ?

Pendant plus d’une heure, M. Sarkozy a patiemment expliqué aux prestigieux invités, dirigeants politiques ou chefs d’entreprises du 41e Forum économique mondial, les priorités de la présidence française des G8 et G20 et s’est efforcé de les rallier à la nécessité de lutter « tous ensemble » contre les grands déséquilibres qui menacent la croissance de la planète.

« C’est la coordination des politiques économiques mise en place par le G20 (…) qui a permis d’éviter que la crise se prolonge. C’est cette coordination qu’il faut approfondir », a-t-il plaidé en mettant en garde ceux qui « peuvent être tentés d’aller moins vite » une fois passé l’orage de la crise.

Alors que les déséquilibres des changes, le rôle du dollar, l’abaissement de la note financière du Japon ou les demandes occidentales de réévaluation du yuan sont au coeur des débats de Davos, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité de réformer le système monétaire international bâti en 1945.

« Qui, ici, peut se lever pour me dire que la situation du monde en 2011 a quelque rapport avec la situation du monde en 1945? », a lancé le chef de l’Etat, répétant que « le dollar est (et) restera la première monnaie du monde ». Il a également affiché sa volonté de faire du Fonds monétaire international (FMI) « l’organisation mondiale en charge des équilibres macroéconomiques ». Ici la chose est clairement annoncée, « le dollar comme monnaie de réserve international, c’est fini ! »

«Ceux qui veulent parier contre l’euro, faites attention à votre argent !». Un avertissement vis-à-vis des spéculateurs, avec la promesse que l’Europe est prête à accroître sa force de frappe. «Nous avons mis en place un fonds pour défendre l’euro, et on ira plus loin dans les semaines qui viennent, Madame Merkel et moi». Ici le discours se déplace sur le théâtre d’opération de la guerre monétaire en cours. Les Etats-Unis n’ayant plus d’autre choix que de faire tourner la planche à billet au maximum pour combler leurs abyssaux déficits, doivent en parallèle décrédibiliser toutes les alternatives monétaires qui pourraient leur nuire, en l’occurrence l’euro, seule alternative pour l’instant. Pour les US c’est une question de survie, pour l’UE une question identitaire. Seule l’Union européenne étant en phase avec les exigences de la BRI et du FMI, le sort des Etats-Unis est donc scellé.

Matthieu 24 : 4 Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. 5  Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. 6  Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. 7  Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

Alors même si un chanoine nous annonce une guerre mondiale monétaire, avec des émeutes de la faim à la clé et des nations qui s’élèvent contre des nations pour conserver un semblant de croissance économique pour éviter le chômage de masse et la misère, ne vous laissez pas séduire et ne craignez point. Il y aura des faillites retentissantes qui feront trembler le monde en le secouant comme un arbre dans la tourmente, il y aura des ruines et des victimes  « 8  Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. 9  Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. »







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