6ième anniversaire de Katrina

29082011

L’ouragan Katrina avait dévasté la Nouvelle-Orléans et la côte du golfe du Mexique le 29 août 2005, causant en tout 133 milliards de dollars de dégâts, selon le rapport. Depuis 1980, les Etats-Unis ont dû débourser 750 milliards de dollars pour réparer les dégâts provoqués par des événements climatiques exceptionnels, dont 367,3 milliards pour les seuls ouragans et tempêtes tropicales. Bien que la majorité des catastrophes les plus couteuses se soient passées dans le nouveau millénaire, l’épisode catastrophique d’Irène est symptomatique de l’attitude des hommes de ce siècle. Malgré les morts et les dégâts dans les autres Etats, déjà les newyorkais fustigent leur maire pour l’excès de prudence dont il a fait preuve, ne voyant que les désagréments causés par une évacuation jugée inutile et oubliant la dangerosité d’un cyclone. Les newyorkais sont le reflet typique de Matthieu 24 : 37  Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. 38  Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; 39  et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.

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Les Etats-Unis enregistrent, avec l’ouragan Irène, une année record en matière d’événements climatiques ayant causé au moins un milliard de dollars de dégâts, selon une étude du gouvernement américain. Depuis janvier, et avant l’arrivée de l’ouragan Irène, le pays avait fait face à neuf épisodes de cette ampleur –inondations, sécheresse, tornades ou tempête de neige– soit le même nombre qu’en 2008. Le montant des dégâts causés par Irène est encore inconnu mais les premières estimations l’évaluent à plusieurs milliards de dollars. Les neuf premiers événements importants de l’année s’élèvent à environ 35 milliards de dollars, plus les milliards de dégâts d’Irène maintenant.

Les inondations ont, d’ores et déjà, été particulièrement dévastatrices cette année. Les tornades, elles, ont frappé de très nombreux Etats.  604 tornades ont été recensées pour les seuls mois d’avril et de mai, d’où des dégâts considérables qui ont été évalués à 20,4 milliards de dollars (plus de 14,1 milliards d’euros). Quant à la grave sécheresse subie par de nombreux Etats du sud (Arizona, Arkansas, Kansas, Louisiane, Nouveau-Mexique, Oklahoma, Texas), elle a, entre autres, provoqué des feux de forêts et ébranlé le secteur agricole. Les pertes ont été provisoirement estimées à 5 milliards de dollars (près de 3,5 milliards d’euros), mais ce chiffre pourrait encore substantiellement augmenter si, d’aventure, les fortes températures devaient persister. Lors de ces évènements exceptionnels, qui, en réalité, tendent à l’être de moins en moins, près de 600 personnes ont déjà trouvé la mort.

Comme je ne cesse de le répéter sur ce blog, les catastrophes sont à prendre comme des convulsions qui préparent la naissance d’un monde nouveau. Prisent séparément, elles ne signifient rien, mais prisent globalement la chose devient évidente. Les catastrophes naturelles ont   été particulièrement dévastatrices en 2010, avec 295.000 morts et 130 milliards   de dollars de dégâts, bien davantage que la moyenne des 30 dernières années, a   estimé le réassureur allemand Munich Re. Les catastrophes les plus meurtrières furent le tremblement de terre en   janvier en Haïti (222.570 morts), la vague de chaleur et les feux de forêts de   l’été en Russie (56.000 morts), et le tremblement de terre d’avril en Chine   (2.700 morts). Les évènements les plus coûteux en termes de dégâts matériels, assurés ou   non, ont été le tremblement de terre en février au Chili, qui a causé 30 milliards de dollars de dégâts et fait 520 morts, et les inondations de juillet   à septembre au Pakistan (9,5 milliards de dollars de dégâts et 1.760 morts). Comparée à la moyenne de ces 30 dernières années, 66 000 morts pour 615 catastrophes naturelles et 35 milliards de dollars, l’année 2010 fait partie des records.

L’année 2011 commença avec les tremblement de terre très emblématique de Christchurch en Nouvelle-Zélande en février, puis au Japon en mars, cette catastrophe a causé des milliers de morts, de disparus et de blessés ainsi que la série d’accidents majeurs dans les centrales nucléaires de Fukushima. Le tremblement de terre d’une magnitude 9.0, a engendré un tsunami dont les vagues ont atteint une hauteur estimée à plus de 30 m par endroits. Celles-ci ont parcouru jusqu’à 10 km à l’intérieur des terres, ravageant près de 600 km de côtes et détruisant partiellement ou totalement de nombreuses villes et zones portuaires. La reconstruction va prendre plusieurs années et son coût estimé en fait déjà le séisme le plus onéreux de l’Histoire après celui de Kōbe en 1995.  Bien qu’il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d’évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l’urbanisation galopantes et l’augmentation significative des températures depuis 1980.

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Si, on rapporte les chiffres des dix dernières années (1997-2006) à ceux de la décennie précédente (1987-1996), le nombre des catastrophes recensées est passé de 4241 à 6806, soit une augmentation de 60%. Durant la même période, le bilan en vies humaines de ces événements a doublé, passant de plus de 600 000 à plus de 1,2 million de morts, et le nombre de personnes affectées par an a augmenté de 17%, passant d’environ 230 à 270 millions. Quant au coût économique des catastrophes, il a grimpé de 12%. Ces hausses s’expliquent en partie par une meilleure prise en compte des catastrophes de petite envergure, mais elles tiennent aussi à la multiplication des désastres majeurs.




Lundi de pentecôte à Christchurch

13062011

Christchurch de nouveau secouée ce lundi de pentecôte catholique. Pour la Nouvelle-Zélande c’est la pentecôte des cendres et tremblements. Le « réveil » du volcan Puyhue au Chili a entraîné la formation d’une colonne de cendres de plus de 12 km de hauteur, qui a dérivé vers l’Australie et la Nouvelle Zélande au point de paralyser l’espace aérien et de provoquer une pagaille aérienne sans précédent dans cette région du globe. «Travel Chaos» titre le New Zealand Herald, tandis que The Press explique aux milliers de passagers en rade que leur galère risque de durer plusieurs jours.

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Deux nouveaux séismes ont frappé lundi Christchurch, ville de Nouvelle-Zélande frappée par un violent séisme en février dernier, provoquant l’effondrement des rares bâtiments encore debout et des coupures d’électricité. Dans toute la ville, les habitants paniqués ont fui à l’extérieur quand le séisme de magnitude 5,2 a frappé à l’heure du déjeuner, suivi une heure plus tard d’une secousse de 6, selon l’institut géologique américain. Plusieurs répliques ont été enregistrées. Les dégâts matériels sont importants, des bâtiments se sont notamment effondrés dans le centre-ville mais les deux secousses n’ont pas fait de victimes. Une dizaine de personnes sont néanmoins blessées. L’électricité et l’eau ont été coupés dans quelques 54.000 foyers. Toutes les écoles ont été fermées. « C’est une situation très grave », a immédiatement réagi le maire de Christchurch, Bob Parker alors que la ville porte encore les séquelles du séisme du 22 février, qui avait fait 181 morts et détruit une grande partie du centre-ville. Six mois auparavant, le 4 septembre 2010, la cité avait déjà été secouée par un tremblement de terre de magnitude 7, qui n’avait pas fait de victimes mais causé de gros dégâts matériels. Ce lundi, la police a évacué une partie de ce qui est appelé « la zone rouge », au centre de la ville. Tous ces séismes se sont produits sur une seule et même faille que les sismologues n’avaient pas identifié jusque-là. Selon eux, elle est restée inactive pendant 16.000 ans avant de se réveiller en septembre 2010.

Fukushima. Dans l’autre hémisphère, les choses ne s’arrangent pas non plus, au contraire.

TEPCO, la compagnie d’électricité qui gère les centrales nucléaires de Fukushima, vient enfin de reconnaître la fusion des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les trois magmas de matières radioactives fondues, désignées par le terme de corium, ont réussi à percer leur enceinte de confinement. Une partie de ces trois coriums aurait déjà atteint les radiers de béton formant le soubassement de la centrale, dernier rempart avant la terre. Si l’information est nouvelle, les faits remontent en fait aux heures qui ont suivies le tremblement de terre du 11 mars. Depuis ce jour, TEPCO et le gouvernement japonais n’ont cessé de mentir à la population japonaise et au reste du monde. Autre fait dramatique : la piscine de stockage du réacteur 4, qui contient des barres de combustible usagé, est dans un état critique. Une explosion et un incendie avaient déjà démontré que les barres de combustibles ne sont pas du tout stabilisées. Et avec une température de la piscine enregistrée à 83°C, il est probable que les gaines qui entourent le combustible soient en train de se dégrader. On ne sait pas du tout dans quel état sont actuellement les gaines qui contiennent le combustible, mais la température enregistrée à 83 °C est un très mauvais signe. Car les gaines constituent le seul et unique rempart entre les matières hautement radioactives et l’eau ou l’air. Bref, le risque de diffusion de particules hautement radioactives est extrême, puisque le toit du réacteur 4 a volé en éclat. Sans compter que les fondations du bâtiment lui-même sont terriblement endommagées. Le bâtiment est en train de s’affaisser et menace à tout moment de s’écrouler.

L’agence de sûreté nucléaire japonaise a multiplié par deux son estimation de la quantité de particules radioactives émises dans l’atmosphère dans les jours qui ont suivi l’accident. Près de 770.000 térabecquerels se seraient ainsi échappés des réacteurs endommagés, ce qui représente environ 10 % des émissions de Tchernobyl en 1986. « C’est énorme, explique Thierry Charles. A Tchernobyl, les particules radioactives ont été propulsées à très haute altitude, avant de se disperser sur une zone très vaste. Les rejets de Fukushima ont été plus faibles, mais ils ont été beaucoup plus concentrés. Localement, on a d’ailleurs relevé des niveaux de contamination aussi élevés qu’en Ukraine. »

Sur place, les autorités font semblant de tout juste découvrir l’étendue réelle des dégâts. « Le gouvernement envisage d’évacuer 70.000 habitants supplémentaires jusqu’à 60 kilomètres autour de la centrale, indique Thierry Charles. Leur exil pourrait durer plusieurs années. » Pour Roland Desbordes, président de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), ces nouvelles évacuations surviennent beaucoup trop tard. « La zone interdite de 20 km autour de la centrale était bien trop réduite, s’indigne ce spécialiste. Même à 80 km de Fukushima, nous avons relevé des niveaux de contamination aussi importants que dans ce périmètre ! En quelques heures, certains habitants reçoivent une radioactivité équivalente à la dose maximale annuelle. Le Japon a choisi de faire des économies en évacuant le moins de personnes possible, mais les conséquences sanitaires seront dramatiques. Cette décision est d’autant plus choquante qu’il s’agit d’un pays riche. »




Crues historiques du nord au sud des Etats-Unis

14052011

Depuis la fin du mois de mars, les épisodes de tornades se sont succédés sur les Grandes Plaines américaines, ce qui a provoqué des précipitations particulièrement abondantes. Des inondations ont commencé à se produire au début du mois de mai et depuis, les conditions climatiques n’ont fait que se dégrader, avec un temps instable et la fonte des neiges, ce qui a provoqué des ruptures de digues et une crue exceptionnelle du fleuve Mississippi. Cette crue est comparable à celle de 1927, c’est à dire la plus grave jamais observée aux États-Unis, mais la situation pourrait encore empirer dans les prochains jours.

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Concernant la crue historique du Mississipi, en passant par les zones de cultures, le fleuve charrie d’énormes quantités de produits divers, engrais, phytosanitaires, sédiments…, qui se déversent dans le golfe du Mexique, assez fermé sur les courants. http://motherjones.com/blue-marble/2011/05/does-monster-flood-have-fuel-monster-dead-zone-too

Tout ça risque de former une masse énorme de phytoplancton qui va consommer toute l’oxygène dans la zone. Mais comme il y a encore beaucoup de pétrole lié à la catastrophe Deepwater Horizon qui a coulé et dont la dégradation consomme aussi beaucoup d’oxygène, que va-t-il resté de vivant dans le Golfe?

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Les ingénieurs de l’armée américaine ont indiqué qu’ils vont aussi ouvrir samedi un important canal de déversement le long du fleuve Mississippi en crue, ce qui aura pour effet d’inonder des milliers de maisons et de fermes du pays cajun, en Louisiane, pour éviter un potentiel désastre plus grave à Bâton-Rouge et à La Nouvelle-Orléans. Quelque 25 000 personnes et 11 000 structures pourraient être affectés quand les barrières du canal de déversement de Morganza seront ouvertes pour la première fois en 38 ans.

L’ouverture du canal déversera un torrent d’eau qui pourrait submerger 7770 kilomètres carrés de terres sous une quantité d’eau pouvant aller jusqu’à 7,6 mètres, mais permettra de diminuer la pression sur les barrages en aval qui protègent La Nouvelle-Orléans, Bâton-Rouge et les nombreuses raffineries de pétrole et usines chimiques établies le long de la partie inférieure du Mississippi. Les ingénieurs militaires craignent que des semaines de pression sur les barrages ne provoque leur écroulement, inondant La Nouvelle-Orléans sous six mètres d’eau, un désastre qui pourrait être bien pire que l’ouragan Katrina, en 2005.

Avec l’ouverture du canal de déversement, l’eau s’écoulera plutôt à 32 kilomètres au sud, dans la rivière Atchafalaya. L’eau se dirigera ensuite vers le golfe du Mexique, inondant des marécages et des terres agricoles sur son passage.

Le Corps des ingénieurs de l’armée avait eu recours à une stratégie similaire plus tôt ce mois-ci en faisant exploser un barrage dans le Missouri, inondant plus de 518 kilomètres carrés de terres agricoles, en plus d’endommager ou de détruire une centaine de résidences. La manœuvre avait pour but de réduire la pression sur les barrages qui protègent la petite ville de Cairo, dans l’Illinois. Le prix des denrées agricoles est en forte progression et les fermiers établis le long de la partie inférieure du Mississippi espéraient connaître une bonne année. Mais plusieurs d’entre eux font maintenant face à la ruine de leur récolte, l’eau devant inonder entièrement les champs de maïs, de coton, de riz et de soya de la région.

Les inondations actuelles dans le centre des Etats-Unis sont déjà les pires en plus de 70 ans et ont détruit des milliers d’habitations, de fermes et de voies de communication dans l’Illinois, le Missouri, le Kentucky, le Tennessee et le Mississippi. A part ça, tout baigne…




L’île du bonheur

13032011

Luc 21 : 25 Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues.
26 Des hommes rendront l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra sur la terre, car les puissances célestes seront ébranlées.

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Japon. Toute la technologie des hommes ne saurait endiguer une pareille catastrophe. En réduire les effets, d’accord, mais sûrement pas maîtriser sa cause… Il faut imaginer une plaque de 400 km qui glisse sous le Japon. L’archipel tremble comme jamais, avec une magnitude battant les records d’autres siècles, dont la magnitude a été revue à 9 sur l’échelle de Richter. Venu du Pacifique, le bien mal nommé, un tsunami géant ravage les régions côtières. Dans le ciel de Tokyo, les immeubles frémissent et tanguent, tel le navire d’Achab ballotté par de métaphysiques tempêtes. Et Baudelaire, là-haut, sur l’échelle de Richter : “Ô mort, vieux capitaine !” Ce souffle d’apocalypse ramène le plus moderne des pays à une ancestrale humilité. L’Empire du Soleil Levant, malgré sa formidable expertise scientifique, se trouve frappé de stupeur, lui qui s’est hissé au sommet des pays industrialisés. Le système sophistiqué d’alerte, l’héroïque discipline des populations et la qualité des bâtiments parasismiques ont certes évité un carnage plus terrible encore. Mais ce qui demeure éclatant, au bout du compte, c’est l’impuissance des hommes contre la nature déchaînée.

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Fukushima = l’île de la chance ou du bonheur, c’est selon. Pour l’instant le fuku/chance est en train de fondre comme les cœurs de leurs réacteurs 1 et 3. C’est le principe même de la société technologique et marchande qui est en train d’exploser en vol. La civilisation issue de la semence du serpent par Caïn trouve désormais sa vraie mesure dans le sens où elle va vers son autodestruction. Une manière de souligner la folie collective de notre société totalement corrompue par l’argent, est de suivre la logique financière du plus grand réassureur au monde. Munich Re va augmenter son dividende et poursuivre son programme de rachat d’actions afin de satisfaire ses actionnaires après un exercice 2010 marqué par un bénéfice net légèrement inférieur aux attentes. Munich Re a maintenu son objectif de réaliser cette année un bénéfice net stable par rapport à 2010, autour de 2,4Mds d’euros. « Mais il ne sera possible d’atteindre cet objectif que si l’impact des catastrophes naturelles du reste de l’année demeure inférieur aux attentes »…

Etats-Unis. La crise grecque était de la petite bière, comparée à ce qui se passe actuellement aux États-Unis. C’est l’impasse financière américaine qui devrait donner froid dans le dos. L’endettement collectif des États-Unis a progressé de 0,6 % en 2010 pour atteindre 50 531,8 milliards de dollars au 31 décembre, selon des chiffres officiels publiés jeudi à Washington. Ce chiffre, qui est de trois fois et demie la dernière estimation officielle du PIB du pays pour 2010, représente l’intégralité de la dette publique et privée. On l’obtient grâce aux tableaux de la comptabilité nationale publiés par la Banque centrale américaine (Fed) en additionnant la dette des ménages, des entreprises non financières du secteur public (36 295,5 milliards de dollars) et celle du secteur financier (14 236,3 milliards). Il est cependant encore incomplet, puisqu’il ne tient compte que de la dette circulant sur les marchés financiers, et donc pas des retards de versement de l’État fédéral, des États fédérés et des collectivités locales aux diverses caisses de sécurité sociale que ceux-ci sont censés alimenter. Il réduit, ce faisant, la dette de l’État fédéral de plus de 4 600 milliards de dollars (si on recoupe le chiffre de la Fed avec les données du Trésor), et de 2 000 à 3 000 milliards de dollars celle des États fédérés et des collectivités locales. Bref, à la louche les US ont une dette de 60 000. 000 000 000 $…




Les ‘oiseaux se crashent pour mourir’ 2

6012011

La rubrique des ‘oiseaux se crash pour mourir’ semble prendre de l’ampleur. On ne parle que des États-Unis aux infos, mais il semble s’agir d’un phénomène mondial! En Europe, la Suède s’est retrouvée avec 50 oiseaux morts dans les rues. En Italie, des centaines de colombes sont tombées du ciel et en Allemagne (article en allemand), dans la ville de Düren, des cadavres d’oiseaux ont été retrouvés dans la soirée du 31 décembre. En Angleterre, soixante-cinq oiseaux ont été trouvées dans le village de Sommerset. Et les cadavres continuent de s’empiler, au Japon plusieurs oiseaux ont ainsi été retrouvés dans les rues, et aux États-Unis, on ne s’arrête pas à l’Arkansas, au Kentucky et à la Louisiane, le Texas aussi a été touché. C’est une vraie hécatombe à laquelle on assiste, et ce n’est pas extrêmement rassurant. Sans compter, les poissons…

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Là aussi l’hécatombe continue. Ce sont des millions de poissons qui ont été retrouvés sans vie, à la surface de l’eau ou jonchant le sol, à plusieurs endroits du monde. C’est le quotidien Baltimore Sun, rapporté par 7sur7.be, qui a révélé l’information concernant ces morts mystérieuses dans la baie de Chesapeake, plus grand estuaire des Etats-Unis, situé dans l’Etat du Maryland. Pas moins de 2 millions de poissons morts y ont été recensés. Le porte-parole du département de l’Environnement du Maryland parle d’une crise d’hypothermie consécutive à un bouleversement thermique brutal, note le journal américain. D’après ce monsieur, des cas similaires ont déjà été observés par le passé : en 1976 et 1980.

Au large d’un autre continent, même stupeur. Un quintal de sardines et de poissons-chats ont été retrouvés morts dans des villes portuaires du Brésil. Un phénomène également relevé sur plusieurs plages néo-zélandaises. La plupart des cadavres de poissons étaient éborgnés.

Ces événements restent pour le moment inexpliqués. Le plus troublant dans cette affaire, c’est qu’ils se produisent quelques jours seulement après la découverte de milliers d’oiseaux morts en Arkansas et en Louisiane, aux Etats-Unis, mais aussi à Beebe, en Suède.

Un nouveau terme remarqué : « circonstances uniques »

Un malheur ne vient jamais seul. Crocodiles et serpents venimeux s’invitent désormais dans la ville de Rock­hampton, en Australie, en proie à des inon­dations bibliques. Barry Moessinger, un habitant de la cité côtière, a vu jusqu’à quinze reptiles par jour ces dernières semaines. “Il y en a des tas. On a été envahi par les souris, par les grenouilles, on savait que les serpents allaient venir.” Reptiles et araignées chassés par les crues peuvent s’être réfugiés dans les habitations, ont averti les autorités sanitaires du Queensland.
Les invités surprises de la pluie. Le Queensland, Etat du Nord-Est de l’Australie, frappé depuis Noël par les pires inondations de son histoire, fait face à un problème subséquent original: l’invasion de bestioles. Le schéma est le suivant: les eaux de crues, qui dévastent tout sur leur passage, ravagent les maisons et ce qu’elles contiennent, ont laissé place aux eaux souillées des fosses septiques auxquelles s’ajoutent le gasoil et des débris en tout genre, ainsi que des crapauds, des moustiques porteurs de maladies faisant craindre une crise sanitaire, mais aussi… des serpents des crocodiles. Ces derniers, difficiles à repérer dans les eaux troubles, ont été aperçus par plusieurs personnes et secouristes, notamment dans la rivière Fitzroy, qui traverse Rockhampton. Seuls ces témoignages font part de leur présence ; il est donc difficile d’évaluer l’ampleur de leur propagation. Pour ce qui est des serpents, les informations sont un peu plus précises et pas des plus rassurantes.

A Theodore, la ville désertée est décrite comme un «havre de paix» pour les serpents par John Hoope, le maire du comté de Banana, dont dépend la commune située sur la rivière Dawson. Une propriété habitée par un couple, mais comprenant un terrain «de la taille d’un terrain de foot», a notamment été envahie d’un millier de serpents, selon Ian Stewart, qui y coordonne les secours. «La scène a dû être folle !», s’est-il exclamé dans le «Sydney Herald Tribune». Des spécialistes ont été appelés pour se débarrasser de ces bestioles, et les hôpitaux de la région ont fait le plein d’anti-venin.

La municipalité d’une ville australienne dévastée par les inondations, a indiqué jeudi qu’elle refusait d’aider « des habitants totalement irresponsables », qui exposent les secouristes aux attaques de serpents en refusant de quitter leur maison.
« Nous avons pris une décision et elle est très claire. On ne peut pas mettre nos agents en danger, en amenant des vivres (dans ces maisons) », a déclaré Brad Carter, maire de Rockhampton, une ville rurale et minière du nord-est de l’Australie, submergée par les inondations.
L’édile a expliqué que, dans l’agglomération, certaines familles avec des enfants refusaient de quitter leur maison inondée, et que les secouristes prenaient des risques en leur livrant de la nourriture en bateau et en traversant les eaux infestées de serpents. Avec les crues, les reptiles ont quitté leurs habitats traditionnels.
« Maintenant, il faut qu’ils comprennent qu’en raison de leur choix, on ne leur fournira plus de denrées alimentaires ou d’autres services », a averti le maire.
M. Carter a indiqué que les équipes de secours avaient frappé à la porte de quelque 2.000 maisons, jugeant inconcevable que les gens ne soient pas au courant des risques encourus, en refusant d’évacuer. Il a démenti vouloir « affamer qui que ce soit » comme l’ont accusé des critiques, mais a souligné que sa ville, d’environ 75.000 habitants, en proie à des inondations sans précédent, devait faire face à des « circonstances uniques ».




Inondation biblique en Australie

5012011

Pour l’Australie, les inondations catastrophiques en cours sont qualifiées de « biblique » par les autorités, car elles sont « sans précédent« . Elles ont déjà fait trois morts en 48 heures, et le pire est à venir. Le nord-est de l’Australie est toujours en état d’alerte maximum.

Routes coupées, villes fermée : à Rockhampton, l’un des sites les plus touchés du pays, les 75.000 habitants restent bloqués pour encore une semaine. La Niña qui devrait se poursuivre au moins trois mois et a déjà fait 200.000 sinistrés et isolé 40 villes au milieu d’un océan de boue et d’eau brune. Les services de secours australiens ont mis en garde les habitants contre les serpents venimeux et les crocodiles. «C’est la saison des amours et les serpents, qui sont brusquement sortis de leur environnement naturel, sont très nerveux en ce moment». Quant aux crocodiles, il est particulièrement difficile de les repérer au milieu des débris charriés par les flots.

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Dans le Queensland  au nord-est du pays, l’inondation a déjà stoppé net les trois quarts des mines. Elles fournissent la moitié de la production mondiale de coke de charbon. Le coût des inondations pour le pays s’élèverait déjà à plus de 765 millions d’euros. «Soixante-quinze pour cent de nos mines sont actuellement à l’arrêt en raison de ces inondations, qui ont donc un impact massif sur les marchés internationaux et sur le secteur international de l’acier», a déclaré mercredi Anna Bligh, Premier ministre du Queensland. A lui seul, le Queensland est le premier exportateur mondial de coke, un résidu solide de houille utilisé dans la métallurgie pour l’alimentation des hauts-fourneaux. L’industrie mondiale aurait pu faire face au problème si elle disposait d’assez de stocks en réserve. Mais des intempéries avaient déjà touché le Queensland en septembre dernier, forçant les producteurs à écouler leurs stocks sur le marché mondial. «On a assisté à une baisse sensible de la production, à des fermetures de sites. Je ne sais pas quand la production va repartir et à quel rythme», déplore Tom Sartor, analyste chez RBS Morgans. Cette tension sur l’offre fait craindre le pire aux investisseurs. Comme en 2008, année où l’État du Queensland avait été touché par des inondations entraînant une baisse de 15 millions de tonnes de la production de charbon, les cours grimpent. La tonne de charbon est passée de 225 dollars américains à 253 dollars en trois semaines. Et la hausse se poursuit.

Autre secteur durement frappé par ces pluies: l’agriculture. Le Queensland, le New South Wales et la région de Victoria, tout trois touchés, représentent 42 % de la production de blé et 75 % de la production de colza au niveau national, selon la société de conseil Agritel. L’Australie, acteur majeur sur la scène internationale, exporte environ 15 millions de tonnes de blé chaque année et 1,5 million de tonnes de colza.

Premier problème : quand le blé n’a pas été détruit, sa qualité a été «sérieusement dégradée», selon Agritel, société spécialisée dans la gestion du risque de prix dans le secteur agro-alimentaire. «Dans un contexte déjà tendu sur la scène internationale, les cours des blés de qualité meunière pourraient en 2011 dépasser les plus hauts atteints en 2008 , soit près de 300 euros la tonne». Les cours touchent déjà les 257 euros à Paris. Au même moment à Chicago, le boisseau de blé atteint les 818 dollars la tonne, en hausse d’environ 5% en cinq jours. La diminution des exportations devrait toucher de plein fouet plusieurs pays, à commencer par la France, qui «pourrait ne plus avoir de disponibilités dès la fin du mois d’avril 2011».

Deuxième souci : plusieurs pays s’étaient tournés vers le colza d’Australie pour compenser le manque de colza d’origine russe. Or désormais, les exportations australiennes diminuent à vu d’œil. Ainsi, les opérateurs européens, qui espéraient importer 700.000 tonne de colza d’Australie, ne devraient pouvoir en acheter que la moitié.

Alors que la demande chinoise progresse et que l’Argentine est frappée par la sécheresse, les dégâts australiens laissent envisager une nouvelle flambée des cours des céréales en ce début d’année. Ironie climatique, tandis que les pluies ravagent l’Est, l’Ouest australien est en proie à une sécheresse qui a divisé par presque trois la production annuelle de blé, à environ trois millions de tonnes.

Après la pluie de poissons de l’année dernière, voici que l’eau vient les rejoindre en Australie. Alors qu’aux Etats-Unis quelques jours après l’incident  dans l’Arkansas, un demi-millier d’oiseaux morts se sont abattus sur une portion d’autoroute de Louisiane (Etats-Unis) et près d’une centaine ont été retrouvés morts à l’entrée d’un village du sud-ouest de la Suède, Falköping. Qu’est ce qui risque de tomber sur la tête des américains après une pluie d’oiseaux morts ?




Curieux Nouvel An

3012011

Pour avoir des huîtres sur leur table au réveillon, les Français auront déboursé au moins 20% de plus que l’an dernier. En cause ? L’épizootie qui décime depuis trois ans les plus jeunes mollusques, faisant de ce produit festif une denrée de plus en plus rare et chère. « Les huîtres juvéniles – moins de 12 mois – connaissent une mortalité constante et récurrente, d’environ 85%, depuis juin 2008″, remarque Jacques Maire, ostréiculteur à Yves (Charente-Maritime).  En quelques jours, « tout le monde a été touché, c’était foudroyant », se souvient M. Maire. « Cette mortalité massive et fulgurante de 60 à 90% des naissains, touche tout le monde, du nord de l’Irlande au sud du Maroc » en passant par la Bretagne et la Méditerranée, confirme Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole d’Arcachon.

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Après les essaims et la surmortalité sans précédent des abeilles ces dernières années, voici les naissains d’huitre. Pour rester dans le même registre. Pluie d’oiseaux morts: les habitants de la petite ville de Beebe dans l’Etat américain de l’Arkansas ont été surpris au 1er jour de l’année par une pluie d’oiseaux morts. Des milliers de volatiles gisaient dans les rues de Beebe. Beebe est à l’origine du vieil anglais, et signifie ‘abeille’. Karen Rowe, ornithologue, a déclaré que les mêmes événements étranges se sont produits avant dans le monde.

Une autre chose étrange c’est passée dans l’Arkansas: Des tas de poissons morts ont été trouvés sur les rives d’un fleuve sur un tronçon de 30 kilomètres, et apparemment un seul type de poisson mort. Si c’était à partir d’un polluant, il aurait touché l’ensemble des poissons, et pas seulement une seule sorte. Le nom Arkansas est l’interprétation française d’un mot sioux: acansa, qui signifie  » lieu en aval ». Il serait intéressant de comprendre ce qui se passe en amont….

Et des bruits de guerres (de religions)….

La barbarie frappe de nouveau la communauté copte en Égypte. Dans la nuit du vendredi 31 décembre au samedi 1er janvier, peu après minuit, un attentat à la voiture piégée a fait vingt et une victimes et quarante-trois blessés au sein de la communauté copte d’Alexandrie en Égypte. C’est à la sortie de l’église d’Al Kidissine où des fidèles assistaient à une messe que l’explosion meurtrière a eu lieu. Jamais, sans doute, les attentats visant les minorités chrétiennes dans le monde n’avaient été aussi nombreux qu’en cette période de Noël. Au Pakistan, au Nigeria, aux Philippines, les bombes des fondamentalistes musulmans ont, jusque dans les églises, fait des dizaines de morts, en un sinistre écho aux appels à la paix et à la raison du pape Benoît XVI. Après le massacre de 54 fidèles, le 31 octobre dernier, dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, en Irak, c’est la menace d’une véritable «épuration religieuse», ciblant les chrétiens, qui se précise dans plusieurs pays d’Orient, d’Asie et d’Afrique. Comment appeler autrement cette persécution des chrétiens, considérés comme des «impurs», à qui on ne laisse le choix qu’entre la valise (c’est-à-dire l’exil) ou le cercueil, la conversion ou la mort?

 

“La guerre du diable contre la Côte d’Ivoire ». « La conspiration mondiale des Francs-maçons contre le pays béni de Dieu ». Ces propos, les Ivoiriens les entendent ces derniers jours dans certains temples et églises de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, ce sont pour la plupart des hommes de Dieu qui tiennent ce discours. Ces dirigeants religieux encouragent Laurent Gbagbo en lui faisant croire qu’il est le nouvel héraut d’une lutte spirituelle entre le bien et le mal dont la Côte d’Ivoire est l’enjeu. Depuis l’annonce des résultats du second tour, des pasteurs ont élu domicile au palais présidentiel et à la résidence des chefs d’Etat de Côte d’Ivoire, à Cocody où ils multiplient prières et incantations pour, implorer le Tout-puissant afin qu’Il sauve la Côte d’Ivoire du plan diabolique concocté par Satan depuis l’extérieur. Dans les temples et églises, le mot d’ordre est clair. Il faut sauver le « frère Laurent Gbagbo ». On fait croire aux fidèles qu’il s’agit d’un combat spirituel entre le diable et Jésus-Christ, entre deux religions. Laurent Gbagbo étant le champion choisi par le Dieu de Jésus-Christ pour livrer ce duel à mort. Comme Jésus, il est investi d’une mission messianique : celle de sauver la Côte d’ivoire des suppôts du diable qui ont décidé de s’y attaquer. La majorité de ces « serviteurs de Dieu », font partie du Conseil national des Eglises protestantes et évangéliques de Côte d’Ivoire, dirigé par le révérend Paul Ayo de l’église « Le Tabernacle ». Cet homme de Dieu est très proche du couple présidentiel à qui il rend visite régulièrement. Son mouvement, en 2000, a été d’un grand apport à Laurent Gbagbo. L’Afrique a désormais son Bush.




Une mer d’huile pour le décompte de l’Omer

1052010

Le moins que l’on puisse dire est que le décompte de l’Omer cette année est pour le moins particulier et c’est un euphémisme. Comme je fais parti des très rares chrétiens qui comptent le temps selon les termes bibliques, c’est-à-dire en respectant le shabbat et les fêtes de l’Eternel, je me plais à superposer les évènements eschatologiques avec ces mêmes fêtes. Si je pose la question aux lecteurs de ce qu’est le décompte de l’Omer, je suis certain que presque personne ne sait de quoi il s’agit, non ?

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Ecobuage après la moisson.

Le décompte de l’Omer est la période qui s’étend de Pessa’h à Chavouot et est appelée dans le judaïsme la période de l’Omer. Ce terme désigne d’abord la gerbe dont l’offrande marque le début de cette période : « Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous amènerez au prêtre une gerbe (omer), prémices de la moisson. » (Lv 23,9).  La symbolique du rituel des gerbes ne se comprend que si on la projette dans le temps où Jésus-Christ à accomplit toutes choses. 1 Corinthiens 23  mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. 24  Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Sans entrer dans un développement trop important, on peut résumer les choses ainsi : Christ, comme semence divine est mort à Pessa’h et mis en terre pour donner beaucoup de fruits, ‘mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts’. Les baptisés en Jésus-Christ sont les prémices de la moisson divine, d’autant plus que sa sainteté provient du grain originel mis en terre à Pessa’h, ‘et si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi’. Ainsi ce qui vit par l’Esprit est reconnu du Père céleste comme lui appartenant, car étant de même nature divine que le Fils. C’est le sens spirituel donné au décompte de l’Omer qui se termine à la Pentecôte, jour de naissance de l’Epouse de Christ. C’est limpide non ?

Je me permets cette petite introduction, car depuis Pessa’h (Pâque), l’actualité est pour le moins curieuse. Ciel de cendres et mer d’huile pour les calamités naturelles qui s’enchaînent, et bataille de l’atlantique en occident, contre union sacrée au levant. De manière concomitante le divorce entre l’Europe catholico-romaine et l’Amérique protestante est consommé dans une meurtrière guerre monétaire, alors que au même moment, le grand chanoine de France scelle une nouvelle alliance en Asie avec la Chine. Il y a une nette dichotomie désormais entre l’Epouse de Christ qui représente les prémices du Seigneur et la chaume (la paille) qui est rassemblée pour être brûlée comme l’annonce les écritures. Malachie 4:1  Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, Dit l’Eternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau. Il est des temps dont on se souviendra, et le décompte n’est pas encore achevé… Mais revenons à l’actualité du jour.

 

Hussein Obama engagé dans une nouvelle guerre du golfe.

Pour la troisième fois, les Etats-Unis sont en guerre dans le golfe à cause du pétrole. Mais cette fois la guerre est sur ses frontières. Suite à la destruction d’une plate-forme pétrolière au large de la Louisiane, une gigantesque marrée moire est en formation, que des vents impétueux  poussent inexorablement vers le rivage. Face au désastre le président décrète la mobilisation générale.

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La marée noire a atteint hier les côtes de Louisiane. Pour tenter de freiner l’inéluctable avancée de la nappe de pétrole, l’armée américaine a envoyé des barrages flottants supplémentaires et a déployé dans la région deux avions chargés de produits chimiques qui doivent permettre d’aider à disperser la nappe immense. La marine a mis à la disposition des garde-côtes sept systèmes de pompage. La Louisiane se préparait hier à envoyer des bateaux, des véhicules tout-terrain militaires et quelque 6000 soldats dans les zones les plus touchées. La météo n’aide pour l’instant pas les sauveteurs. Comme l’expliquait hier dans nos colonnes le scientifique Ivor van Heerden, les vents violents poussent le pétrole vers les côtes et rendent les barrages flottants moins efficaces.

Quelque 800000 litres de pétrole s’échappent chaque jour du puits de l’abîme creusé par la plate-forme qui a coulé le 22 avril. Après les échecs des tentatives de colmatage par des robots, BP mise désormais sur l’installation d’un couvercle sous-marin. Mais la construction et la mise en place d’une telle infrastructure vont prendre plusieurs semaines. Le Congrès américain a aussi autorisé BP à utiliser des produits chimiques près des trois fuites identifiées pour tenter de disperser le brut. Cette catastrophe environnementale – dont l’ampleur pourrait dépasser celle de l’Exxon Valdez en 1989 – a des conséquences pour l’administration Obama. Alors que le président avait annoncé à la fin du mois de mars sa décision de développer les forages en mer, il a annoncé hier qu’il gelait la distribution de nouveaux permis tant que la sécurité n’était pas renforcée. Ces efforts ne suffisent pas à calmer les élus opposés aux forages en haute mer. Le sénateur Ben Nelson, un démocrate de Floride, a annoncé dans une lettre à Obama qu’il proposerait un projet de loi pour empêcher l’ouverture de nouvelles installations offshore.

De plus comme l’incendie de Los Angeles l’année dernière, la progression de la nappe est exponentielle et a  triplé en moins de deux jours. L’analyse des images prises par satellite montre que la marée noire s’étend plus vite que prévu, a expliqué Hans Graber de l’Université de Miami. Jeudi, la superficie de la nappe de pétrole était estimée à environ 3.000 kilomètres carrés. Vendredi en fin de journée, elle atteignait quelque 9.900 kilomètres carrés. Quatre Etats, la Louisiane, la Floride, l’Alabama et le Mississippi ont décrété l’état d’urgence.

Une petite info éco pour fêter le premier mai. Après les 7 banques en faillite de la semaine dernière, en voilà 7 de plus qui laissent une ardoise de 7 milliards à la FDIC l’assurance des banques en faillite. Encore un net signe de reprise qui souligne la croissance soutenue aux Etats-Unis. J’en vois qui souris….

 




tempête chez l’oncle Sam

8022010

Washington : La neige est tombée sans discontinuer pendant environ 36 heures. Baptisée « snowpocalypse » par les internautes ou « snowmageddon » par Barack Obama himself, elle a affecté des dizaines de millions d’Américains, de l’Est de l’Indiana jusqu’au New Jersey et à la Caroline du Nord, en passant par la Pennsylvanie, soit sur plus de 1.000 km. A Washington, c’est parfois jusqu’à 70 cm de poudreuse qu’il a fallu déblayer. « Cette neige est tellement épaisse et lourde que les chasse-neige ne peuvent rien faire dans certains quartiers. On va devoir faire appel aux bulldozers pour enlever la neige », a expliqué un membre des services de secours de l’Etat de Virginie. Le record est détenu par le Maryland, avec une épaisseur de 96 cm de neige dans une ville située près de Baltimore (un record absolu d’après les scientifiques).

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Los Angeles : Les coulées de boue qui se sont attaquées à la Californie sont liées directement aux pluies torrentielles que la région a subie ses dernières heures. Quelques 50 maisons ont été endommagées, et 600 personnes ont dû être évacués d’urgence devant des affaissements de terrains. Les glissements de terrain sont survenus sur les terrains ravagés l’été dernier par l’énorme incendie qui avait emporté plus de 60.000 hectares dans la forêt nationale d’Angeles, au nord de la mégalopole californienne. « La région est vouée aux aléas de la nature. Elle devient une cicatrice de feu et d’eau, ici ont peut sentir combien les éléments gravent leur identité dans le paysage« , déclarait à Radin rue un riverain de la forêt d’Angeles. Le spectacle est impressionnant, des blocs entiers de bitume et de béton se déplace au sol, sous le mouvement de coulée de boue, ils finissent leur trajectoire dans des corridors où l’on peu voir des véhicules, des mobiliers d’habitations ou encore des lampadaires de la voirie. Après 3 ans de sècheresse qui ruinent l’agriculture, des incendies gigantesques qui ravagent les forêts, voilà la boue….

Et aussi: World bankers meet in Sydney as recovery fears intensif

Sydney : Lilith va se planquer en Australie avec le corps sacerdotal de la BRI.  Comme c’est ballot, je suis encore tombé dessus. 24 banques centrales et des autorités monétaires, y compris la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, sont réunis à Sydney pour se rencontrer dans un lieu secret. De quoi vont-ils parler ?

De stabilité monétaire bien sûr, mais surtout de la manière de soumettre des banques comme Goldman Sachs et JPMorgan Chase qui n’ont pas jugé utile de se soumettre aux maîtres de Bâle, notamment en ne participant pas aux réunions de janvier à Bâle. Ces banques là peuvent numéroter leurs abattis, car elles sont dans le collimateur de la BRI.

La BRI a averti que le système financier devait d’abord être entièrement assaini avant d’envisager une sortie de crise. L’institut d’émission veut ainsi «forcer le secteur bancaire à encaisser des pertes», a-t-il martelé dans son rapport annuel. Les banques doivent continuer à se débarrasser de leurs actifs toxiques, réduire leurs surcapacités et rétablir leurs fonds propres, juge l’institut d’émission. Le patron de la BRI a également préconisé que des institutions financières défaillantes puissent être démantelées. De telles mesures sont actuellement discutées au sein du Conseil de stabilité financière (CSF), selon M. Caruana.




“la réalité est en avance sur les modèles”

1082009

La fonte de la banquise est “bien supérieure” à ce que le GIEC, le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat prévoyait, principalement du fait des émissions de dioxyde de carbone qui dépassent ce que le groupe — qui pensait benoîtement que les pays seraient suffisamment préoccupés du réchauffement climatique pour prendre des mesures — avait projeté. “Les modèles sont à la traîne” par rapport à la réalité des émissions de CO2, déclare David Carslon de l’IPY. Alors que les politiciens espéraient que les modèles climatiques se révéleraient alarmistes, c’est l’opposé qui se vérifie, et tout spécialement en Arctique.

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Le GIEC a peut-être également été un peu trop prudent quant au Groenland, en considérant que la fonte de ses glaciers ne contribuerait que peu à l’élévation du niveau des océans. Certaines études ont constaté le jaillissement des sources glaciales du Groenland, transformant les glaces en surface en lacs liquides, d’autres affirment que ce jaillissement et cette fonte ne sont que des aberrations, et non une tendance de long terme. Comment trancher ? Des données plus fiables, néanmoins, et notamment une mesure par satellite de la masse du Groenland, ont indiqué que celle-ci perd 52 miles cubiques par an, et que la fonte s’accélère. Là où le GIEC prévoit une élévation du niveau de la mer d’environ 40 cm au cours du siècle, “il est plus probable que le chiffre soit d’un mètre, au moins” déclare Carlson. “De l’eau jusqu’à la poitrine plutôt qu’aux genoux, dont la moitié ou les deux tiers seront dus au Groenland”. Et voilà pour “on ne se doutait pas de l’étendue des dommages”.

Les étendues gelées du nord recèlent une autre surprise. Les scientifiques savaient depuis longtemps que le permafrost, s’il dégelait, relâcherait du carbone dans l’atmosphère, exacerbant le réchauffement climatique, ce qui entraînerait encore plus de dégel du permafrost, et ainsi de suite. Il apparaît, néanmoins, que les estimations de la quantité de carbone stockées par le permafrost étaient erronées. “Il y en a trois fois plus qu’on ne le pensait, environ 1 600 milliards de tonnes, une grosse surprise pour beaucoup”, raconte Edward Schuur de l’université de Floride. “Cela signifie que le potentiel d’entrer dans un cercle vicieux est très supérieur”. Ces 1 600 milliards de tonnes représentent deux fois la quantité aujourd’hui présente dans l’atmosphère. Les mesures effectuées par Schuur de la vitesse avec laquelle le CO2 est libéré par le permafrost, rapportées en mai, ont également surpris : 1 milliard à 2 milliards de tonnes par an. Aux Etats-Unis, voitures et petits camions émettent environ 300 millions de tonnes par an.

Le mois dernier, Jim Watson de l’université du Sussex faisait dans un article du Guardian une observation plutôt perspicace, notant “qu’une nouvelle espèce de climato-sceptique se répandait”: ceux qui doutent non de l’approche scientifique, mais des mesures adoptées en réponse. Au vu de la pathétique (absence de) réaction vis-à-vis du réchauffement climatique lors du sommet du G8, et du fait que la législation sur le climat et l’énergie adoptée à la Chambre des Représentants présente tant de lacunes et de moyens de contournement qu’elle n’a pratiquement aucune chance d’empêcher un dangereux changement climatique, on peut comprendre le scepticisme quant aux probabilités que le monde s’associe pour lutter efficacement contre le phénomène.

Le G8 par exemple, emmené par l’Europe, a fait le vœu de prendre les mesures nécessaires pour contenir sous 2 degrés Celsius le réchauffement climatique, en réduisant les émissions de CO2. On en est pour l’instant à 0,8 degré. Mais la quantité de CO2 dans l’atmosphère est déjà suffisante pour élever la température de deux degrés. La seule chose qui l’en empêche, c’est la quantité de cochonnerie dans l’air (poussière et aérosols qui contribuent à l’asthme, l’emphysème et autres maladies) qui fait office de réfrigérant. En réduisant cette pollution, pour des raisons de santé publique, on passera très vite les deux degrés, ce qui suffira à exacerber sécheresses et tempêtes, déclencher des ravages dans l’agriculture et fabriquer une planète plus chaude qu’elle ne l’a été en plusieurs millions d’années. La promesse des deux degrés est un mirage.

Le dernier combat des Titans

Depuis plusieurs années, le glacier le plus septentrional du monde subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique et se fissure à une vitesse alarmante. D’énormes blocs de glaces flottants se détachent régulièrement du glacier et sont charriés au large dans le détroit de Nares. Ces dix dernières années, le glacier a perdu plus de 150 kilomètres carrés de sa superficie initiale. D’après Jason Box, professeur au centre de recherche polaire de l’Université de l’Ohio, un morceau de 37 kilomètres carrés s’est déjà détaché du glacier entre le 11 et 24 juillet 2008.

Les climatologues et Greenpeace attirent l’attention sur une brèche monumentale de 16 kilomètres de long qui s’étend d’un bout à l’autre du fjord. Si cette faille continue de progresser et parvient jusqu’à la base du glacier, elle pourrait provoquer la dislocation d’une plaque de glace de 160 kilomètres carrés soit l’équivalent de Manhattan et environ 5 millions de tonnes de glaces qui se détacheraient. Nous aurons alors l’iceberg le plus gigantesque que l’humanité aura connu !

Le dernier G8 romain, nous a montré dans un spectacle pathétique digne du cirque de Rome ce que la comédie humaine peut produire de plus navrant en terme de décision face au dérèglement climatique causé par l’homme. Obnubilé par un hypothétique et inatteignable objectif de croissance perpétuelle, contraire par ce seul fait à une réduction des émissions polluantes, ces pauvres fous décrètent que la température du globe n’évoluera pas au-delà des limites qu’ils se sont fixés car tel est leur bon plaisir et comme si leur volonté égalait en puissance le pouvoir de Dieu lui-même.   En d’autres temps et avec d’autres fous confiants dans leur seul vanité, les bâtisseurs du Titanic déclarèrent : « que Dieu lui-même ne pourrait couler le Titanic ».  Les dirigeants du G8 sont les bâtisseurs contemporains d’un Titanic à l’échelle de l’humanité et qui fonce insouciant vers un destin que lui prépare l’Eternel à la taille de sa folie.

Relisez donc l’histoire de ce navire narré par Jean-Louis Bourrel, qui l’explique avec se foi chrétienne comme une métaphore de notre temps.

La suite…







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